Québec : les infirmières et les infirmiers auront le droit de prescrire dans certaines situations cliniques

Le règlement portant sur la a été adopté par le gouvernement du Québec et il entrera en vigueur le 11 janvier 2016. Ce règlement vise les infirmières et infirmiers travaillant particulièrement en soins de proximité dans les domaines des soins de plaies, de la santé publique et des problèmes de santé courants.

prescription_infirmiere« L'autorisation de prescrire pour les infirmières et les infirmiers est un gain majeur pour la population. Notre collaboration interprofessionnelle a toujours eu pour objectif d'implanter des solutions simples et efficaces misant sur les afin que les patients aient un meilleur accès aux soins et en retirent des bénéfices tant sur le plan individuel que collectif » précise Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ.

Cela a pris trois ans de travail et de discussions. «Il y a un exploit ici», a-t-elle ajouté.

Plus précisément, les infirmières pourront prescrire des analyses de laboratoire et des produits, pansements ou médicaments topiques utilisés dans le soin des plaies.

De même, les infirmières pourront également prescrire des médicaments ayant trait à des programmes de santé publique, en matière de contraception hormonale et d’infections transmises sexuellement et par le sang.

Elles pourront aussi prescrire des suppléments vitaminiques aux femmes enceintes.

«Ce sont des activités qui ont lieu beaucoup dans la communauté et qui permettent à l’infirmière d’agir là où la population se trouve. Ça évite la duplication de services ; ça favorise l’accès aux soins — on pense que c’est le plus grave problème de notre système de santé, alors on déploie tout ce qui est possible de déployer pour faciliter cet accès aux soins», a résumé Mme Tremblay.

La présidente de l’Ordre des infirmières s’en réjouit, tant pour l’accès aux soins pour le public que pour la plus grande autonomie professionnelle dont bénéficieront ses membres.

«Les gens vont avoir accès plus rapidement à des soins et ça va éviter des conséquences néfastes, comme les grossesses non désirées ou la propagation des ITSS (infections transmissibles sexuellement ou par le sang) qui est un véritable fléau», a souligné Mme Tremblay.

La mise en œuvre fructueuse de la infirmière a exigé la collaboration de plusieurs partenaires. L'OIIQ a d'ailleurs mobilisé ses ressources internes qui se sont associées aux partenaires incontournables à la réussite de ce dossier : le Collège des médecins du Québec, les instances de santé publique, le ministère de la Santé et des Services sociaux, la Régie de l'assurance-maladie du Québec, les laboratoires, les pharmaciens communautaires, les assureurs, certaines directions de soins infirmiers, l’Ordre des pharmaciens du Québec et l’Ordre professionnel des technologistes médicaux.

«On a évalué que c’est à peu près 10 000 infirmières qui vont se prévaloir du droit de prescrire, donc des infirmières qui travaillent dans la communauté», a noté Mme Tremblay. L’Ordre comptait 73 622 membres le 31 mars dernier.

«Les infirmières qui vont faire ces activités ont les connaissances et la compétence pour le faire», a-t-elle ajouté, tout en soulignant que cela a aussi rassuré le Collège des médecins.

Toutes ces mesures visent à dégager les médecins en première ligne de cas courants et bénins, en plus de faciliter l’accès aux soins pour la population et de réduire l’attente.

Rédaction Actusoins avec Métro

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

35 réponses pour “Québec : les infirmières et les infirmiers auront le droit de prescrire dans certaines situations cliniques”

  1. Cricri Terol dit :

    Valorisation oui c’est bien mais les salaires… J’aimerais bien qu’ils suivent le mouvement aussi non ?

  2. Voila un pays qui octroie plus de compétences et qui valorise ses infirmières !
    La France toujours en retard….

  3. eusebe dit :

    J’imagine la tête des médecins des hôpitaux , centres de soins, etc… si on leur annonçait que les infirmières allaient prescrire…
    A moins que seules les libérales soient concernées ?

  4. Les praticiennes font ça depuis longtemps ! Vive le Québec !!

  5. Moi je dis nous sommes plus souvent avec les malades .DC suggéré au doc ne nous donnes pas le droit de prescrire quoi que ce soit .je parle des Ide hospitalier

  6. Si on est formé pour…et payé à la hauteur pourquoi pas ! Nous le faisons pratiquement tous, en tout cas en ce qui concerne les pst…

  7. Arnaud Xii dit :

    Bah oui refusons toute augmentation de nos compétences.
    Avec des raisonnements pareils on setait encore de bonnes soeurs en couvent a exécuter les ordres sans broncher.

  8. C déjà un peu comme ca en’France
    Qui ne suggère pas au doc dans son oreille sans le vexer on pourrait peut être ….
    Faire ça et ça sur cette plaie ……

  9. Chloé Laby dit :

    On croit rêver… Ça ne m’étonnerait même pas que cela arrive en France…. Ou il y a déjà enormements de glissements de tâches et peu de reconnaissance!

  10. Master Thief dit :

    Justement, c’est pour cela qu’il nous faut un Ordre.Le Québec l’a compris et plébiscite l’Ordre, seul garant de la légitimité de la profession et composé des meilleurs experts de la science infirmière.

    L’Ordre est là pour valoriser la profession, défendre la déontologie et protéger les patients.

    Ou pas.

    • solange granier dit :

      Faudrait savoir, un jour vous bavez sur l’ordre infirmier et ses dysfonctionnements et ici vous en faîtes la presque apologie ?
      Depuis quelques semaines les dirigeants ordinaux sont muets, même les vœux ont été cachés ou adressés à des sourds et muets ?
      Pourtant ils ont de quoi pavoiser puisque “légitimés” par 9 députés umps contre 8 d

      • solange granier dit :

        ans une Assemblée qui en compte 577, où étaient les 559 autres un jeudi après midi ?
        Beaucoup de choses se passent en coulisse, les ex (re) ex pro ordinaux comme Tisserand essaient de revenir dans le giron pour des raisons électoralistes.
        Les banquiers (véritables patrons des ordres) ont horreur du bruit et de la presse.
        Le sort des IDE ou des IDEL est bien le cadet de leurs soucis tant quelles continuent à raquer la cotisation.

      • Master Thief dit :

        Y’ a un truc, cela s’appelle du second degré.

        Tu en aurais, tu saurais ce que c’est.

  11. Valoriser déjà les soins que lon fait ça sera déjà pas mal

  12. Ben voyons ..on en fait déjà pas mal ..et le salaire va suivre 5 ans que nos salaires. ..beug
    J aime mon métier
    Mais mon banquier voit uniquement mon solde en fin de moi et vouiii

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
279 rq / 2,735 sec