Internes en grève : risque de surchauffe dans les hôpitaux

Après l'ISNI, un autre syndicat d'internes en médecine générale l'ISNAR-IMG dépose un préavis de grève ce 2 février, contre la loi de santé. Il annonce également sa participation à la manifestation des internes et médecins du 15 mars prochain.

Internes en grève : risque de surchauffe dans les hôpitaux

©Fotolia/herreneck

Actualisation, le 3 février : Selon le site egora.fr, les internes seront en grève complète et ne seront donc pas présents à leur poste, le 4 février. "Les CHU de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Brest, Saint-Etienne, Grenoble ou encore Clermont-Ferrand seront notamment concernés", prévient Keitly Mensah, 1ère vice-présidente de l'ISNI. Les internes de la plupart des villes de France se rassembleront à l'internat dans la matinée, puis ils iront manifester devant les ARS. A Paris, les internes se rassembleront devant le ministère de la Santé dans l'après-midi.

Alors que 800 internes étaient réunis au Congrès national des internes de médecine générale, en présence de Marisol Touraine, le Conseil d’Administration de l’ISNAR-IMG a pris une position ferme contre le projet de Loi de santé, le discours de la ministre n'a donc pas apaisé les internes.

Ils demandent le report des travaux parlementaires dans le but de permettre une réécriture en profondeur et exigent le retrait des articles relatifs à la généralisation du Tiers Payant pour les consultations de ville (article 18) et au cadrage et à la régionalisation des négociations conventionnelles (article 41).

Si ce mot d’ordre de grève est suivi, cela augure de sérieux blocages dans les hôpitaux, puisque les internes de l’ISNI sont déjà en grève depuis le jeudi 29 janvier.

Lors de ce congrès national, Marisol Touraine a annoncé que les dispositions concernant la réduction du temps de travail des internes (de 11 à 10 demi-journées/semaine) "pourront entrer en vigueur à compter du 1er mai prochain".

Le décret sanctuarise "les demi-journées consacrées à la formation universitaire en rendant obligatoire leur inscription dans les tableaux de service". Il intègre également "le temps de permanence des soins dans le calcul de la durée hebdomadaire de travail", souligne la ministre. Parmi ces 10 demi-journées, 2 seront dédiées à la formation.

Par ailleurs, le Dr Jean Marty, co-président du Bloc, prévient que les libéraux intervenant en cliniques pourront de nouveau suspendre leurs activités mais cette fois sans préavis si les discussions en cours avec le ministère sur le service public hospitalier (SPH), en particulier, ne leur donnent pas satisfaction. Ils avaient entamé une grève en début d'année, stoppée après la tuerie à Charlie Hebdo.

Rédaction ActuSoins, avec Le Généraliste, Egora  et Hospimedia

 

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Réactions

1 réponse pour “Internes en grève : risque de surchauffe dans les hôpitaux”

  1. Seb Gonzy dit :

    Et un jour les IDE arriveront ils a faire un tel mouvement?

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