Etudiants en soins infirmiers : quelle réalité ?

En 2017, ils étaient presque 31000 à avoir intégré un Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi). Ces étudiants, soignants de demain, font face à un parcours parfois difficile avant de parvenir à exercer le métier de leur choix. ActuSoins donne la parole à ces futurs infirmiers. Articles parus dans le n°28 d'ActuSoins Magazine (mars 2018).

Zohra Safrano, formatrice à l'IFSI de la Fondation des Diaconesses, pendant les TD de pharmacologie

Zohra Safrano, formatrice à l'IFSI de la Fondation des Diaconesses, pendant les TD de pharmacologie. © Laure Martin

Il est neuf heures du matin à l’Ifsi de la Fondation des Diaconesses Reuilly dans le 12earrondissement de Paris. Les travaux dirigés (TD) de pharmacologie des étudiants en 2eannée commencent : calculs de doses et de débits. A chaque question, un étudiant se rend au tableau, explique son raisonnement et l’applique.

Mais ce matin, Zohra Safrano, formatrice depuis seize ans, est sensiblement affectée. Des étudiants n’ont pas travaillé leur TD, d’autres l’ont oublié chez eux. « Pendant ce cours, nous mobilisons ce que les étudiants ont appris à l’université et lorsque ce n’est pas fait, nous devons revenir en arrière »,regrette Zohra Safrano. Si certains formateurs estiment que les étudiants sont adultes, donc autonomes, la formatrice considère au contraire qu’il faudrait être un peu plus dur. « Je sais qu’on leur demande beaucoup mais comment vais-je les aider s’ils ne font pas leur exercice »,demande-t-elle. Et d’ajouter : « L’étudiant doit d’ores et déjà être responsable car il devra l’être au cours de son exercice professionnel. »

Le cours se poursuit et Zohra Safrano n’est pas avare de conseils envers ses étudiants. « En tant qu’infirmier, vous avez le droit et le devoir de vérifier les prescriptions des médecins et des internes, leur apprend-t-elle. Tout le monde peut se tromper, votre regard est très important. »

Un rythme dense

A gauche, Dado, ESI étudiante en soins infirmiers à l'Isi des Diaconesses

A gauche, Dado, ESI à l'Isi des Diaconesses. © Laure Martin

Ingénieur et ancien consultant en informatique, Gabriel a repris ses études pour devenir infirmier après quinze ans de vie active. Des études en Ifsi, « je n’en n’imaginais pas grand-chose, j’y suis allé bille en tête, j’étais prêt à tout supporter », raconte celui qui est aujourd’hui en 3eannée. Mais après plusieurs années d’exercice professionnel, « j’ai dû trouver des méthodes de travail pour apprendre de nouveau et retenir les enseignements ».

Etudiante en 2eannée à l’Ifsi de la Croix-Rouge à Toulouse, Noëlly a toujours voulu travailler dans le milieu médical. « Je suis quelqu’un qui angoisse et qui stresse beaucoup. Pour mes études en Ifsi, je m’attendais à quelque chose d’insurmontable et finalement, tout se passe bien. Il faut surtout fournir un travail régulier »,raconte-t-elle.

Malgré tout, les étudiants en soins infirmiers (ESI) rencontrent quelques difficultés en cours, notamment lorsque les formateurs n’appliquent pas les mêmes méthodes d’enseignements. « Dans ces cas-là, nous ne savons plus comment faire », reconnaît Melissa, ESI en 2année, à l’Ifsi du Diaconesse. Mais les approches peuvent néanmoins être complémentaires. « C’est perturbant d’avoir des enseignants différents car nous sommes en apprentissage, mais finalement, cela forge notre pratique », renchérit Dado, ESI au sein du même Ifsi.

Tous les étudiants s’accordent pour dire que leur rythme de vie et de travail est très dense. « Cette formation n’est pas de tout repos. Il faut être motivé. Parfois nous passons nos partiels alors que nous sommes en stage, et pendant les stages, ils attendent beaucoup de nous »,indique Dado.

