Urgences vitales : Quelles conduites à tenir pour les infirmiers ?

| | mots clefs : , 25 réactions

Du nouveau dans la prise en charge des urgences vitales par un seul ? C'est en tout cas le souhait de la société française de médecine d'urgence, qui vient d'éditer une série de recommandations de prise en charge des principales situations de détresse.


Urgences vitales : Quelles conduites à tenir pour les infirmiers ?Que faire lorsqu'on est infirmier du travail, en EHPAD ou en libéral, en attendant un moyen de secours médicalisé ? Quels gestes réaliser en plus des manoeuvres secouristes "classiques" ?

Cette question, bon nombre de professionnels se la sont déjà posés. Et pour cause : si le code de la santé publique autorise un IDE à décider "des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin", le manque de connaissances pratiques ou théoriques, la multiplicité des procédures locales rendent toute initiative complexe.

Dirigée par un infirmier anesthésiste et composée de nombreux professionnels médicaux et infirmiers de l'urgence, la commission d'experts à l'origine de ces recommandation s'est appuyée sur des bases scientifiques faisant consensus pour établir une liste de propositions de conduites à tenir infirmières face à une urgence vitale.

Des actions infirmières spécifiques

Plusieurs situations de détresse sont traitées, de l'accouchement inopiné à domicile à l'arrêt cardio respiratoire, en passant par la détresse respiratoire, l'antalgie ou le coma hypoglycémique.

Pour chaque situation, les auteurs du texte proposent des éléments de "bilan infirmier", des "actions et actes infirmiers" ainsi que les éléments de surveillance associés.

Parmi les actions proposées, on retrouve l'administration d'un aérosol de bêta 2 mimétiques chez l'asthmatique connu, l'injection d'adrénaline en cas d'arrêt cardio respiratoire en cas de rythme non chocable ou l'administration intraveineuse de G30% sur une hypoglycémie sévère.

Ces conduites à tenir font aujourd'hui l'objet d'un large consensus au sein de la communauté de l'urgence. Reste que proposer la réalisation de ces actes par des infirmiers (en attendant un moyen médicalisé et sous couvert du soutien du médecin régulateur SAMU), témoigne d'une évolution importante des mentalités. On est loin des réticences du début des années 2000, où mettre à disposition des secouristes des défibrillateurs semi-automatiques était considéré comme une hérésie par certains...

Un problème de taille demeure toutefois: Ces procédures d'urgence ne sont utiles que si les gestes secouristes "de base" sont réalisés. Avant d'injecter de l'adrénaline, il est nécessaire de reconnaître un arrêt cardio-respiratoire et de maitriser l'algorithme de réanimation cardio pulmonaire... Un travail de longue haleine, donc, mais un challenge passionnant.

Thomas Duvernoy

Cinq questions à Yvon Croguennec, infirmier anesthésiste président du comité d'organisation :

Quel constat à l'origine de ces recommandations ?

Lors de son exercice professionnel un infirmier diplômé d’état (IDE) peut être confronté à une situation inopinée de détresse médicale sans qu’un médecin ne soit présent sur le lieu même si dans le système de santé français le recours à un médecin urgentiste est possible 24 heures sur 24 par le biais du centre de réception et de régulation des appels.

Il peut donc être amené à effectuer des gestes complémentaires au secourisme afin de préserver le pronostic vital et/ou fonctionnel. Il n’y avait jusque-là aucune recommandation professionnelle et les pratiques locales étaient très hétérogènes. Différents articles du décret de compétences inscrits dans le code de santé publique rappellent le rôle propre, les actes sous prescriptions médicales et les protocoles de soins d’urgence.

Avez-vous rencontré des obstacles ou des réticences lors de l'élaboration de ce texte ?

Dès lors que la médecine basée sur les preuves servait de cadre à notre écriture, il a fallu établir des recommandations en fonction des données de la science et les avis d’experts et non pas en fonction de « l’habitude ». Le recours possible à l’avis du médecin régulateur a permis de donner du contenu à ces recommandations.

Quel est le poids de ces recommandations face au code de la santé publique ? 

