D’infirmier anesthésiste à directeur d’une clinique privée

D’abord infirmier anesthésiste, Alain Carrié est aujourd’hui directeur d’une clinique privée. Dans son parcours, il « a pris beaucoup de chemins de traverse », saisissant les opportunités qui l’ont conduit jusqu’à ce poste.

Alain Carrié D’infirmier anesthésiste à directeur d’une clinique privée

©DR

« Lorsque j’ai débuté mes études secondaires, je me destinais à être ingénieur, raconte Alain. Je me débrouillais bien. Puis mon meilleur ami s’est inscrit en faculté de médecine et j’ai décidé de faire pareil. » Alain ne réussit pas le concours mais le secteur de la santé l’intéresse.

Il se lance alors dans des études d’infirmier afin de s’assurer un métier. « J’ai effectué mon stage de fin de première année dans un service de chirurgie vasculaire et générale au CHU de Bordeaux. J’y ai rencontré un médecin anesthésiste qui m’a impressionné. Dès la fin de ma première année, j’ai eu un déclic pour la spécialité que je souhaitais pouvoir exercer. »

Lorsqu’il termine sa formation, il fait part à ce médecin de son envie d’exercer dans son service, ce qu’il parvient à faire, avant d’intégrer l’école d’IADE à Bordeaux. Il exerce pendant quatre ans comme IADE jusqu’à ce qu’une nouvelle opportunité professionnelle se présente à lui.

Le milieu des laboratoires pharmaceutiques

« Mon chef de service était ami avec le fondateur d’un laboratoire spécialisé dans la fabrication de circuits pour la circulation extracorporelle en chirurgie cardiaque, explique Alain. Ce dirigeant avait décidé de diversifier son activité en commercialisant des produits importés des Etats-Unis et il m’a demandé si je voulais former l’équipe commerciale du laboratoire en parallèle de mon métier d’IADE, ce que j’ai fait. Après quelques mois, il m’a proposé de le conseiller, deux demi-journées par semaine, au plan de la stratégie marketing. »

Alain accomplit cette mission pendant quelques mois jusqu’à ce qu’il soit sollicité pour occuper à temps plein le poste de chef de produits de la gamme hémodynamique qui venait d’être créée. « Sans le permis de sortir de mon chef de service, je n’aurais pas quitté l’hôpital », avoue Alain.

Il y reste deux ans, jusqu’à rejoindre le laboratoire Baxter, sur un poste commercial, qui lui offre une plus grande sécurité professionnelle. « J’ai commencé comme responsable régional des ventes d’une division spécialisée en hémodynamique pour les cinq régions du quart sud-ouest de la  France, raconte-t-il. Je me suis appuyé sur mes compétences techniques, ce qui a fonctionné au-delà de mes espérances puisqu’on m’a ensuite proposé une promotion pour devenir chef de produit, puis directeur des divisions Critical Care et Bentley. Une ouverture de poste de directeur général de la filiale Renal Therapy Services France m’a permis de me positionner et d’être retenu. »

Pendant cinq ans, il dirige cette filiale jusqu’à ce que Baxter se désengage de cette activité par une cession à un repreneur.

Sollicité par des groupes d’hospitalisation privée

Alain décide alors de quitter l’entreprise et de créer une société de conseil dans les domaines du management et du marketing en santé, Audit Conseil Solutions au Service de la Santé (AC3S). « J’ai fait du conseil pendant sept ans, jusqu’en 2011. Puis Vitalia, un groupe d’hospitalisation privée m’a sollicité pour prendre en charge la direction d’une clinique en Bretagne, qui était très déficitaire. J’avais été contacté par rapport à mon activité de consultant, mais très vite, ils m’ont demandé de travailler en interne. La journée, j’étais donc directeur de clinique et le soir, chef d’entreprise car j’avais encore des salariés chez AC3S. »

Après quelques mois à ce rythme, il ferme son entreprise de consulting. En 2013, le groupe Générale de Santé lui propose de diriger un hôpital privé pendant deux ans et demi. Puis il reprend une activité de consultant indépendant et de médiateur professionnel avant d’être contacté par le groupe Elsan pour prendre la direction de leur clinique à Châteauroux. « J’arrive dans la dernière ligne droite de ma vie professionnelle. Je serai finalement allé d’opportunité en opportunité, sans plan de carrière. J’ai  acquis aujourd’hui la conviction que le moment où les choses arrivent est par définition le bon ! Je ne regrette jamais le passé, je suis naturellement optimiste et j’ai encore beaucoup de projets en tête ! »

Laure Martin 

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