« Il faut savoir s’organiser, souligne Françoise, mère de famille en reconversion professionnelle. Le vendredi soir, je travaille jusqu’à trois ou quatre heures du matin pour pouvoir avancer au maximum sur le programme. »Sa reconversion est financée en partie par son employeur.« Pendant les congés scolaires, je suis censée retourner au travail, mais je pose mes congés professionnels pour ne pas avoir à le faire et étudier », précise-t-elle.

Difficile alors pour les ESI d’avoir un petit boulot en parallèle des études. « Lorsque nous rentrons de stage, nous sommes fatigués physiquement, soutient Laurie, ESI en troisième année. Nous travaillons normalement 35 heures, mais certaines semaines, c’est davantage 43, sans pour autant être payés et sans jour de repos. Et nos indemnités de stage couvrent tout juste ce que nous dépensons par mois pour manger le midi. »

« Je travaille uniquement pendant les vacances d’été, reconnaît Dado. Le reste de l’année, je perçois une bourse mais cette année, nous n’avons rien touché avant fin décembre, c’était compliqué financièrement. »

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Les stages, facteurs de stress

Salle de TP des étudiantes en soins infirmiers en troisième année à l'IFSI d'Ivry-sur-Seine

Salle de TP des étudiantes en soins infirmiers en troisième année à l'IFSI d'Ivry-sur-Seine. © Elisabeth Schneider / Hans Lucas

Si les cours sont plutôt bien vécus par les ESI, les stages récoltent des avis un peu plus mitigés. « Les stages sont beaucoup plus stressants que les cours, soutient Noëlly. C’est concret, s’il y a un problème, ce n’est plus sur le papier. »Certains étudiants se voient d’ailleurs invalider des stages pourtant indispensables pour obtenir leur diplôme. C’est le cas de Gabriel, pour un stage en troisième année, en psychiatrie. « La relation pédagogique avec l’équipe ne s’est pas faite et aujourd’hui je dois refaire un stage pour valider mon diplôme », résume-t-il pour expliquer la situation.

Lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés pendant leur stage, les étudiants peuvent faire appel à leurs formateurs, qui viennent d’ailleurs les voir sur leur terrain de stage une fois par an. « Nous pouvons les appeler ou leur envoyer un email,indique Gabriel. Ils sont de bons conseils. »Les ESI peuvent aussi compter sur leur référent, qui les suivent pendant leurs trois années d’études, et connaît leur dossier et leur parcours.

« S’il y a un problème lors d’un stage, nous demandons à l’étudiant de l’écrire pour n’avoir que les faits et mettre de côté les impressions, rapporte Isabelle Marzouk, coordinatrice pédagogique à l’Ifsi du Diaconesses. Le référent peut alors intervenir et jouer le rôle du médiateur. »L’idée n’est cependant pas de prendre partie. « D’autant plus que nous devons ménager les terrains de stage car nous avons des difficultés à en trouver en raison de la fermeture des lits »,ajoute-t-elle.

Hélène, ESI à l’Ifsi de la Fondation des Diaconesses, a commis une erreur lors d’un stage et a perdu confiance en elle : « ma référente m’a rassurée tout comme la cadre du lieu de stage mais je dois quand même faire un stage de rattrapage car celui-ci a été invalidé. »

« Lorsque nous arrivons en stage dans un service où il y a déjà des problèmes, pour un soignant, encadrer un élève se rajoute à sa charge de travail,analyse Dado. Pourtant, le comportement qu’adopte l’encadrant vis-à-vis de nous peut tout changer sur le déroulement de notre stage. Lorsqu’on se sent en confiance, nos gestes sont plus sûrs. »

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L’encadrement idéal

« Dans l’idéal, lors des stages, il ne faudrait qu’un seul tuteur par étudiant et non quatre, soutient Gabriel. Il doit être pédagogue, savoir se détacher de son côté soignant pour s’adapter à l’étudiant, ne pas le laisser dans le flou, tout en sachant le recadrer et être ferme. »Pour Noëlly, « Il faudrait que les IDE soient formés à encadrer. Certains soignants considèrent que nous sommes là pour aider et ne nous transmettent rien. L’état d’esprit du partage n’est pas toujours présent. » Et de poursuivre : « nous avons parfois l’impression que les soignants ont oublié qu’ils ont eux-mêmes été étudiants. Ils nous disent que nous mettons de la mauvaise volonté alors que nous sommes simplement en apprentissage. »