Le code de santé publique fait référence à l’urgence dans l’article R.4311-14 dans son deuxième alinéa. Jusqu’à maintenant l’IDE agissait face à une urgence inopinée pour éviter la non-assistance à personne en danger.

Ces recommandations, qui je l’espère seront déclinées en protocoles, lui permettent de baser son action sur la science.  Par exemple ces recommandations permettent des actions immédiates pour la prise en charge de l’arrêt cardiaque qui ne souffre d’aucun délai de prise en charge (Adrénaline sur choc non conseillé ou sur fibrillation réfractaire après le troisième choc). Pour une prise en charge de la douleur l’utilisation de la morphine est recommandée après avis avec un médecin régulateur.

Est-ce la fin du conflit ISP protocolés  / SAMU ? 

La pierre d’achoppement n’est pas une divergence scientifique mais est essentiellement basée sur les conditions d’exercice. La SFMU inscrit ces recommandations dans le cadre du rôle essentiel de la régulation médicale du SAMU dans l’organisation des secours préhospitaliers. Ces premières recommandations appellent à la réalisation de protocoles de recherche pour les faire évoluer.

Comment envisagez-vous la formation des IDE pour intégrer ces conduites à tenir ?

Le programme d’universitarisation des études d’ a déjà intégré une unité d’enseignement de soins d’urgence (UE 4.3). La prise en charge de l’urgence inopinée, rare par définition, va imposer comme le dit le professeur SCHMITT président de la SFMU « de gros efforts d’investissement en termes de formation initiale des IDE au sein des instituts de formations en soins infirmiers (IFSI), et dans l’immédiat, la mise sur pied de sessions de formations qui pourraient s’appuyer sur les centres d’enseignement des soins d’urgence (CESU) ».

Cependant ces recommandations sont un cadre dans lequel chaque institution peut puiser pour rédiger des protocoles en fonction de sa situation, de la formation de ses IDE. Des protocoles différents inspirés de ces recommandations émergeront pour des IDE exerçant dans des circonstances différentes : en milieu de travail, infirmier sapeur pompier, IDE dans une EPHAD ou sur un terrain militaire...

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

25 réponses pour “Urgences vitales : Quelles conduites à tenir pour les infirmiers ?”

  1. FONFON dit :

    Tout à fait d’accord, par prudence, je souhaite que les intervenants IDE ou IADE aient acquis un minimum de compétence pour réagir dans l’urgence. j’ai pris connassance des recommandations de la SFMU j’y adhère totalement.
    Dr Joël FONDRONNIER MSP

  2. Mamouk dit :

    Je vous rappelle que si vous avez choisi cette profession , c est pour soigner les patients et non du bétail.. Un minimum d investissement s impose ainsi que de rester performant!! Alors former vous pas l intermédiaire de votre service de formation ou de vos heures DIF allouées chaque année! Faut arrêter de se laisser aller !!

  3. syndicat RESILIENCE dit :

    Il serait fort intéressant de connaître l’avis de l’ordre infirmier sur ce sujet aussi important que l’épilation au laser, la lutte contre le sida et autres prises de positions ordinales cruciales pour l’avenir de notre profession.

  4. yann frat dit :

    Pour nicolasinf et msis2. Désolé de vous contredire (ou de vous rassurer ?) mais je suis diplômé de 1999 (oh mon dieu 11 ans!!!) et ce discours, toujours le même, je l’ai entendu 120 000 fois à la virgule près. De mon temps c’était la réforme de 1992 qui était une aberration parce que la première année n’était plus consacrée à l’homme sain et bla bla bla… Nous ne connaitrions jamais l’homme sain et donc nous serions des soignants de merde dans un contexte de plus en plus difficile, catastrophe annoncée etc… Pour msis, de même, tous les soins que tu cites nombreux sont ceux qui ne sauront pas les faire en sortant de l’école… depuis des années… Mais qui y arrivent ensuite alors pas de panique…

