Formations infirmières

Détail de la formation

Approfondissement Clinique et Psychopathologique destiné aux infirmiers diplômés

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Responsables de la

Responsable universitaire : Alain VANIER, Professeur d’Université à l’université Paris Diderot
Responsable pédagogique : Alberto VELASCO, Psychiatre CH Sainte Anne, Paris psychanalyste


Public concerné par la formation

Infirmiers travaillant en  : infirmiers D.E. et infirmiers de secteur psychiatrique, et autres paramédicaux qui exercent en  : éducateurs, psychomotriciens, ergothérapeutes, assistants sociaux, orthophonistes, animateurs, diététiciens, sur dossier.


Présentation de la formation

La confrontation aux situations de terrain suppose des acquis cliniques et psychopathologiques auxquels les infirmiers diplômés d’Etat n’ont pas toujours eu accès durant leurs trois années de formation. En effet, depuis 1992, il n’existe plus de formation spécifique destinée aux infirmiers s’orientant vers la psychiatrie. Ce diplôme universitaire, qui propose la poursuite d’une réflexion et psychopathologique dans le domaine de la santé et plus particulièrement en psychiatrie, répond donc à une nécessité. La psychiatrie traversant actuellement une période de profonde mutation, ce D.U. concerne également les infirmiers de secteur psychiatrique qui souhaiteraient approfondir les fondements de leur pratique.

Cet enseignement apporte un complément de formation d’un niveau universitaire reconnu, proposant à la lumière des connaissances actuelles des modèles de savoir et de pensée en psychopathologie clinique, et aidant à la compréhension des situations auxquelles les infirmiers travaillant dans le champ de la psychopathologie sont confrontés.

La réflexion portera sur une clinique de l’implication sans laquelle le travail infirmier ne peut trouver ni le sens, ni la distance nécessaire à l’élaboration des situations mettant en jeu la subjectivité.

Cet abord du travail infirmier en psychiatrie, qui prendra en compte les âges de la vie, viendra souligner la spécificité de la position infirmière du point de vue de la psychopathologie clinique.


Programme de la formation

L’enseignement du D.U. comporte :

1°) Un approfondissement théorique et méthodologique en psychopathologie, sous forme de cours et conférences, comportant :
– un enseignement de psychopathologie clinique portant sur les grands cadres sémiologiques et nosographiques, et concernant l’enfant, l’adolescent, l’adulte et la personne âgée.
– une introduction à la psychopathologie générale.

Les cours et conférences comportent trois groupes d’enseignements :

  • a) Psychopathologie clinique

Chez l’adulte :
les démences, la confusion mentale, la psychose maniaco-dépressive, les bouffées délirantes, la schizophrénie, les délires chroniques (délires systématisés paranoïaques, la P.H.C., délires fantasmatiques), l’hystérie, la névrose obsessionnelle, les troubles anxieux et phobiques, les syndromes dépressifs, les états limites, les états psychopathiques, les troubles mentaux survenant au cours d’affections cérébrales organiques, etc.

Chez l’enfant :
les psychoses (autisme, psychoses précoces, psychose de la deuxième enfance), les dysharmonies évolutives, les troubles névrotiques de l’enfance, les déficiences mentales, les troubles des fonctions instrumentales, les pathologies propres à l’adolescence, etc.

Chez la personne âgée :
l’évolution des maladies mentales préexistantes, la survenue tardive d’états délirants ou névrotiques, les particularités des états dépressifs, la place de la pathologie confusionnelle, les problèmes posés par les atteintes cérébrales organiques, en particulier démentielles, etc.

  • b) Introduction à la psychopathologie générale

Les grands courants de pensée en psychopathologie, tels qu’ils se dégagent de l’histoire de la psychiatrie depuis le début du XIXesiècle (Pinel) à nos jours (D.S.M.IV).
Approfondissement des notions de traumatisme, de réaction, de développement, d’épisode aigu, de chronicité, de personnalité, de caractère, de structure, de symptôme, etc.
Abord des problèmes que soulève l’étude des liens entre délire et événement, le rôle des facteurs culturels, l’articulation des divers ordres de causalité, psychique et organique.
Les traitements, les divers courants de psychothérapie.

  • c) L’éclairage de la psychanalyse dans les soins au quotidien

La psychanalyse apporte à la psychiatrie un regard différent et complémentaire dans la compréhension de la clinique et des soins procurés au patient. Cela est valable quel que soit le soignant et l’unité dans laquelle il travaille. Des principes généraux de la psychanalyse vont nous permettre d’aborder, sous un angle différent, les modalités du fonctionnement psychique ainsi que les enjeux cliniques propres aux différentes structures psychiatriques. Mais l’éclairage psychanalytique est aussi un outil fondamental pour la compréhension des différentes situations que les professionnels rencontrent au quotidien. Illustrés par des exemples cliniques, les apports théoriques seront d’une grande utilité dans l’analyse des situations aussi diverses que l’accueil de la première demande, les situations de crise, les particularités transférentielles de la relation patient-soignant ainsi que les bénéfices et les difficultés de l’accompagnement au moyen et au long cours.

