Attractivité professionnelle : les attentes du nouveau bureau du Collège infirmier français

A l’occasion du renouvellement de son bureau, le Collège infirmier français (CIF)  a exprimé ses principales attentes pour favoriser les parcours des soins et assurer l’attractivité professionnelle des soignants.

© trairut noppakaew / ShutterStock

Après l’ONI la semaine dernière, c'est au tour du Collège infirmier français, dont le conseil d’administration comporte, entre autres, un représentant pour les IDE, ainsi qu’un représentant par spécialité (IADE, IBODE, IPDE, IPA) , de s'exprimer sur les attentes des infirmiers, pour faire évoluer le système de santé et la profession.

D’abord, recommande le CIF, il faut « modifier le Code de la santé publique » en supprimant les termes « d’auxiliaire médical », en reconnaissant les professions réglementées. « Les compétences de l’IDE lui permettent de réaliser un raisonnement clinique, et de mener des consultations infirmières », justifie le CIF.

Pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, le collège propose d’instituer « une consultation infirmière d’évaluation, de suivi et de coordination du parcours de santé (analyse de la situation de la personne, bilan vaccinal, planification des besoins et des interventions nécessaires) ».

Pour favoriser la lutte contre la douleur et réduire les risques de l’automédication, il demande une autorisation de prescription, pour les infirmiers, des antalgiques de palier 1 en vente libre et d’inscrire dans le Code de la santé publique la capacité de l’infirmier de l’Éducation nationale à administrer de sa propre initiative les médicaments non soumis à prescription médicale.

Qualité des soins et formation

 Afin d’assurer la qualité et la sécurité des soins dans les établissements privés ou publics, le CIF demande un ratio de patients par infirmier « au regard de la charge en travail ». Les normes d’infirmiers par lits ne concernent aujourd’hui que quelques services spécifiques, rappelle-t-on.

Il faudrait aussi, selon les représentants de la profession, « revisiter la réingénierie des formations des spécialités infirmières et des cadres de santé » et « reconnaître l’exercice infirmier à l’Éducation nationale comme une spécialité infirmière à part entière ».

Côté formation toujours, le CIF demande d’optimiser la transversalité et la mobilisation des ECTS dans les parcours de formation universitaires « afin de favoriser l’interdisciplinarité. » Par exemple, « les contenus des unités d’enseignement et DU sont identifiés et valident des ECTS. Ceux-ci restent acquis, transférables et mobilisables tout au long du parcours de formation universitaire ».

Comme l’ONI, le CIF demande la révision du décret d’actes et d’exercice infirmier de 2004, « en particulier pour intégrer l’évolution du rôle autonome, des nouvelles compétences à développer au regard des besoins de la population et de l’expertise clinique des 700 000 infirmières. »

Enfin, le CIF demande d’inscrire dans le code du travail le statut de salarié protégé les infirmiers de santé au travail et de reconnaître le rôle de prévention, d’éducation à la santé, d’éducation thérapeutique et de conseil des infirmiers, « en développant notamment des consultations infirmières (en libéral, en établissements de santé, en santé au travail, en santé scolaire… »

Rédaction ActuSoins

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