Permanence des soins ambulatoire: la solution infirmière

Comment enrayer le déclin de la permanence des soins ambulatoires (PDSA). Un rapport des députés Catherine Lemorton (PS) et Jean-Pierre Door (Les Républicains), adopté en commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale tente de répondre à la question. Parmi les solutions : des infirmiers cliniciens dans les Maisons médicales de garde,

infirmière-200x300La PDSA reste "marquée par de multiples insuffisances", un "manque patent de coordination entre les acteurs", un manque de lisibilité pour les patients, des "inégalités territoriales et sociales" et une "évolution préoccupante" des dépenses (473,2 millions d'€ en 2005 et 629,5 millions en 2013), selon le rapport.  

Aussi ses auteurs formulent-ils 16 propositions d'améliorations organisées en quatre axes : clarification du périmètre de la PDSA, amélioration de la gouvernance, information des professionnels de santé et des patients, et amélioration de la "structuration" de l'offre de soins.

Pour améliorer le dispositif, le rapport recommande une meilleure structuration de l'offre de soins, grâce notamment au déploiement des maisons médicales de garde et la délégation de tâches aux infirmières, le lancement d'une campagne grand public sur le thème "Téléphonez avant de vous déplacer!" et la création d'un numéro national d'appel, et un "pilotage national" pour "éviter les dérives financières et garantir une certaine harmonisation".

La mission plaide pour la révision du cahier des charges de l'expérimentation sur les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie (Paerpa) afin de favoriser  "l'accès aux soins en Ehpad aux heures de PDSA" et "d'accélérer la généralisation des réseaux de soins coordonnés pour les personnes âgées". La mission évoque une contractualisation entre les Samu et les Ehpad pour anticiper les besoins de soins la nuit ou le week-end.

Les infirmiers en première ligne

Elle propose de rendre obligatoire, pour les structures d'hospitalisation à domicile (HAD) "la désignation d'un infirmier de référence" joignable en permanence avec l'organisation d'un réseau d'infirmiers en mesure d'intervenir en dehors des heures ouvrables.

Dans Egora.fr, le président de la mission, le Dr Jean-Pierre Door, revient sur ces mesures et plaide pour un un soutien aux Maisons médicales de garde.

"Partout où elles existent, il faut les soutenir financièrement. Il faut donner la possibilité du remboursement par la Sécurité sociale du transport depuis le domicile jusqu'à la Maison médicale de garde. Aujourd'hui, ce n'est pas remboursé, donc les gens vont plus facilement à l'hôpital, où c'est gratuit. Il faut aussi mettre au moins le tiers-payant dans les Maisons médicales de garde, par l'intermédiaire de la télétransmission".

Parmi les idées nouvelles : "voir si, dans les Maisons médicales de garde, on ne peut pas permettre  l'adjonction de certains infirmiers qui pourraient venir soutenir, et qui seraient habilités à recevoir le patient, faire un diagnostic. Il faut aller vers la délégation de tâche".

Cyrienne Clerc, avec APM, Le Quotidien du Médecin et Egora.fr

 

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Réactions

8 réponses pour “Permanence des soins ambulatoire: la solution infirmière”

  1. Elo Elo dit :

    “Délégation de tâche”. Moi je dit oui bien sur, avec plaisir. Cela peut plaire à certains IDE. MAIS si nous avons plus de responsabilités nous devons avoir plus de salaire, et la je n’y crois pas du tout.

  2. Enfin le gouvernement se rend compte que nous pouvons être un maillon clé dans la bonne prise en charge des patients!!
    Réjouissons nous!!
    Et à nous d établir les règles!!

  3. cachouchou dit :

    Déjà, limiter le ” à domicile ” quand les patients peuvent se déplacer aux cabinets infirmiers puisqu’on nous oblige a en avoir un, autant le rentabiliser . limiter le nombre de boites de pansements divers et variés qui se périment dans les armoires , un peu de communication entre professionnels (j’ai fait 5 mêmes prises de sg pour une seule patiente en 15 jours parce qu’elle a consulté : son méd, son diabéto, son cardiologue, son gastro et son chir dentiste ) si on veut lutter contre le déficit par contre, recevoir les ordres d’une sorte de cadre de santé libérale : NIET !!!!!!! parce qui va faire les soins , celle qui pose son c… en consultation?

  4. C’est le principe du protocole appliqué de plus en plus en unité

  5. extrait : “voir si, dans les Maisons médicales de garde, on ne peut pas permettre l’adjonction de certains infirmiers qui pourraient venir soutenir, et qui seraient habilités à recevoir le patient, faire un diagnostic. Il faut aller vers la délégation de tâche”. Ben bien sur, et puis quoi encore !

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