
“La notion discriminatoire de groupe à risque demeure, au détriment de la notion de comportement à risque” selon Act-UP
Si les homosexuels et autres hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSF) ne seront plus exclus de façon permanente à l’issue de l’entretien pré-don parce qu’ils déclaraient avoit eu au moins un rapport sexuel avec un homme au cours de leur vie, même des années auparavant, ils ne pourront maintenant donner leur sang que s’ils ont été abstinents de tout rapport sexuel l’année précédant le don du sang total.
“Marisol Touraine promeut le même concept relayé par le Vatican et les évangélistes américains dans les pays africains et les Etats du sud des Etats-Unis, avec l’inefficacité que l’on connaît. La notion de rapport protégé avec un préservatif est totalement niée dans ces nouveaux critères, ce qui lance un signal fort en matière de politique de prévention du VIH et des IST en France” explique l’association Act-Up Paris, qui regrette que les débats se soient concentrés “uniquement” sur la période d’abstinence qui allait être imposée aux homosexuels et autres HSH.
Avec une période d’abstinence de 1 an pour les homosexuels, la France s’est calée sur les pays anglo-saxons qui ont ouvert le don avant elle (Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande et Etats-Unis), mais aussi sur la Finlance, la Suède, la Hongrie, la République tchèque, l’Argentine et le Japon. En Italie en revanche, la contre-indication pour les homosexuels et pour hétérosexuels se pose seulement suite à un changement de partenaire dans les 4 derniers mois, et ce, sans condition d’abstinence.
“Le scénario mettant homosexuels, bisexuels et hétérosexuels sur un pied d’égalité en se présentant au don n’a même pas été envisagé, bien que réclamé par certaines associations” explique Act-Up, citant SOS Homophobie, Gaylib ainsi que l’initiateur d’une pétition sur change.org. “La notion discriminatoire de groupe à risque demeure, au détriment de la notion de comportement à risque, sur lequel devrait se fonder chaque entretien individuel pré-don“.
L’association SOS Homophobie, qui considère cette décision comme une “avancée symbolique” mais “hypocrite” s’inquiète aussi d’un possible fichage des homosexuels et bisexuels dans le cadre des dons de sang. Dans un communiqué paru hier, elle demande aux pouvoirs publics que les conditions de collecte d’informations sur les donneurs soient “clarifiées” et “qu’aucune donnée mentionnant leur orientation sexuelle ne soit conservée“.
Rédaction ActuSoins
La fin de l’exclusion du don du sang en raison de l’orientation sexuelle : les étapes annoncées par le ministère
Première étape (printemps 2016) : fin de l’exclusion définitive du don. Le don de sang total sera ouvert aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes à l’issue d’une période de contre-indication de douze mois, durée pour laquelle le niveau de sécurité transfusionnelle est le même que pour les donneurs actuels. Les hommes qui, au cours des 4 derniers mois, n’auront pas eu de relation sexuelle avec un homme ou auront eu un seul partenaire, pourront donner leur plasma grâce à la création d’une filière sécurisée par quarantaine.
Deuxième étape (environ 12 mois après) : rapprochement des durées d’ajournement entre les HSH et les donneurs hétérosexuels. La filière sécurisée par quarantaine pour le plasma, va permettre aux autorités sanitaires de bénéficier d’une étude « en vie réelle ». Si cette étude démontre qu’il n’y a pas de risques, les règles relatives au don des HSH seront rapprochées des règles générales.
“La fin de l’exclusion définitive est une position partagée bien au-delà des associations LGBT et transcende les clivages politiques : un amendement de principe appelant à la fin de la discrimination au don du sang en raison de l’orientation sexuelle a d’ailleurs été adopté dans le projet de loi de modernisation de notre système de santé. Il a été voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et adopté conforme au Sénat” explique Marisol Touraine dans un communiqué.
« Donner son sang est un acte de générosité, de citoyenneté, qui ne peut être conditionné à une orientation sexuelle. Dans le respect de la sécurité absolue des patients, c’est aujourd’hui un tabou, une discrimination qui sont levés », a déclaré la ministre.
Les travaux vont désormais se poursuivre afin de proposer un nouveau questionnaire d’entretien pré-don, d’organiser une meilleure information du donneur et de renforcer la formation des personnes effectuant la collecte.