    Seule chose par contre passée sous silence depuis toujours et qui est pourtant essentielle : il faut arrêter de croire qu’avec son DE on est “prêt à bosser” c’est faux il faut à tout le monde un an ou deux pour maitriser le job et savoir gérer un service, acquérir les bons réflexes… En fait c’est comme les jeunes conducteurs… Bien sur vous avez votre permis mais il faudrait vous mettre un gros A sur votre blouse… ;))) Mais ça ne date pas de cette formation, c’est ainsi depuis la formation des ifsi parce que les soins infirmier c’est un mode de pensée qu’il faut attraper… Bref… Donc on respire et on boit frais…

    Sinon, pour la blague et un peu pour la provoc je vais reprendre le texte

    “les dispositifs médicaux ex; les kt centraux, les PAC ( chambre implantable )les sondes d’aspiration gastrique,système, de lavage vésical, les bladders scan, les redons, lame…
    les médicaments administrés ex; les différentes alimentation= entérale, parentérale, les différents antibiotiques, les transfusions sanguines, les médicaments à proprement parler…..”

    Mon dieu ça fait 10 ans que je bosse et je n’ai aucune idée de comment marche ces trucs là !!!!! Pire je m’en contrebalance!!!! (vu que je ne m’en servirais surement jamais…) Et puis qu’au pire et ben j’irais voir un collègue avec un joli sourire en lui disant “je ne sais pas faire vas y explique moi” comme je l’ai fais (et comme je le fais avec d’autres) pour des tas de soins.

    Alors il faut être un peu lucide: aucune école ne pourra former des gens prêts à embaucher le lendemain et à être efficace aussi bien en réa, qu’en psychiatrie, qu’en scolaire, qu’en entreprise, qu’en libéral, qu’en gastro, qu’en bloc, qu’en onco etc… La seule question c’est surtout qu’ils aient les bons réflexes et les bonnes façons de se poser des questions… Ce qui est déjà beaucoup… non?

    Cependant et d’autre part je suis d’accord avec vous pour reconnaitre qu’un étudiant ça demande du temps, énormément et qu’il n’est plus acceptable pour personne qu’on nous les colle dans les pattes sans nous dégager du temps pour les former… Ou rattraper le retard qu’on a pris avec eux… Mais peut être serait il temps alors de se bouger un peu non et d’exiger des choses ? Quel scoop pour 2012 !!
    ;)))
    Blague à ^part je vous souhaite une bonne année à tous!!
    yf

  5. MSIS2 dit :

    Je suis relativement d’accord avec toi Nicolasinf. Je suis étudiant et ce n’est pas facile pour nous. Ca m’angoisse beaucoup ce souci de stage. Je suis en 2e année et cela fait déjà deux fois que je suis allé en gériatrie. Il y a encore des techniques de soins que nous n’avons pas encore vu et malheureusement le temps presse. Je ne me vois pas dans un an jeune diplomé. Nos formateurs paraissent très rassurant mais ce n’est que façade. Ca leur pose énormement de problème quand on leur dit que nous n’avons jamais piquer dans une chambre implantable, je n’ai jamais posé de sonde naso gastrique, jamais retiré un redon de ma vie, pratiqué aucun transfusion sanguine…
    Avec toute humilité, je prends conscience de ses problèmes et je me mets la barre haute car dans un an et demi je n’aurai pas affaire à des boites de petits pois. J’essaie de faire au mieux avec mes difficultés.
    En ce qui concerne cet article, je reste sceptique quand on nous parle de conduite à tenir sachant qu’à l’école on ne nous apprend aucune conduite à tenir face à une patho. Les actions à faire façon listing c’est terminé (dixit nos formateurs), ils veulent qu’on réfléchisse par nous même. Il ne faudra pas réfléchir longtemps face à un IDM !!!
    Et je rigole quand je lis injection d’adrénaline, pose de G30%. En ehpad je vais les chercher où ? Je te rejoint sur ce coup là Yann Frat.
    Une très bonne et heureuse année quand même
    MSIS

  6. mandragore dit :

    Ce document est franchement d’une grande pauvreté, en gros tu attends l’avis du SAMU avant de faire quoique ce soit.

    M Croguennec a toujours été un grand défenseur du “SAMU sinon rien”. Le peu d’intérêt de ces “recommandations” n’est donc pas étonnant.

