Des formations en médecine des voyages et tropicale ouvertes aux infirmières

Chaque année à Paris, l’IMEA*, en partenariat avec la Pitié-Salpétrière , propose plusieurs formations en médecine infectieuse. Parmi ces enseignements figurent le D.I.U de médecine du voyage et le D.I.U de médecine tropicale. Accessibles aux infirmières, ils contribuent notamment à renforcer leur autonomie pour la prévention et pour la prise en charge humanitaire.


D.I.U Médecine des voyages – Santé des voyageurs : l’éducation thérapeutique en devise

« Je pense que les infirmières font souvent mieux l’éducation thérapeutique que les médecins ». C’est en partant de ce postulat, que le Pr Olivier Bouchaud, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Avicenne en Seine Saint Denis, a monté il y a quelques années, le Diplôme Inter Universitaire de médecine des voyages. « L’idée était de leur permettre d’avoir une certaine autonomie et de souligner qu’elles sont compétentes en médecine du voyage », ajoute-il.

Avec au programme dix modules tels que l’évaluation des risques sanitaires liés au voyage, les grandes pathologies du voyageur ou encore la chimio-prophylaxie antipalustre, ce D.I.U s’adresse principalement aux infirmières qui travaillent dans des services de maladies infectieuses, dans des centres de vaccinations internationales ou dans des centres de conseils aux voyageurs. « L’objectif est de savoir  donner les bons conseils et les bonnes recommandations avant le départ », déclare le Pr Bouchaud. Pour optimiser l’enseignement qui se déroule sur huit mois à hauteur de trois heures de formation hebdomadaire, les cours favorisent l’apprentissage par « cas cliniques ». Un stage d’une durée de vingt heures minimum dans un centre contribue en partie à l’obtention du diplôme.

D.I.U Médecine tropicale – Santé internationale : Pour une prise en charge humanitaire

Contrairement à la médecine des voyages, relevant principalement de la prévention appliquée en France, la médecine tropicale se pratique sur des postes humanitaires ou en expatriation professionnelle. « La  Médecine tropicale s’exerce dans des situations où les moyens sont très limités et où les personnes prises en charge présentent un risque élevé de développer une pathologie enseignée. L’objectif de ce D.U est donc inverse au D.U de médecine des voyages», ajoute le Pr Bouchaud, également responsable pédagogique de cette formation.

Au programme des neuf mois d’enseignement, neuf modules tels que la santé publique ou la parasitologie dans les pays en voie de développement. « J’ai beaucoup apprécié la maîtrise des enseignants qui venaient nous faire cours. Ils étaient impressionnants et passionnés », déclare Bénédicte Moncomble, infirmière logisticienne, qui a suivi cette formation il y a quelques années. « Cela m’a donné envie d’aller plus loin en me confortant dans mon désir de travailler outre-mer. J’ai pu alors réaliser ce projet ».

Les deux D.I.U se déroulent chaque année, alternativement à la faculté de médecine du C.H.U Bichat et à la faculté de médecine du C.H.U Pitié-Salpêtrière à Paris.

Malika Surbled

* IMEA : Institut de Médecine et d’Epidémiologie Appliquée

 

Pour aller plus loin :

Programmes détaillés sur le site de l’IMEA : http://www.imea.fr/index.html

Pour aller plus loin : formation continue DPC pour infirmière et infirmier libéral

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