  • d) Questions soulevées par la pratique psychiatrique

L’évolution de la profession infirmière en psychiatrie et ses particularités. Le secteur psychiatrique, ses origines, les diverses modalités classiques et les nouvelles prises en charge dans la pratique de secteur. La déshospitalisation en France et dans le monde.
L’extension de la demande psychiatrique à des domaines ne relevant pas de sa compétence, tels que les structures de prise en charge sociale (SAMU social, organisations caritatives), les prisons avec les S.M.P.R., pose les questions de la marginalisation, de la maltraitance, des violences sexuelles, de la criminalité et de leur traitement.
Qu’en est-il des pathologies stabilisées, quelles questions soulève l’injonction thérapeutique ? Informations sur des pratiques autres que celle de secteur : psychiatrie de liaison, psychiatrie privée (hospitalière et libérale), domaine associatif, gériatrie, aide aux victimes d’attentats et de violences, etc. Problèmes posés par l’urgence psychiatrique et son organisation.

2°) Des travaux en petits groupes sous forme d’atelier.

  • a) Atelier : pratique des soins en psychiatrie et expériences d’équipe

Cet atelier a pour objectif de réfléchir et de définir les contours et les contenus de la pratique.
En effet, en complément des approches théoriques et conceptuelles, il existe une clinique du quotidien, creuset de la pratique. De même, au-delà d’une approche techniciste et protocolaire, il existe une étrangeté énigmatique dans la rencontre avec l’autre en souffrance.
Définir le soin, les soins et la pratique soignante demeure être un défi à relever, à construire, à structurer chaque jour sur le principe de la relation et de la pertinence phénoménologique du lien qui se crée entre le soignant et le soigné.
Chaque soignant se trouve en perplexité face à ce qu’il faut faire et ce qu’il est possible de dire et d’agir.
Cet ensemble repose sur les trois piliers : Clinique- Relation- Ethique- qui seront les bases réflexives de cette relation humaine si singulière, qui doit être explorée afin d’en décliner le sens thérapeutique.

  • b) Atelier : Cinéma et folie

Cinéma et psychanalyse, n’est-ce pas là le mariage de la carpe et du lapin ? On pourrait le penser de prime abord. L’une s’appuie essentiellement sur la parole, l’autre exploite d’abord l’image.
Historiquement, ces deux inventions, majeures, apparaissent simultanément à l’orée du 20e siècle et n’ont pas été longtemps indifférentes l’une à l’autre. Les disciples de Freud ont rapidement l’idée d’utiliser ce « nouveau media » pour faire connaître la psychanalyse à un public élargi !
Communiquer sur la psychanalyse est toujours d’actualité et aujourd’hui, nous avons des documentaires qui nous présentent des témoignages d’analystes et d’analysants qui « disent », eux, comment ils ont trouvé un soulagement à leurs souffrances. Du coté de la fiction, il existe des films qui retracent l’histoire de la psychanalyse au travers des portraits, plus ou moins fidèles, de Freud et de ses disciples. Parfois, la psychanalyse est mise en scène et le psychanalyste, tel un détective, trouve la clé de l’énigme : il interprète le symptôme et permet la guérison du patient avec une happy end. Ce sont là des scénarios qui ont servi de trame à Hitchcock ou à Mankiewicz par exemple.
Le cinéma s’est nourri de la psychanalyse, mais lui a-t-il apporté quelque chose ? Sans doute quand le cinéaste, travaillé par les grandes questions qui traversent notre société, leur apporte une réponse qui donne du grain à moudre à la psychanalyse, qu’il s’agisse du déclin de l’autorité du père, de la perte des repères, du fantasme et du rêve, de la féminité, du désir et de la jouissance. Voilà ce que nous explorerons dans cet atelier « Cinéma et psychanalyse ». Laure De Bortoli

3°) Groupes de supervision

Participation à un groupe de réflexion et d’implication clinique ayant pour objet la rencontre avec le patient et les autres membres de l’équipe dans la pratique quotidienne.


Calendrier et coût de la formation

Durée de la formation : 320 heures - Début de la formation : 19 décembre 2018

13 séances de travail de trois jours (les 3èmes mercredis jeudis et vendredis de chaque mois) de décembre 2018 à décembre 2020.

1/ Frais pédagogiques :

  • paiement employeur ou formation continue : 6 400 € pour les 2 années, soit 3200€ / an
  • paiement individuel : 3 200 € pour les 2 années, soit 1600€ / an

2/ Droits administratifs :
L’inscription universitaire pour 2018-19 Et pour 2019-20 est requise afin de couvrir le temps de la formation et la soutenance qui aura lieu en septembre 2020.
Le montant des droits sera défini par arrêté ministériel en juillet de chaque année.
A titre indicatif : montant des droits 2018-2019 : 243 €

N° SIRET : 197 517 238 006 59
Déclaration d’activité n° 1175 POO 1175


Contacts

Renseignements et inscriptions
Université Paris Diderot Paris 7
IHSS / Département d’Études Psychanalytiques
Service Formation Continue
case 7058
75205 Paris cedex 13
Tél. : 01 57 27 63 79
ep.fc@univ-paris-diderot.fr
www.ep.univ-paris-diderot.fr/
 

Formation continue DPC complémentaire

Etablissement formateur : Université Paris Diderot Paris 7

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