  7. yann frat dit :

    Ok je suis en libéral et je lis ça :

    “Parmi les actions proposées, on retrouve l’administration d’un aérosol de bêta 2 mimétiques chez l’asthmatique connu, l’injection d’adrénaline en cas d’arrêt cardio respiratoire en cas de rythme non chocable ou l’administration intraveineuse de G30% sur une hypoglycémie sévère.”

    Et je me pose une seule question: Super!!! Mais ou je trouve ces médicaments?
    (et il y a bien une réponse qui me vient mais bon… Elle n’est pas très polie…).

    Je parie aussi que comme d’hab nos amis les “formateurs” vont alors hausser les épaules et me dire “mais enfin dans votre voiture…” Mais oui bien sur suis je bête… Dans ma voiture que je n’ai jamais le droit de garer à plus de 600 m de mes patients en ville, et qui reste en plein soleil quand elle ne trimballe pas des dasri… Je vais y coller une énorme trousse d’urgence et un pied à perf, ben voyons… Quoique non en fait comme il faut l’avoir sous la main en cas d’urgence le mieux c’est d’avoir tout dans son sac non? Pied à perf compris… Et hop 55 kg sur le dos en permanence pour faire des toilettes…

    Alors oui j’ai l’air de râler, oui je râle mais bon sang au lieu de donner des instructions aussi absurde et sans aucun contact avec le réel, ne pourrait on pas une fois simplement se mettre d’accord sur des gestes et sur des démarches normalisées. Par exemple j’ai fait plusieurs formations secouristes et pas un n’a dit 2 fois la même chose sur le nombre massage/insufflation… Par contre à chaque fois on n’a pas manqué de me faire passer pour le dernier des débiles ( “non mais ou vous avez péché ça? Dans la Meme formation l’année dernière…)

    Bref, amis réanimateur on est tous derrière vous mais de grâce descendez de vos grands chevaux et demandez vous une fois dans votre vie : comment faire des consignes applicables?

    Merci par avance

    yf

    ps et quand je lis qu’on va pouvoir, qu’on devrait faire de la morphine quand il nous est toujours interdit de donner un doliprane à un céphalique… Bref allez bonne année à tous !!!

  8. Sandra dit :

    pas facile en cas d’urgence d’être face au malade et de savoir réagir merci l’expérience des infirmières, ça aide beaucoup!

  9. tring dit :

    réaction a nicolasinf , tout a fait d’accord avec toi , la promotion qui va sortir en ayant fais la nouvelle a beaucoup de lacunes d’ordre pratique et théorique. On leur apprend tout a l’envers , ils connaissent pas le fonctionnement de base du corps humain que déjà ils apprennent les maladies et doivent faire des liens entre des symptômes , du grand n’importe quoi !!!!!
    L’état s’est décharger sur les IDE en poste pour assurer les manques qui sont présent ds la formation universitaire , malheureusement les IDE ont leur service a gérer avec des horaires difficile , le manque de personnel et des plannings ou les jour de repos sont en pointilles !!!!!
    Quand demain , ces étudiants vont être de futurs professionnels , il y du souci a se faire

    • cathy dit :

      tout à fait d’accord avec Nicolas , les nouveaux étudiants ont un manque total de connaissances, ne connaissent ni les maladies, ni les traitements et n’ont pas eu de pratique , ou peu , tout dépendant des lieux de stage
      ; tout est à faire, cela nous prend un temps énorme, et il semble que dans ces études, le remplissage des papiers soit plus important que le reste….il faut tout leur expliquer et leur montrer, tout l enseignement semble nous incombert , il ne faut quand meme pas oublier que pendant ce temps nous sommes en poste………
      réforme à revoir totalement

  10. Aleks dit :

    Sarah : vous n’avez pas un coordinateur qui peut vous envoyer en formation ou faire rédiger des protocoles internes par un médecin ?

  11. Pascal dit :

    Cela dit, les recommandations pour l’IDE seul sont simples : ne touchez à rien, faites le 15.

