Fédérer les infirmières francophones dans le monde : Une utopie ?

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Nombreux sont les syndicats, les associations, les ordres, les coordinations ou les regroupements qui se disent représentatifs de la profession infirmière. De quoi s’y perdre parfois. Éclairage sur le (Secrétariat International Des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone), dont la mission est de faciliter le partage des expériences et des savoirs infirmiers à travers l’espace francophone.

Fédérer les infirmières francophones dans le monde : Une utopie ?« C’est édifiant de voir tout ce qui est édité en anglais et qui ne l’est jamais en français. La langue française n’est malheureusement pas une priorité au niveau mondial et même l’OMS ne diffuse pas et n’utilise pas une partie de nos ouvrages ». Catherine Buzy, infirmière puéricultrice, est membre du SIDIIEF, au travers de l’association à laquelle elle appartient.

Cette organisation représente à ses yeux, un véritable réseau d’échange et d’opportunités pour les infirmières. « Par son intermédiaire, nous pouvons diffuser nos informations dans un espace suffisamment grand pour que ça nous touche tous ».

"Fédérer les infirmiers de l’espace francophone"

Basé au Québec, avec une antenne européenne en Suisse, le SIDIIEF est une organisation internationale non gouvernementale. Outre ses missions de diffusion d’informations, il cherche à fédérer les infirmiers de l’espace francophone et à valoriser le développement de la compétence professionnelle.

« Par exemple, dans  le cadre de notre plan triennal, nous avons mandaté la faculté de sciences infirmières de l’université de Montréal pour réaliser une étude sur les profils de formations des infirmières dans une vingtaine de pays de la francophonie afin d’avoir une idée sur l’état de la situation. À l’issue des conclusions du rapport, nous avons constitué un comité de travail international et nous avons proposé un mémoire pour expliquer l’enjeu de la formation universitaire initiale pour les infirmiers, qu’ils soient dans les pays du Nord, où dans les pays du Sud » explique Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF.

Parmi les autres axes de développement du SIDIIEF, figurent l’appui à la condition de la femme dans le monde et la collaboration Nord-Sud. L’Afrique est fortement représentée au SIDIIEF, notamment en république démocratique du Congo. En France, 66 membres y adhèrent, dont 12 associations et 5 institutions comme l’AP-HP.

Le secrétariat est en général bien accueilli par les syndicats infirmiers. « Il est essentiel de promouvoir la profession. En France, nous sommes très en retard, notamment en termes de LMD. Quand on voit au Liban ou au Québec ce que les infirmières arrivent à faire, on en est loin. D’où l’importance d’une organisation comme le SIDIIEF. », estime Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI (Syndicat National des Professionnels Infirmiers).

Afin de réunir les professionnels de tous pays, le SIDIIEF organise en mai 2012 à Genève, son cinquième congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones. 1500 infirmières y sont attendues pour partager leurs savoirs et contribuer au développement de la santé ainsi qu'à la qualité des soins offerts aux populations. Avis aux amateurs de conférences et de tables rondes.

Malika Surbled

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Réactions

8 réponses pour “Fédérer les infirmières francophones dans le monde : Une utopie ?”

  1. val&rie dit :

    Petit info : Je viens de lire que les kinés et les orthophonistes vont être reconnus niveau Master. L’IDE à priori garderait son niveau licence au mieux pour les nouvelles promotions ? J’imagine que les salaires devraient suivre, visiblement on ne tient pas compte des responsabilités de l’IDE, ni de sa capacité à établir des diagnostics infirmiers. On se réveille quand ?

    • Renardépiqure dit :

      Oui, et ce n’est qu’un niveau licence et non une licence! Quant à la capacité d’établir des diagnostics, rappelons-nous que ces derniers sont basés sur une production de connaissances par la pratique de la recherche et le formatage EBN…À quand la reconnaissance scientifique de la profession?

  2. val&rie dit :

    Effectivement, je confirme très intéressante base de réflexion. Il est temps de mettre en avant nos valeurs et la qualité de notre prise en charge. Il faut développer notre savoir et notre expertise (non perdre du temps dans des débats stériles qui nous desservent : “Diviser pour mieux régner”.
    Merci Marie

  3. Marie C dit :

    Avant de réagir de façon négative , il faudrait simplement consulter le site du SIDIIEF pour se convaincre de l’importance de se regrouper , de faire sienne la notion de solidarité et de partage pour que la profession soit mieux reconnue et défendue .
    Les travaux récents permettent de mesurer les écarts , les différences mais surtout les VALEURS profondes et universelles de notre profession .
    Quelle intéressante base de réflexion … Et non de dénégation !!!
    Consultez les écrits du SIDIIEF et vous serez peut-être surpris de la Qualité des travaux de recherche des IDE …

  4. moutarde dit :

    Cela dépend…. Si c’est par la force et la fourberie comme ce coup d’état gouvernemental contre l’ensemble des IDE de France alors, non ce n’est pas une utopie ; c’est la triste réalité !!

    Pas de quoi être fier(e)s …

    • Renardépiqure dit :

      À rester centré franco-français, la discipline infirmière en France a pris un grand retard depuis 1998 en rapport avec la communauté francophone internationale. Cela doit-il continuer? Impossible de développer les connaissances propres à la discipline au plan scientifique et académique…cela doit-il continuer? Alors rendez-vous au 5e congrès mondial du SIDIIEF du 20 au 24 mai 2012 à Genève (1500 participants attendus).

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