HAS : réduire les hospitalisations non programmées des patients en Ehpad

La HAS, en collaboration avec l’Anesm, a réalisé une fiche points clés intitulée « Comment réduire les hospitalisations non programmées des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ». Objectif : aider les Ehpad à réduire les transferts des résidents vers les services des urgences.

 

HAS : réduire les hospitalisations non programmées des patients en EhpadLes hospitalisations non programmées des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont fréquentes et, pour certaines, inappropriées ou évitables. Elles peuvent avoir un impact négatif chez ces patients souvent fragiles ou dépendants et favorisent leur déclin fonctionnel ou cognitif.

"Cette démarche débute par un état des lieux des hospitalisations non programmées, une analyse de leurs causes et une évaluation des organisations de l’Ehpad et des ressources internes et externes mobilisables. A partir de ces éléments, des interventions d’amélioration sont choisies et priorisées. On commence par un ou deux objectifs réalistes. On assure le suivi avec des indicateurs et une analyse des retours d’expériences", explique le Dr Albert Scémama, du service maladies chroniques et dispositifs d'accompagnement des malades à la HAS.

La fiche points clés décrit les interventions efficaces, en termes d’organisation et de moyens, pour réduire les transferts des résidents des Ehpad vers les services d’urgences (SU). Ces interventions utilisent quatre leviers :
• améliorer la qualité des soins en Ehpad ;
• agir sur les causes les plus fréquentes d’hospitalisations non programmées ;
• optimiser les ressources internes ;
• renforcer les ressources externes.

Levier 1 : améliorer la qualité des soins en Ehpad 

Ce levier comprend : l’amélioration de la gestion des urgences en Ehpad, la vaccination antigrippale, la réduction des hospitalisations liées aux pneumopathies et l’augmentation des soins palliatifs en Ehpad.

L’amélioration de la gestion des urgences en Ehpad, est une intervention prioritaire qui conditionne le succès des autres stratégies. Elle nécessite, entre autre, de s’assurer de la permanence des soins 24 h / 24 et/ou d’une régulation par le Samu centre 15, de mettre en place les dossiers de liaison d’urgence (DLU) et de former les soignants à la gestion des urgences.

Levier 2 : Agir sur les causes fréquentes d’hospitalisations non programmées en Ehpad

Les chutes et la iatrogénie liée aux médicaments sont les causes les plus fréquentes d’hospitalisations non programmées. Des politiques de réduction du risque doivent être mises en place dans l’Ehpad ciblant ces deux causes, avec pour la réduction des chutes : la supplémentation en vitamine D, les interventions « multifactorielles » de prévention des chutes et la promotion de l’activité physique.

Levier 3 : Optimiser les ressources internes de l’Ehpad

Il comprend deux types d’intervention : l’augmentation des capacités en soins de l’Ehpad (perfusion intraveineuse, sutures cutanées, sondes urinaires…), et le renforcement des ressources soignantes de l’Ehpad (optimisation des plannings, formation des soignants ou augmentation du temps-soignant sur objectif).

Levier 4 : Renforcer les ressources externes de l’Ehpad

L’Ehpad doit nouer des partenariats opérationnels avec les acteurs de soins du secteur pour développer ou renforcer dans l’Ehpad l’expertise gériatrique, l’expertise en soins palliatifs, la télémédecine et l’hospitalisation à domicile.

Rédaction ActuSoins (Source HAS)

 

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Réactions

17 réponses pour “HAS : réduire les hospitalisations non programmées des patients en Ehpad”

  1. Sylvie Mai dit :

    Mais bien sur !!!!!!! levier 3 : augmenter notre charge de travail mais pas les effectifs tout cela au détriment des résidents levier 1 : améliorer la qualité des soins en Ehpad pour éviter leur transfert aux urgences mais oui de toute façon c’est notre faute si nos résidents attérissent aux urgences à 4h du matin parce que le médecin traitant appelé x fois n’a pas daigné se déplacer ou s’il l’a fait a laissé une ordonnance sur le bureau IDE sans voir le résident mais en n’oubliant surtout pas de réclamer la carte vitale avant tout, et c’est notre faute si nous n’avons aucun médecin à plein temps sur la structure, alors nous former à l’urgence euh excusez moi les espèces de bureaucrétins qui pensent à notre place mais l’urgence nous y sommes formé et si nous envoyons les résidents aux urgences c’est que nous n’avons d’autres choix et tout vos leviers n’y feront rien!!!