Le reste de son parcours s’est néanmoins très bien déroulé, notamment lors d’un stage en rééducation. « C’est le premier stage où les infirmières ont pris le temps de me montrer les actes. » Et d’analyser : « On se rend compte en tant qu’étudiant que lorsque notre stage se déroule difficilement, c’est souvent lié à un manque de personnel dans les services. A l’Ifsi, c’est tout beau et rose mais c’est parfois différent en stage. »

De son côté, Laurie est plutôt satisfaite de ses stages car des infirmières ont fait preuve d’une grande patience. « Je n’ai pas hésité à leur poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Dans certains services, les soignants ne sont pas en sous-effectif, ils peuvent donc gérer les étudiants dans de meilleures conditions. D’autant plus que certains sont formés pour être nos référents », précise cette étudiante.

Des étudiants sous tension

Le stress généré par les études à des conséquences sur la santé des étudiants. « J’ai perdu beaucoup de poids lors de mes stages, en moyenne deux kilos, et généralement je fume davantage »,raconte Laurie. Le stress et des problèmes personnels l’ont conduite à faire une thérapie et à devoir prendre des anxiolytiques.

« Les problèmes en stage viennent généralement de plus haut,soutient Isabelle Marzouk.L’hôpital ne se remet pas en cause dans son mode de management. Pourtant, quand on est maltraitant sur les soignants, ces derniers le deviennent également notamment dans l’accueil des étudiants. Je suis sidérée de voir que personne ne prend en compte la souffrance des soignants qui s’occupent tous les jours de personnes malades et qui côtoient la douleur. Rien n’est prévu, aucun groupe de travail, aucun groupe de discussion, sauf en soins palliatifs. »Le Comité d’entente des formations infirmières et cadres (Cefiec) plaide pour une formation des tuteurs. Mais sur le terrain, ce n’est souvent pas le cas.

Laure Martin

Actusoins magazine pour infirmier infirmière hospitalière et libéraleCes articles sont parus dans le numéro 28 d'ActuSoins Magazine

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« Mettre un terme à cette ségrégation envers les étudiants en soins infirmiers »

Les ESI étudiants en soins infirmiers en première ligne, lors de la manifestation unitaire du 8 novembre 2016 à l'appel de 17 organisations infirmières

Les ESI en première ligne, lors de la manifestation unitaire du 8 novembre 2016 à l'appel de 17 organisations infirmières. © Cyrienne Clerc.

Unique organisation étudiante représentant les ESI, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) est sur tous les fronts pour défendre les droits des futurs soignants. Le point avec sa présidente, Ludivine Gauthier.

Pourquoi revendiquer l’introduction des études en soins infirmiers dans le système universitaire ?

La Fnesi souhaite que les études en soins infirmiers soient partie intégrantes du système universitaire parce que nous sommes confrontés à de nombreuses problématiques concernant la considération de la parole étudiante. Dans les Ifsi, les étudiants ne sont pas considérés dans leur légitimité. Ils ne donnent qu’un avis au sein du conseil pédagogique et ne sont pas décisionnaires contrairement aux étudiants à l’université qui ont des représentants dans les conseils universitaires. Lors des conseils de discipline, les ESI ne peuvent donc pas être défendus par leurs pairs. Les textes devraient évolués pour un entre-deux.

A l’heure actuelle, nous sommes universitarisés, des conventions sont conclues entre les Ifsi, les universités et les régions. Nous avons donc un grade licence depuis 2009. Auparavant, ce n’était pas le cas. Mais ce n’est qu’un grade et non un diplôme national de licence. Cette nuance nous bloque pour la poursuite de nos études.

 Nous sommes donc universitarisés mais pas pleinement intégrés, alors que c’est ce que nous souhaitons. Nous voulons être rattachés à des Unités de formation et de recherche (UFR) comme c’est le cas à l’université d’Angers. Nous voudrions que ce modèle se répande.  Entrer dans le système Licence-Master-Doctorat nous permettrait d’avoir une continuité dans nos études car le jour où il y aura des masters en sciences infirmières et un doctorat, cela laissera la place à de nouveaux métiers.