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Juste pour mémoire, ceci était votre premier commentaire, loin d’être aussi complet qu’il ne l’est désormais. Vous pourriez avoir l’honnêté d’admettre que vous n’aviez peut-être pas bien lu l’article au départ et reconnaître que du coup votre commentaire prêtait effectivement à confusion et que nous puissions nous en offusquer, sauf si bien entendu vous pensez réellement ce que nous sommes plusieurs à avoir compris en le lisant.
Monique Salmon Lépée
Monique Salmon Lépée Mais qu’est-ce que vous racontez Barbara Freville, Chrisproll Echelon, Sandra Bicouette, dans quel sens critiquez-vous ?… L’interdiction existe depuis 1983 avec l’arrivée du SIDA. Et là c’est justement pour assouplir la loi sur l’interdiction tout en respectant les droits des receveurs qui sont quand même plus importants. Donner son sang n’est pas un droit mais un devoir civique. Par contre il ne faut pas mettre en danger les malades qui reçoivent le sang malgré les grandes précautions prises par les centres de transfusion. Le risque zéro n’existe pas donc prendre des précautions c’est le minimum.
Avant de râler, comprenez les articles…
Hier, à 11:39
..
C’est un peu facile d’oser dire que je “déforme” votre commentaire et que vous ne comprenez pas, VOUS AVEZ MODIFIE votre commentaire. Dans le premier commentaire vous laissiez entendre que le fait d’exiger 1 an d’abstinance sexuelle pour les homosexuels ne vous choquait pas puisque vous vous offusquiez de nous voir tous outrés de cet article. C’est vous madame qui n’avez pas lu et/ou compris l’article, car le véritable sujet était “que penser de ce critère d’exigence d’abstinance pendant 12 mois pour les homosexuels qui veulent donner leur sang?”. A cela vous répondez dans votre commentaire “il faut privilégier la sécurité du receveur”, donc oui, nous comprenons que vous pensez que le risque potentiel n’existerait que chez les homosexuels. Si vous pensez que je suis tellement idiote pour ne pas comprendre vos propos et bien nous devons être dans ce cas une belle poignée d’idiot(e)s si l’on juge par le nombre de personnes qui se sont offusquées de vos propos. Maintenant je vois que vous n’assumez pas vraiment puisque vous vous permettez de modifier vos propos pour aller maintenant dans le sens de tout le monde et en même temps d’oser me dire que je déforme vos propos et sous entendre ainsi que je dois être très bête pour comprendre.
Je viens de relire mon post et je ne vois pas ce que vous déformez pour comprendre le contraire…
Mais pas du tout enfin ! Je dis tout le contraire ! (la loi de 1983 va être ENFIN réajustée car justement le don du sang était interdit aux homosexuels !)
Oui c’est tout à fait cela. Pour ma part j’attends les critères de sélection avant de discuter de discrimination. Il est évident que ce doit être pour tout le monde pareil par rapport au même virus.
Je fais confiance aux professionnels pour déterminer les critères (abstinence, délais, c’est à dire tout ce qui engendre cette polémie) afin que la loi soit la plus juste possible pour tout le monde.
Monique Salmon Lépée, il est acquis que Marisol Touraine viens de lever cette interdiction puisque c’est de là que naît le débat. Ce qui lui est reproché c’est justement d’inclure des conditions pour les homosexuels. Si conditions il y a, elles se doivent d’être universelles et non réservées à une catégorie de personnes. Si on considère qu’un an d’abstinence sexuelle est préalable à un don du sang il doit être appliqué à tout le monde sinon il y a discrimination
https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://lci.tf1.fr/france/societe/don-du-sang-retour-sur-30-ans-d-interdiction-pour-les-homosexuels-8679518.html&ved=0CEAQFjAJahUKEwibxd-dk_zIAhVBNRQKHfaWC2w&usg=AFQjCNFSpwM03CToRzqMi8as0Bg895BE9w&sig2=EFr7O0cL4G3ClonGedkJ-g
Parce que peut être il n’y a que les homosexuels qui ont des conduites à risque?????? Et comment vérifier que pendant 1 an ils n’ont eu aucune relation sexuelle??? Donc du grand n’importe quoi
Expliquez vous ?!
Complètement d’accord.