Formations DPC Développement professionnel continu : une montée en puissance en 2013

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Instauré en 2009 avec la loi Hôpital, patients, santé, territoire (HPST), le Développement professionnel continu (DPC) réunit dans un seul concept les notions de formation professionnelle continue et d’évaluation des pratiques professionnelles. Où en est sa mise en œuvre ?

DPC pour les infirmières Développement professionnel continu : une montée en puissance en 2013

Guy Boudet, chef du bureau RH2 à la Direction générale de l’offre de soin - Crédit : LM

« L’objectif du DPC est important car il vise à garantir une meilleure qualité et sécurité des soins en  perfectionnant les compétences », a soutenu Guy Boudet, chef du bureau RH2 à la Direction générale de l’offre de soin, lors des Rencontres annuelles des cadres de santé organisées par la Fédération hospitalière de France (FHF) fin janvier.

Le DPC est envisagé comme une obligation individuelle dans une perspective d’amélioration de la qualité des soins. « Mais cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas être réalisé dans le cadre d’une démarche collective », a-t-il ajouté. Depuis le 1er janvier, le DPC est entré dans sa phase d’application.

« Cependant, nous n’avons pas encore tous les éléments à notre disposition pour appliquer entièrement la réforme", a souligné Emmanuelle Quillet, directrice générale de l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH)[1]. Et d’ajouter : « La réforme appelle trois grands enjeux, à savoir la mobilité des acteurs, le développement de l’offre et le financement du DPC. Les six premiers mois de cette année sont importants même si on peut accepter que 2013 soit une année de montée en charge. »


La mise en œuvre du DPC impose une mobilisation des acteurs et notamment des professionnels de santé et des cadres de santé en leur faisant comprendre l’objectif et le lien avec la politique d’établissement. Il est également nécessaire de mobiliser les services des ressources humaines, la direction des affaires médicales, les directions ou encore les Commissions médicales d’établissements (CME).

Mettre en œuvre  le DPC, un enjeu majeur pour les établissements

Élaborer un programme de DPC comporte plusieurs éléments : il doit être dans le champ d’une obligation nationale, se caler sur une méthode et des modalités définies par la Haute autorité de santé (HAS) et il doit être mis en œuvre par un Organisme de DPC (ODPC) enregistré auprès de l’Organisme gestionnaire du DPC (OGDPC).

Aujourd’hui, entre 1 000 et 1 500 organismes sont enregistrés. L’évaluation des organismes DPC se fait en fonction du public auquel il s’adresse. Ainsi, certains organismes pourront être ODPC pour les paramédicaux mais pas nécessairement pour les médecins. « Devenir un ODPC représente un véritable enjeu pour les établissements publics de santé, a rapporté Emmanuelle Quillet. Cela leur permet de rendre validant les programmes qu’ils développent en interne. »

Il y a donc un enjeu financier ainsi qu’un enjeu pour la mobilisation interne. Actuellement, parmi les méthodologies validées par la HAS, on retrouve le dépistage ciblée, l’éducation thérapeutique, les outils d’aide à la décision ou encore les revues de morbi-mortalité.

Laure Martin

 


[1] Il s’agit d’un Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) de la fonction publique hospitalière

Pour aller plus loin : formation continue DPC pour les infirmières et infirmiers libéraux

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