Le grade master pour les infirmiers en pratiques avancées ?

La semaine dernière, la Commission des affaires sociales du Sénat a apposé à l'article 30 de la loi de Santé relatif aux pratiques avancées le terme "Master".

facade_nord05_03Le texte prévoyant d'instaurer des pratiques avancées pour les paramédicaux avait été voté à l'Assemblée Nationale en Avril dernier. La nature du diplôme devait alors être définie par décret. Après examen du texte, la Commission des affaires sociales du Sénat a décidé de proposer le grade "master" aux auxiliaires médicaux exerçant en pratiques avancées.

Bien entendu, ce grade "master" n'est pas vraiment acté, puisque la loi n'a pas encore été votée de façon définitive.

Il demeure nécessaire que le Sénat confirme cette qualification en séance publique (fin septembre, début Octobre), puis que les deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat) s’accordent sur la nouvelle rédaction de cette partie de l’article 30 du projet de loi.

Rédaction ActuSoins


Le Sénat revisite la loi de Santé

La Commission des affaires sociales du Sénat  a supprimé 50 articles de la loi de Santé votée à l'Assemblée Nationale en avril dernier (sur 209 dans la version transmise par l'Assemblée). Elle a également ajouté 206 amendements. Parmi les mesures les  plus remarquées : la suppression de l'article 30 bis supprimant l'Ordre des infirmiers,  la suppression du tiers-payant généralisé en ville pour les généralistes, et la suppression du paquet de cigarettes neutre .


Pour aller plus loin : les masters de nos partenaires pour les infirmiers

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Réactions

46 réponses pour “Le grade master pour les infirmiers en pratiques avancées ?”

  1. A toutes les ide de pratiques avancées qui visitent Actusoins, pouvez-vous donner des exemples concrets de votre quotidien montrant ce que vous faites ? Surtout d’un point de vue clinique ? Car y a jamais de réponses par rapport à ça…Car autant au Canada, je vois parfaitement ce que font les IPA en néonat, en soins de première ligne etc mais en France j’ai bien l’impression que c’est un bon gros fourre-tout qui ne débouche sur rien de concret…

  2. LesTroisTamis dit :

    Question d’infirmier de base depuis 24 ans :
    A qui et à quoi cela va-t-il être utile d’avoir un Master en France ?

      • juju29 dit :

        Ou peut-être à faire évoluer la profession ?

        Beaucoup critiquent sans connaître…
        Il suffit de se renseigner, de s’intéresser, et de ne pas rester borné… Le changement n’est peut-être pas flagrant dans l’immédiat mais c’est bien là la reconnaissance de demain qui est en jeu…
        Le nouveau DE a fait crier… Et bien je suis nouveau DE et je peux vous assurer que je ne suis pas perdu dans la pratique quotidienne de mon métier. Des collègues sont même content du partage de certaines nouvelles connaissances ou façon de faire… Avec en retour un partage d’expérience… On à la in échange constructif …
        Il suffit de s’ouvrir à de nouvelles façon de faire, de regarder ailleurs comment cela ce passe, et arrêter de raller continuellement… C’est comme ça qu’on se fait dépasser et que l’on perd toute reconnaissance…
        Si des personnes avant nous se sont battu pour ne plus être des nones, je ne pense pas que ce soit pour que la profession stagne après…
        Les choses changent et il faut s’adapter, être acteur et pas seulement spectateurs…

  3. Karim Abellan dit :

    Les IDE se plaignent de ne pas être reconnu et quand les universités sont prêtes à leur délivrer un Master, elles disent que ça sert à rien. Le Master, c’est LE papier qui reconnait la compétence.

    En gros, vous conduisez sans permis tous les jours, et quand l’état dit “on va vous reconnaitre la compétence de conduite d’automobile en vous délivrant un permis de conduire”, vous ralez……

    Le Slogan “ni nonne, ni bonne, ni conne” est-il toujours aussi vrai ?????

  4. chantal61 dit :

