Les infirmières scolaires dans la rue

Les infirmières scolaires dans la rue

Pour la troisième fois, les infirmières scolaires étaient dans la rue le 29 mars. Réunies en intersyndicale, elles exigent leur passage en catégorie A et la création d'un master spécifique.

Les infirmières scolaires dans la rue

Coincées à quelques centaines de mètres du ministère de l’éducation nationale par des barrières anti-émeutes et un dispositif policier largement disproportionné, environ 1500 infirmières scolaires accompagnent en chansons la délégation reçu par les services de Luc Chatel.

Depuis de nombreuses années, les infirmières scolaires réclament la catégorie A. “Nous sommes les seuls professionnels de l’équipe enseignante à être en catégorie B” précise Chantal Chantoiseau, infirmière scolaire et membre du bureau du SNICS-FSU.

Pour autant, hors de question de subir un “chantage à la retraite” et un “petit A” comme leurs collègues de la fonction publique hospitalière, prévient Béatrice Tajan, infirmière scolaire et Secrétaire Nationale première adjointe du SNIES-UNSA : L’intersyndicale exige une grille “A type”.

Master et pratiques avancées

Les infirmières scolaires ne se contenteront toutefois pas d’une simple revalorisation sans reconnaissance de leur spécificité et de leurs compétences. Pour Béatrice Tajan,“la formation initiale en IFSI n’est pas suffisante pour se préparer aux responsabilités assumées en établissement scolaire”

Associée à la catégorie A, l’intersyndicale demande donc la création d’un master spécifique, incluant des pratiques avancées, souvent déjà réalisées, comme le dépistage des troubles des apprentissages que certaines académies demandent aux infirmiers de réaliser, ou une dispensation plus large de la contraception d’urgence. “Nous devons accueillir tout élève, quelque soit le motif. Nous sommes autonome vis à vis du corps médical. La responsabilité de l’orientation en cas d’urgence nous incombe totalement” renchérit Chantal Chantoiseau.

A 16h00, la délégation sort du ministère avec des avancées : Un groupe de travail a été créé pour organiser la création d’un corps en catégorie A et l’extinction du corps B. Si Brigitte Accart, secrétaire générale du SNIES-UNSA refuse d’employer le terme de victoire, elle confirme que “la mobilisation importante a permis ‘une réelle avancée dans le dossier”.

Le Syndicat National des Infirmier(e)s conseiller(e)s de santé (SNICS) et le Syndicat National des Infirmiers(ères) Educateurs(trices) de Santé (SNIES) sont les deux syndicats principaux des infirmières exerçant en milieu scolaire.

Thomas Duvernoy

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17 réactions

  1. Ha c’est vrai qu’elle dépende du ministère de l’éducation nationale… La France et ses aberrations administratives monolithique me glaceront toujours le sang. Bon courage à elles dans leur combat en tout cas!

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  2. Oui, trop d aberrations…. En espérant qu’on nous entendra…

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  3. compte tenu de l’arnaque à la catégorie A qui nous est infligée dans la FPH et bientôt dans le privé, il est vivement conseillé aux collègues de l’édcation nationale de regarder où elles vont mettre les pieds …

    une fois dedans, il est trop tard …

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  4. Deja que les IADE avec leurs deux années supplémentaires arrivent pas a avoir le master…. Elles sont optimistes les scolaires…

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  5. pensez vous aux ide qui bossent en milieu hospitalier, et qui font des horaires de fous,,,,avec des conditions de travaille médiocre, non t’elles pas le droit à autant d’avantage aussi

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  6. Nous avons le même diplôme avec une spécificité “action et éducation à la santé”.
    Pourquoi ne méritons pas la même reconnaissance que les hospitalières?
    Etre la référente santé dans un établissement scolaire de 600 élèves , adolescents en plein questionnement n’est pas toujours facile.
    Ce n’est pas parce que nous ne courons pas dans tous les sens que nous ne faisons rien.
    Nous faisons 39.39 heures par semaine et assurons le suivi santé de tous les élèves.
    Regardez nos missions (Bo du 06/01/2000)

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  7. le but n’est pas d’opposer IDE FPH et IDE EN, le but est de vous éviter (les IEDE EN) de vous retrouver coincées comme nous l’avons été …

    passer en A = perdre 3 années de pénibilité et travailler 5 ans de plus soit au total 8 années à récupérer …

    pour entre 8 et 20 euros/mois de plus …

    si c’est ce que vous voulez …

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  8. Il n’y a pas lieu de mettre en concurrence le travail des unes et des autres…les infirmières scolaires travaillent aussi….nous sommes 2 infirmières dans mon lycée pour 1 800 élèves….suivi des élèves,soins d’urgences, formations auprès des élèves et des professeurs…travail avec la maison du handicap..contraception d’urgence..suivi de grossesse…cellule d’urgence en cas d’évènements graves..travail avec les procureurs , les familles…les CPE..participation au conseil de discipline…au conseil d’administration…
    Nos vacances sont annualisées (43H30 semaine …72 heures avec les astreintes pour une infirmière avec internat)….Nous ne méritons pas d’être méprisées par le système, c’est tout!!

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  9. Humm!! Ça me donne une idée !!! On fait la même chose dans le privé????

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  10. encore une fois le but est de vous éviter ce qui nous arrive actuellement et que nous refusons pour beaucoup d’entre nous : une arnaque à la catégorie A …

    allez voir un peu l’état des lieux comme par exemple sur :

    http://www.infirmiers.com/forum/categorie-a-categorie-b-t104665.html

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