“(…) Je vous invite, vous et vos conseillers à venir non pas un jour, mais une semaine au moins examiner notre quotidien hospitalier avec sa charge de travail, son lot de violence, d’exigences, de souffrance. (…)
Venez à nos places et tentez de réparer les vivants, passez vos journées debout à courir sans avoir le temps de manger, ni même d’uriner. Terminez ces journées avec ce mal de dos (…)
Venez croiser le regard des mourants, trouvez les mots justes pour essayer de les réconforter, eux et leurs proches, tout cela en exerçant des gestes techniques précis, en anticipant des situations à risque vital, en exécutant toujours plus de de tâches administratives, en encadrant des élèves infirmiers, tout cela avec toute notre énergie, notre bienveillance, avec nos sourires et sans jamais nous plaindre. Comment osez-vous penser une seule seconde à raccourcir notre temps de travail quotidien et à supprimer nos jours de congés, si précieux pour nous ressourcer. (…)
Dois-je vous rappeler que nous travaillons un week-end sur deux, voire plus, que nous ne comptons pas nos heures quand il faut rester plus tard pour gérer une situation de crise (…) Vous, vous nous proposez le pire et nous ne pouvons l’accepter. Aujourd’hui les services hospitaliers sont au mieux en surchauffe, au pire, en crise.(…)
Il y a quelques années la durée de vie d’une infirmière à l’hôpital était de dix ans, aujourd’hui elle est de sept”.
Pour écouter la suite et l’ensemble de la lettre (en video)
https://vimeo.com/129938870
Clémentine Fensch était l’invitée du “Magazine de la santé” ce mardi 9 juin sur France 5.








Il s en tape au gouvernement
Sa lettre est a la poubelle
#revolutionFrance
elle a tout dit bravo, ceci est le lot de tous les hospitaux, faire des economies sur le dos du personnel soignant
Merci pour ce geste..Après onze années d hopital moi aussi j ai rangé la tenue au vestiaire. Faute de moyen, de reconnaissance et d’écoute. Vos mots sont nos maux. Merci pour cette initiative et bravo.
J ai démissionné aussi de l assistance publique il y a 6 ans pour les mêmes raisons , les mêmes luttes … Et aujourd’hui c est pire qu avant ….
bien vu marc
Tout est dit rien a rajouter malheuresement ceux qui décident sont sourds
c magnifique
Nous sommes toutes des Clémentine monsieur le Président !
Le 11 juin 2015.
Monsieur le Président de la République,
notre jeune collègue infirmière, Clémentine, qui exerce à Paris a adressé un message on ne peut plus réaliste au Directeur Général de son hôpital sur l’état misérable des services de soins dans notre pays.
Cette bronca parisienne, monsieur le Président, est étendue à l’ensemble de la France, DOM TOM y compris. Nos collègues franciliens organisent depuis un mois des manifestations pour protester sur le projet de Martin Hirsch qui consiste à dépiauter encore un peu plus le service public hospitalier jusqu’à l’os.
La lecture quotidienne des forums infirmiers ne laisse place à aucun doute : cette situation parisienne est le lot commun des soignants sur l’ensemble du territoire. Sur cette voie, monsieur Hollande, vous persistez lourdement sur les orientations prises par votre prédécesseur. Pire encore, monsieur le Président, à vous qui annonciez une République exemplaire, votre Premier ministre répond en semant encore plus le doute dans l’esprit des français en allant dépenser en quelques heures l’équivalent d’une année de salaire infirmier débutant – 16 000 euros – en « voyage footballistique », aux frais du contribuable !
Alors que nous avons la mémoire de nos sacrifices quotidiens, de nos heures supplémentaires non payées, de nos salaires bloqués depuis plus de cinq longues années, les dirigeants de notre pays continuent sur la lancée nauséabonde et honteuse de leurs prédécesseurs en espérant que nous oublierons les erreurs du passé.
De même, madame la Ministre de la Santé est entrain de trahir le vote des députés de votre majorité en réinstallant sournoisement un ordre infirmier pourtant rejeté par plus de 80% des 638 438 infirmières en activités dans ce pays, ordre infirmier pourtant abrogé le 09 avril 2015 à l’Assemblée Nationale en attendant le passage de la Loi Santé au Sénat.
Monsieur le Président, le « changement c’est maintenant » ou plus jamais. Rendez-vous en décembre 2015 et en mai 2017.
Lesinfirmières Encolère ,
https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere
lesinfirmieresencolere@gmail.com
Moi même je suis passé de nuit car le jour plus le tps de prendre du tps pour les patients. C est devenue du travail a la chaîne, pire qu en usine. J adore mon métier et les patients me le rende bien mais trop c est trop. Nous sommes des êtres humains et pas des machines. La nuit le rythme est soutenue mais j arrive a prendre du tps pour chaque patients, dialoguer, écouter et apaiser leur angoisse ou leur tristesse ou partager leur joie. Mais on nous en demande toujours plus. Et le patient dans tout ça…
Le nombre des soignants paramédicaux est largement au delà de 500000 agents en France (493500 infirmières).Si les soignants ne se syndiquent pas,ne se rassemblent pas autour de leurs revendications,ne manifestent pas massivement dans la rue pour crier haut et fort les conditions de travail et la souffrance et créent un rapport de force avec le gouvernement alors RIEN ne se fera jamais pour se sortir de cette situation.Cette superbe lettre ouverte ira malheureusement à la déchiqueteuse.IL FAUT UNE PRISE DE CONSCIENCE COLLECTIVE ET UNE LUTTE dans la rue ,toucher l’opinion public,bousculer les décideurs qui sont censés nous représenter. Inutile d’être de la profession,tout le monde passe à l’hospital un jour ou l’autre et donc par conséquent,toute la population est concernée