Rencontres de la cancérologie française : les infirmières attendues

La 11eédition des Rencontres de la cancérologie française (RCFr) se déroulera les 27 et 28 novembre avec pour thématique « l’anticipation en cancérologie »*. Si aucune table ronde n’est spécifiquement dédiée aux infirmières, il n’en demeure pas moins qu’elles sont concernées de près par cette édition. Le point avec Véronique Trillet-Lenoir, présidente des RCFr.

© DR / RCFr.eu

Quelle place est accordée aux infirmiers dans les RCFr de cette année ?

Cette année, il n’y a pas de table ronde dédiée. En revanche, si l’on reprend les cinq grandes têtes de chapitres, on peut constater que les infirmières sont concernées par chacune d’entre elles de manière transversale.

Dans le domaine de l’anticipation thérapeutique et technologique, les infirmières ont un rôle important à jouer car les nouveaux médicaments ne sont pas uniquement l’affaire des médecins et des pharmaciens. Les infirmières interviennent dans la gestion des effets secondaires, qu’elles soient hospitalières ou libérales. Elles ont aussi un impact majeur dans l’orientation des patients, pour les rassurer, pour mesurer le degré d’intensité des médicaments. Nous allons d’ailleurs en parler dans la session « anticiper l’organisation des parcours ambulatoires » au cours de laquelle une infirmière en pratique avancée (IPA) va intervenir. Le sujet sera peut-être abordé lors du forum « anticiper la sécurisation des parcours ambulatoires en cancérologie ». Les parcours de soins en ambulatoire seront évoqués, tout comme la coordination entre la ville et l’hôpital, le rôle des infirmières dans l’information, la réassurance, la problématique de l’observance ou encore la gestion des effets secondaires

Qu’en est-il de la prévention et du dépistage ?

Une partie des RCFr va concerner cette thématique de l’anticipation de la maladie par la prévention et le dépistage. Les structures hospitalières sont insuffisamment avancées dans ce domaine. En revanche, en libéral, les infirmières sont un acteur de soin majeur pour convaincre les patients et leur entourage de changer leur pratique à risque. Les infirmières pourront d’ailleurs s’inspirer de l’atelier sur « la prévention en réseau des comportements à risque de cancers ».

Quant à la session sur l’anticipation de la maladie, « maîtriser les risques liés à l’environnement », nous faisons appel au rôle de l’infirmière en tant que citoyenne, consciente des problématiques environnementales et qui peut les partager avec son entourage.

Au cours des tables ronde, une IPA va intervenir. Ce nouveau rôle infirmier est une avancée ? 

Effectivement, nous ne pensons que du bien de ce décret. Cela fait une dizaine d’années que nous attendions que les infirmières puissent accéder à une amélioration de leurs compétences avec un Master leur permettant d’avoir une formation plus clinique, et davantage dirigée vers la recherche en soins infirmiers. Ce décret leur permet d’évoluer autrement qu’en faisant l’école des cadres, ce qui les fait sortir des métiers socles. L’accès au circuit licence-Master-Doctorat leur permet d’avoir une formation plus qualifiante et d’être des acteurs de soins à part entière. Cela leur donne aussi accès à la recherche en soins infirmiers. Pour celles qui feront une thèse, elles pourront devenir universitaires, enseignantes ou chercheuse. L’évolution est considérable.

Propos recueillis par Laure Martin

*Voir le programme complet sur le site des RCFr

A découvrir aussi dans le prochain numéro d'ActuSoins Magazine (parution décembre 2018), notre "Une" consacrée aux Infirmiers de pratique avancée.

Vous y découvrirez notamment un reportage auprès d'une Infirmière coordinatrice en Onco-dermato dont les missions s'approchent au plus de celles attendues par les futurs infirmiers de pratique avancée en cancérologie (les premiers IPA officiels n'exerceront qu'une fois diplômés d'un DE D'IPA, à partir de juin/ juillet 2019 pour les premiers sortants). Vous y trouverez aussi un témoignage de Céline Thomas, une infirmière faisant fonction d'IPA en neuro-onco, titulaire d'un master en sciences cliniques infirmières. Cette infirmière, qui s'inscrit dans une démarche de VAE/VES pour officialiser son statut d'IPA,  interviendra par ailleurs lors des Rencontres de la cancérologie Française, dans le cadre d'une conférence plénière intitulée "Anticiper l’organisation des parcours ambulatoires en cancérologie à l’horizon 2022". 

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