
Sur le site de la Coordination Nationale Infirmière (CNI), les revendications sont claires : le gouvernement lance “des attaques inacceptables aux fondements du droit du travail“, avec pour conséquences, “une plus grande rigidité du dialogue social” et des “dégradations des conditions de travail“.
Parmi eux, la profession infirmière se mobilise aussi. “La réglementation du code du travail s’applique dans la fonction publique aussi, et pas que dans le privé“, assène Thierry Amouroux, du SNPI-CFE CGC.
La fonction publique ne sera pas directement impactée
En effet, le CHSTC (Comité Sécurité, Hygiène et Conditions de travail) est la seule opportunité pour le code du travail d’entrer à l’hôpital.
“C’est donc surtout par solidarité que nous allons manifester le 31 mars“, avance Eric Audouy. “En général, quand le gouvernement s’attaque au secteur privé“, il serait dur de ne pas imaginer, à terme, des conséquences également dans le milieu public hospitalier.
Un avis que partage Thierry Amouroux. “Si l’Etat décide de faire bouger les rapports entre salariés et patronat, cela va s’appliquer aussi dans le public, comme pour les retraites. Une année, on s’attaque au secteur public, la suivante au privé!“
Des conditions de travail dégradées
Idem sur “la majoration des heures supplémentaires qui passeront de 25% à 10% (si le texte est adopté, ndlr), ou les 11h de repos obligatoire après 24 heures de travail continu qui pourraient être fractionnées…” Sans compter les horaires de nuit, “qui pourraient être moins rémunérés“, précise Thierry Amouroux.
Des inquiétudes au centre desquelles Eric Audouy place la santé du patient. “Les personnels sont déjà à flux tendu dans les services, les gens sont rappelés sur leur temps de repos. Il ne faut pas oublier que plus le personnel est fatigué, moins bien les patients sont traités.“
Même si le taux de syndicalisme est faible dans la profession, le ras-le-bol est bel et bien présent. “Tout le monde parle de la loi, on voit bien son rejet massif“, confirme Thierry Amouroux.
De son côté, Thierry Amouroux espère réussir à faire “céder le gouvernement“, comme lors du CPE. “Je suis non seulement inquiet pour nous, mais aussi pour nos enfants, qui, s’ils ont la chance d’avoir un emploi, seront corvéables à merci“, lâche-t-il.
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“Sans compter les horaires de nuit, “qui pourraient être moins rémunérés”, précise Thierry Amouroux.”
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Je suis rémunérée 9€ par nuit, pas par heure, pour la nuit entière, soit 0.80€ de l’heure, et ils comptent encore baisser ce tarif?
On n’est pas dans la merdE !!! (Façon Muriel robin qui râle)
On a déjà aucun avantages dans le privé, maintenant se serait encore pire……… IDE kleenex, conditions de travail au plus bas…….l’avenir s’obscurcit……
Damien Hermitte Coentrao
Est il légal pour un établissement public de faire signer des contrats d’ASH à des aides soignants alors que ceux ci font un boulot d’AS?
Non mais c’est un grand n’importe quoi et c’est cons de politiciens qui nous pondent cette nouvelle loi c’est pas eux qui se tuent a la tâche on est rien pour ces conard. Déjà qu’on est payé une misère alors la ces le pompon
Heure de nuit : 1 euros de l heure en plus !!! C est déjà du foutage de gueule !
Exactement ??
Tout est dit ! C’est bien pour ça que j’ai quitté l hôpital. …
C’est bien vrai ce que vous dites