    Je suis obligée de réagir à ton article Maxime ! Professionnelle de la fonction publique hospitalière, ancienne aide soignante, j’ai dû demander une disponibilité pour réaliser mon diplôme d infirmière (promo 93/96) ; DU en psychiatrie transculturelle (95) licence en anthropologie validée en 2005 ; formation financée à 50 % par mes propres deniers ; ce chemin pour accéder à un DESU en psychopathologie clinique accessible avec une licence. Résultat impossibilité de financer cette formation et refus de l’établissement de financer des études longues soient un master ! les formations sont orientées selon les projets d’établissement suite aux orientations ARS, HAS. La politique des établissements est à l’économie au détriment des compétences confirmées. Je sors du sujet… Les parents pauvres sont les soins en psychiatrie ; des formations qui s’orientent vers “l’éducation” des patients, détournés des remous profonds que vivent les patients atteints de pathologie psychiatrique. Je reviens sur le sujet… Le projet de la loi pour le futur master masque il des économies futures ? les masters seront ils orientées pour des compétences réelles à développer auprès des patients ou pour combler les carences médicales ou par économie de médecins ? Le système des soins actuel se met en place de façon gestionnaire sans partir de la réalité des besoins du patient et de la réalité de terrain. Il s’est installé aujourd’hui un fossé entre la sphère des administratifs gestionnaires et les équipes de soins sur le terrain. Une question se pose aujourd’hui quand est ce que les soignants seront de nouveaux à l’oeuvre pour l’organisation des services de soins ?

  5. steph1 dit :

    Avis aux éminents apiculteurs , emboucanneurs et opportunistes de tous bords,encore une voie royale aux inutiles de la profession :”je n ai jamais beaucoup exercé, mais je t apprendrai comment on fait pour mieux le faire”.L état à bien de l argent à depenser inutilement!!!!!!!!

  6. Les ide encore en train de se plaindre, les choses bougent, alors que vous devriez applaudir des deux mains, vous continuez à pleurnicher, comme je dis toujours, nous sommes nous, infirmiers les premiers responsables des conditions déplorables dans lesquelles nous exercons au quotidien. Renseignez vous avant de parler, investissez vous dans votre travail, faites des formations, évoluez, ça vous fera du bien !

    • sancho dit :

      On devrait applaudir, participer et s’investir. C’est clair !
      il faudrait aussi arrêter l’art de la victimisation de la profession infirmière.
      Nous avons le moyen de bouger et de participer à des choses intéressantes.
      Je ne peux pas croire qu’il n’y a que dans un département ou l’ARS, l’ordre, certains syndicats et des praticiens cadres ou non cadres, qui bougent en créant des groupes de travail sur :
      – l’encadrement des étudiants
      – des colloques d’information et de perfectionnement sur les DU (Plaie et cicatrisation /Stomatherapie / recherche en soins / …)
      – le développement d’enseignements, en formation initiale, sur des compétences trop longtemps passees presque sous silence alors même que ces dernières font partie de notre rôle propre (Formation sur les plaies et le traitement des plaies d’escarres / formation sur l’examen clinique d’un patient, … )
      – …
      Des initiatives intéressantes et innovantes sont à produire partout et par tous pour faire avancer la profession.
      Arrêtons de nous plaindre pour tout et n’importe quoi et montrons une profession unie et constructive pour que tous prennent conscience de notre plus-value indispensable.
      In fine nous obtiendrons la reconnaissance et la revalorisation qui nous manque tant.

  7. solange granier dit :

    Encore une histoire de “cornecul” comme celle de la licence infirmière qui nous a juste (pas pour moi je suis restée en B) donné le droit de travailler 5 années de plus pour des clopinettes. Les pratiques avancées ont toujours exister, bien avant cet ordre infirmier qui se met en valeur sur un sujet que ses dirigeants ne pratiquent plus depuis des lustres. Histoire de se donner bonne conscience pendant que les parlementaires nous entubent en silence sur les autres sujets qui fâchent, histoire de satisfaire des egos surdimensionnés. Master ou licence qui rapportent rien de plus à la fin du mois = branlette ou lavage de cerveau, au choix. Le tout mis en avant par un prédisent ordinal retraité, donc bien loin des préoccupations du terrain infirmier et des autres cumulards syndicalistes/associatifs/ordinaux qui sont détachés du service actif et en dispo syndicale depuis au moins dix ans ! Cherchez la grosse erreur !
    Un peu comme les poulettes IDE auxquelles les chirurgiens donnent quelques graines (genre pose de VVC ou fermeture au bloc, qui se font depuis des lustres mais qui sont légalisées) et qui se contentent de zéro euro de plus à la fin du mois.
    A part çà tout va bien.

  8. eusebe dit :

    Le hic, c’est le “en principe”.

  9. Pour les infirmières de pratique avancée, C’est un master en sciences cliniques infirmières. Qui permet d’approfondir son raisonnement clinique . d’apprendre à faire de la recherche à appliquer au soin, avoir une rapproche globale de la situation et du leadership pour impulser des changements au sein d’équipe ou d’établissements. C’est participer à la démarche qualité avec un regard clinique, être avocat du patient et repartir de ses besoins, savoir monter un programme d’éducation thérapeutique, faire de la consultation infirmière, ….entre autre. C’est différent d’une spécialité car moins ciblé sur un domaine. Et du cadre carte plutôt sur une approche clinique. Ce sera une 3 ème voie de carrière pour les IDE. Avec en principe rémunération qui sera équivalente peu ou prou au cadre ( car bac+5 du coup).