A la fin du mois d’août 2017, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) ont remis un rapport sur l’intégration des formations sanitaires et paramédicales dans l’enseignement supérieur. Une mission interministérielle a été mise en place et de nombreuses auditions ont eu lieu. Nous travaillons sur le sujet et nous sommes plutôt optimistes. Des avancées ont déjà eu lieu avec la Grande conférence de santé. Des annonces ont aussi été faites sur la mise en place de masters à partir de la rentrée prochaine, la dynamique semble donc lancée.

Cette absence d’intégration impacte également les droits des étudiants ?

Tout à fait. On nous dit étudiant depuis 1992, mais ce n’est pas le cas dans les faits. Nous voulons que soit mis un terme à cette ségrégation envers les étudiants en soins infirmiers. Les ESI n’ont pas accès aux services universitaires de façon égale sur tout le territoire. De nombreux étudiants n’ont pas accès aux services tels que la médecine universitaire, la bibliothèque universitaire, le service des sports.

Nous avons en revanche accès à certains services du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Crous), comme le restaurant universitaire mais seulement si l’élève dispose d’une carte étudiante ce qui n’est pas toujours le cas. Nous ne bénéficions pas du versement de bourses par le CROUS, mais des Bourses des formations sanitaires et sociales versées par la Région. Ce sont les régions qui gèrent les bourses ainsi que l’implantation des Ifsi sur le territoire. Nous avons tout de même obtenu l’alignement des montants entre les bourses de l’Enseignement supérieur et celles qui nous sont versées par la Région.

Mais aujourd’hui, nous voulons être gérés par le CROUS car nous savons que depuis la fusion de certaines régions, ces dernières sont dépassées et la gestion des bourses n’est pas une priorité pour elles. Certains étudiants ont donc perçu leur bourse en janvier 2018 au lieu de septembre 2017. La région Normandie a effectué ce transfert de gestion des bourses et cela se passe très bien mais ce n’est qu’un transfert de gestion et non un transfert de compétences, ce que nous revendiquons.

Autre sujet important : le bien-être des étudiants qui semble mis à mal aujourd’hui…

Oui, cela ne se passe pas forcément bien pour tous les étudiants en soins infirmiers. Le livre Omerta à l’hôpital, le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé de Valérie Auslender de mars 2017 et l’enquête de la Fnesi sur le mal-être des étudiants en soins infirmiers de septembre 2017 (lire encadré), le démontrent. Il y a beaucoup de problèmes et les chiffres sont parlants. Mais il ne faut pas que pointer du doigt les soignants car ce sont les situations dans les services qui les amènent à de tels comportements.

Nous voudrions qu’il y ait des tuteurs qui soient détachés des soins, que ce soit des personnes volontaires car tout le monde n’a pas l’appétence à être tuteur de stage. Ceux qui le souhaitent devraient pouvoir bénéficier d’une formation. Ensuite, cet encadrant devrait être dédié à l’accompagnement d’un ou deux étudiants dans l’apprentissage des actes infirmiers. Cela se faisait à Marseille, mais pour des raisons financières, ce fonctionnement n’a pas été prolongé. Il existe d’autres initiatives locales avec des temps d’accueil mais ce n’est pas généralisé.

Finalement, c’est un cercle vicieux : si l’étudiant est mal encadré, il deviendra lui-même un mauvais encadrant. Lorsque tout va bien dans un service, le stage de l’étudiant va bien se passer, et inversement. L’ESI est l’indicateur, le témoin d’une situation. Il est donc important d’évaluer le terrain de stage, surtout lorsque plusieurs étudiants ont rencontré des difficultés au sein d’un même service.

En croisant les données des étudiants sur les événements indésirables ou sur des infections nosocomiales, il est possible d’analyser les difficultés d’un service. La dynamique de formation devrait être intégrée dans la certification des établissements. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Pour nous, il est de la responsabilité des établissements de former au mieux les soignants de demain. Côté libéral, certaines idels sont demandeuses et souhaitent être tutrices de stage. Nous réclamons une revalorisation salariale pour ces idels qui prennent en charge des ESI en stage.

