Service médical d’urgence à l’aéroport Charles de Gaulle : la diversité des soins

Le Service médical d’urgence (SMU) de l’aéroport Charles de Gaulle est sur le pont 24 heures sur 24. Il prend en charge les voyageurs - 70 millions de personnes par an sont en transit - et les 90 000 salariés de la plateforme.

Service médical d’urgence (SMU) de l’aéroport Charles de Gaulle

© Ayoub Benkarroum

« A l’origine, le centre médical a été créé pour répondre à l’urgence collective, comme les accidents d’avion, mais finalement, il n’y en avait pas autant que cela, aime à plaisanter le Dr Philippe Bargain, chef du Service médical d’urgence (SMU), parti à la retraite en octobre dernier. En revanche, les passagers, les bagagistes, le personnel administratif… ont commencé à venir nous voir pour des prises en charge. Nous sommes donc devenus un dispensaire de proximité, un centre de santé. »

L’équipe du SMU est composée de 16 médecins, 18 infirmiers dont 6 coordinateurs pour la gestion de l’équipe, 12 conducteurs ambulanciers et 2 secrétaires. Elle réalise une veille sanitaire 24h/24h, 365 jours par an et assure chaque année 20 000 consultations médicales. Le planning est organisé par tranche de 24 heures au cours de laquelle travaillent deux médecins, trois infirmiers dont un coordinateur et deux conducteurs ambulanciers.

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Parmi les patients, 55 % sont des membres du personnel, 35 % des passagers et 10 % des visiteurs ou accompagnants.

De l’urgence collective à l’urgence individuelle

« De l’urgence collective nous sommes ainsi passés à la prise en charge de l’urgence individuelle », signale le médecin. Chutes dans l’aéroport, vaccination, arrêt cardiaque, embolie pulmonaire : les prises en charge sont diverses. L’équipe médicale assure également le contrôle sanitaire en cas d’épidémies, par exemple. Enfin, « nous effectuons de la médecine légale du vivant, ajoute-t-il. Nous dépistons en moyenne 140 personnes par an qui transportent dans leur corps des boulettes de drogue. »

Le SMU, comme tout centre de santé, applique le tiers payant généralisé aux patients français, qui doivent néanmoins avancer les soins lorsque le secrétariat est fermé. Les patients étrangers doivent, quant à eux, payer pour leurs soins.

Place aux infirmiers

Brigitte est infirmière à l’ADP depuis 1995. « Ici, nous prenons en charge le patient dans sa globalité, explique- t-elle. Outre le patient, je dois aussi gérer sa famille, les bagages… » Joël, d’abord ambulancier devenu infirmier, s’occupe aujourd’hui de la gestion du stock de la pharmacie : « je dois veiller à ce que nous ayons tout le matériel et les médicaments nécessaires aux prises en charge ». Il participe aussi à la dispense des soins.

« AU SMU, il faut savoir gérer la vaccination, la bobologie, les personnes qui parlent une autre langue, ça fait beaucoup, mais on y arrive ! » Le SMU est aussi terrain de stage pour les élèves infirmiers de troisième année.

« Nous en recevons une quarantaine dans l’année, rapporte le Dr Bargain. Les places sont cependant prises d’une année à l’autre. »

Laure Martin

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actusoins magazine pour infirmière infirmier libéralCet article est paru dans le N°32 d'ActuSoins Magazine (mars-avril-mai 2019). 

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