  10. Salaire d une praticienne au Québec: 55000 dollars/an…

  11. Elodie Pct dit :

    Des titres pompeux? Les pratiques avancées sont une spécialité IDE au même titre que les IADES, IBODES, puer etc. Elles nécessitent 2 ans d’études post IDE, un master créé il y a déjà quelques années. Alors reconnaître ce diplôme c’est juste “rendre à César ce qui lui appartient”. Le salaire c’est une autre histoire, comme d’autres l’ont dit des thésards à 1500€ il y en a des tonnes, pour autant ils sont docteur… Quant aux DU ils ne sont pas plus ou moins utiles que les pratiques avancées. Est ce qu’une IADE est plus ou moins utile qu’une puéricultrice. Ce sont juste des études, spécialités, diplômes différents. Mais en effet ils nécessiteraient aussi d’être reconnus.

  12. je ne pige meme pas ce que c’est que les pratiques avancées….. Je ne vois pas a quoi ca va servir puisque la paie ne suit pas. N’importe quoi leur truc.

  13. Si c’est juste pour que l’on nous recule encore notre âge de départ en retraite je ne vois pas l’intérêt.

  14. Anne Benichou Alizé Clabé-Martin on fait quoi comme master?:)

  15. par contre les DU, que dalle ! alors que c’est autrement plus utiles que les pratiques avancées

  16. C’est peut être bête comme question, mais ça concerne qui les pratiques avancées? Les IDE spécialisés? Ibode? Iade? Puer?

    • RK Mat dit :

      Les iades ont déjà le master et se sont battus pour ça

    • Elles commencent à combien les iades ? Je ne suis pas qu’interressee par le fric mais j’aimerai faire la comparaison avec d’autre profession ?

    • Seuls les iade nouvelle formation peuvent prétendre au grade master. La formation en a pris un sacré coup : cours d anglais (ça c’est plutôt bien), cours de chimie, stage de recherche, …. au dépend du temps en stage pratique et d un passage plus rapide sur certains cours théoriques qui me semblaient utiles. Quant à tous les autres iade, on n’a rien obtenu de ce côté là et en plus grade master n est pas l équivalent de master donc même les nouveaux n ont pas de reels avantages. La rémunération n a pas suivie et pour ce qui est du départ ça dépend du lieu d exercice, de ton ancienneté, … pour quelqu’un comme moi qui n avais pas une grande ancienneté ide çame ffait pas une grosse différence de salaire alors que les responsabilités sont bien supérieures.

    • Merci Élodie pour cet éclaircissement, donc nous sommes de nouveau dans le paraître, titre ronflant avec formation sans grand contenu (le pire au depend de la pratique) et avec rémunération égale …..il est ou l’avantage, le plus !!!

    • Pour ma part je suis étudiante IBODE, je vais peut-être me faire virtuellement lyncher mais j’ai envie de dire ce que je pense… Je pense qu’il ne faut pas toujours voir a travers le salaire, l’argent ect… Pour ma part je vais faire le même boulot qu’une IDE de bloc qui n’a pas ce diplôme pour 50€ de plus par moi… Aucun interêt de passer 18 mois a l’école diront certains, peut-être… Mais je vois surtout ce que j’ai appris, professionnellement mais aussi personnellement. Maintenant si tout va bien, je suis diplômé dans 2 mois, et je vais retourner au bloc forte de mes nouvelles connaissances, de ma nouvelle confiance en moi… Et tout ça pour le patient que j’ai toujours mis au coeur de ma pratique. Je ne dis pas que vous ne pensez pas au patient attention… Je vous explique juste ma façon de voir les choses, c’est mon coté “vision du verre a moitié plein” et elle me rend heureuse. Bonne journée a tous.

    • RK Mat dit :

      Mélanie Kotkowiak je vous comprend. Les compétences ibode sont très mal reconnues et pourtant…. Toujours pour raisons financières.
      Je ne vois qu’une solution. Vous faire entendre comme l’ont fait les iade.

    • La reconnaissance avance avec la 9ème compétence et les actes exclusifs… Gardons espoir et positivons ?

  17. Cela nous fera de belles jambes !!!! Master à même pas1500€/mois
    C’est à mourir de rire.

  18. J’allais le dire ! Ça changera quoi ? A part flatter les egos de certains avec des titres pompeux…

  19. Inutile de courir après des reconnaissances si la rémunération de la fonction ne suit pas

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