Et concernant les indemnités de stage ?

Nous alertons les pouvoirs publics sur le sujet car depuis septembre, nous recevons de nombreux appels d’étudiants qui n’ont pas perçus leurs indemnités de stage. En mai dernier, à la suite d’une décision de l’ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, ces indemnités ont été augmentées de 25 %. Mais les interprétations sont différentes en fonction des régions.

Certaines collectivités, par exemple, ne versent pas d’indemnités aux étudiants pour les formations professionnelles car elles considèrent que cela ne relève pas de leur compétence. D’autres ne les versent pas pour les stages de rattrapage ou complémentaire, et encore d’autres ne versent pas les sommes en totalité. Les disparités entre les régions sont nombreuses.

Des promotions entières nous ont contactées pour nous dire que les étudiants n’avaient pas reçu leurs indemnités. Nous essayons de régler le problème avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle a d’ailleurs envoyé une communication à toutes les conseillères pédagogiques des Agences régionales de santé (ARS) mais malgré cela, rien ne bouge. Nous laissons une dernière carte à jouer au gouvernement et si aucune solution n’est trouvée, nous n’hésiterons pas à intervenir. Les ESI subissent beaucoup quand on met tout bout à bout.

Entretien réalisé par Laure Martin

Enquête* : Le mal-être des étudiants

  • 50,6 % des ESI estiment que leur santé s’est dégradée depuis leur entrée en formation.
  • 7,8 % déclarent prendre des somnifères depuis leur entrée en formation
  • 75,4 % à se disent épuisés physiquement. 61,8 % d’entre eux sont épuisés psychologiquement principalement en raison du stress.
  • 33,9 % des répondants affirment avoir déjà soufferts de crises d’angoisse depuis leur entrée en formation. Mais seuls 13,8 % ont consulté un professionnel de la santé mentale.
  • 48 % des ESI se disent en difficulté financière. 76,5 % sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins financiers. Si 65 % travaillent l’été, ils sont 21,9 % à avoir un travail hebdomadaire.

Le questionnaire « Votre bien-être, l’enquête » a été diffusé pendant 45 jours sur une plateforme en ligne. La Fnesi a recueilli 14 116 réponses d’ESI dont 14 055 exploitables avec 2100 témoignages. Elle a rendu public les résultats de son étude le 18 septembre 2017.

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Réactions

1 réponse pour “Etudiants en soins infirmiers : quelle réalité ?”

  1. Markus dit :

    Infirmier depuis plus de 10 ans, je me rends compte que les conditions des étudiants infirmiers en stage sont très difficiles, ce sont souvent les esclaves du service on leur délègue de nombreuses tâches mais il y a très peu de retour ayant été référent de nombreux étudiants infirmiers, le contrat était simple pour moi même si je leur délègue certaines de mes tâches d’abord sous mes yeux pour avoir une idée de leur pratique et s’ils peuvent s’en acquitter correctement et corriger si nécessaire, pour leur permettre d’acquérir plus de pratique dans les gestes qu’ils connaissent déjà et prendre confiance puis de leur en apprendre d’autres, à la fin cela me permet de me dégager du temps sur ma vacation pour me permettre de leur parler d’autres gestes, de leurs indications et de la stratégie thérapeutique dans les situations de soins courantes ainsi que dans des situations d’urgences.
    Le pb habituel c’est le temps malheureusement le soignant a souvent peu de temps pour s’acquitter de son travail infirmier (sous effectif, surcharge de travail, …) et le travail de formation passe au second plan et il est parfois reporté à une prochaine vacation qui serait peut être plus calme et le stage pratique passe parfois avec peu de profit pour l’étudiant. Heureusement de nos jours on trouve de nombreuses ressources sur internet et au niveau des appli pour smartphone, je conseil vivement le site https://etudiant-hospitalier.com/ pour se faire rapidement une idée des différents matériels et procédures utilisées à l’hôpital et l’application e-pansement (https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.elevate.ipansement&hl=fr) pour parler le même langage concernant les plaies

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