  2. Je cite: “Levier 3 : Optimiser les ressources internes de l’Ehpad”

    “Il comprend deux types d’intervention : l’augmentation des capacités en soins de l’Ehpad (perfusion intraveineuse, sutures cutanées, sondes urinaires…), et le renforcement des ressources soignantes de l’Ehpad (optimisation des plannings, formation des soignants ou augmentation du temps-soignant sur objectif).”

    Et si ce “levier 3” incluait l’augmentation du NOMBRE des soignants?
    Même mieux formés, deux soignants pour 80 patients la nuit en particulier reste une honte!
    Encore une réforme “tape à l’œil” qui ne s’attaque qu’à la partie visible de l’iceberg, le vrai problème étant le manque flagrant de personnel et les conditions de travail bien trop souvent innaceptable au nom des économies de fonctionnement!

    Pour ceux qui nous gouvernent le “renforcement des ressources humaines se résume à une “optimisation des plannings…..” de qui se moque t on?

  3. Comment transformer des services ehpad en service de médecine gériatrique à moindre moyens et moindre coût. Bah oui ce sont les familles qui vont payer et les patients n auront jamais une surveillance aussi rapprochée en ehpad que dans des petits services avec du personnel et des dr qui passent tout les jours. Les équipes seront seules impuissantes face à des situations critiques. En gros les services urgence et médecine seront réservés aux moins de 60 ans. Tant pis pour les autres…

  4. Céline Cha dit :

    Quand tu vois qu’un médecin n’ausculte même pas une patiente et qu’il prend 76 euros de consultation et qui revient le lendemain parce que le patient a toujours 39°C et une belle infection pulmonaire et qui refacture 76 euros … et il y a aussi celui qui arrive avec l’ordonnance déjà écrite et qui l’a pose sur ton bureau …. ou encore celui qui ne se déplace pas voir plus du tout et qui envoie des remplaçants qui ne connaissent pas les dossiers médicaux des résidents alors c’est certain il y a des loupés … sauf que l’infirmière ne peut pas se battre seule contre les médecins qui ne font pas leur boulot et qui en ont marre aussi de leur dire ce qu’il faut faire et prescrire et oui ça aussi cela existe.
    Il y a aussi les médecins qui ne supportent pas que l’infirmière pose un “éventuel” diagnostic et qui te demande de rester à ta place alors que l’infirmière connait mieux le résident que personne.
    Parfois, j’ai l’impression que finalement nos résidents en Ehpad ne sont que des “vieux” alors tout le monde s’en tape sauf que nos “vieux” souffrent comme tout le monde et qu’ils ont autant besoin de soins que les autres.

  5. pour cela il faut plus de personnel! 2 as pour 36 résidents le matin !!!!!

  6. Moi je veux bien. Mais on est déjà partout en restriction budgétaire.. on parle bisounours la. Il y a des choses réalisables certes mais qu on nous en donne les moyens!

  7. Aline Liline dit :

    C est en réduisant le personnel et en réduisant les contrats d une durée de 80/100 en 75/100 qu ils pensent y parvenir ?

  8. Annik Ott dit :

    Soyons réalistes! Dans beaucoup d’ Ehpad, on n’a ni les moyens techniques, ni humains pour que ça soit possible. et tout cela reste une question d’économies car on sait que les durées de séjour d’hospitalisation des personnes âgées sont plus longs donc pas souhaitables. Est-ce vraiment l’interêt de la personne âgée qui est la préoccupation ici, j’en doute….

  9. Céline Cha dit :

    Le jour ou “certains” médecins généralistes feront leur boulot on y arrivera !

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