  12. nicolasinf dit :

    bonjour à toutes et à tous,
    je souhaite réagir aux propos tenues par le professeur Schmitt, président de la SFMU; la formation d’infirmière n’est plus pratiqué en IFSI réellement comme auparavant, mais dans les école de médecine auxquels sont rattachés les IFSI.

    Je trouve pas ailleurs navrant cette réforme qui fera de nos futurs collègues, des dangers potentiels, à savoir, un manque énorme:

    1 – de pratique ( TP ou stage)

    Je suis référent des étudiants en stage sur mon hôpital à Paris, titulaire en poste aux urgences de nuit.
    Il n’est pas rare de trouver en stage de chirurgie un étudiant de 3ème année ayant eût comme stage en 1ère année; psychiatrie = 10 semaines, gériatrie =5semaines
    2eme année; santé publique =5semaines, soins de suite et de réadaptation (où équivalent) =10semaines

    Donc toujours le même étudiant, ayant validé ses écrits et ses stages se retrouvent en 3ème et dernière année tout content.
    il se fait parachuter ( et je pèse mes mots !) dans le service de chirurgie digestive-viscréal-gynéco-urologie. soit son premier stage hospitalier pure.
    Il ne connait pas les médicaments, les modalités de préparation, de dilution, d’administration, de surveillance, les dispositifs médicaux, les surveillances, les changements des dits dispositifs etc…

    Notre étudiant se retrouve en difficulté face à ces obstacles et cela est d’autant plus prenant pour son IDE référent.
    Malgré que la plupart des IDE aime encadrer les étudiants et transmettre notre savoir, le manque de personnel que tout le monde connait peut mettre l’IDE référent en difficultée également….

    2- le manque de connaissance paramédicale

    En effet, les cours reçus par nos futurs collègues-confréres est plus de l’ordre médicale que paramédicale.
    Or, notre profession est de l’ordre du pratico-pratique, c’est à dire un savoir faire reconnue.

    Avec cette réforme, les étudiants ont beaucoup plus de travail personnel à faire ainsi qu’un manque flagrant de connaissance pratique ( que les étudiants reconnaissent volontiers eux-mêmes !!)
    IL est vrai qu’il est toujours indispensable d’approfondir ses connaissances mais aussi valorisant d’un point de vue professionnel.
    Pour cela il convient de connaitre les bases avant de vouloir approfondir les choses, les bases qui sont pour nous la relation à l’autre, l’empathie, l’observation, la technicité des gestes et des situations ( notamment dans l’urgence)…..
    Ces quelques élément de notre travail demande du temps, de l’écoute, et une connaissance sans faille.

    Que faire lorsque que notre étudiant sera diplômé et arrivera au sein du service ne connaissant pas:
    les dispositifs médicaux ex; les kt centraux, les PAC ( chambre implantable )les sondes d’aspiration gastrique,système, de lavage vésical, les bladders scan, les redons, lame…
    les médicaments administrés ex; les différentes alimentation= entérale, parentérale, les différents antibiotiques, les transfusions sanguines, les médicaments à proprement parler…..

    Son manque de connaissance et de pratique pourra être dangereux, enfin je prie pour que non.

    Le reste de l’article est très intéressant et valorisant pour notre profession, ainsi que pour la collaboration que nous avons avec nos chérs médecins.

    Merci pour ce moment de liberté où j’ai pû exprimer un ressentiment qui est partagé par bon nombre de mes collègues.

    Merci à vous et bon courage à tous pour les travailleurs du réveillon et du lendemain surtout.

  13. daviken dit :

    un grand oui en ce qui concerne ces protocoles d’urgence !
    à une seule condition : la formation est indispensable !
    de la part d’une IDE de SSIAD et ancienne ISP.

  14. Vanessa dit :

    L’as est limitée par les gestes ,pas assez formée (la réalité est tout autre !)et pourtant grande responsabité quand on est seule !! prise de constantes ,premiers gestes , dossier medical sous la main et allo le 15 !! demander conduite à tenir en attendant ! Le principal reconnaitre les signes ( oap , idm , etc …)

  15. Cecylia dit :

    La France évoluerait-elle ? Moi, je dis tant mieux !

  16. Sarah dit :

    oui je sais mais pas toujours facile, on nous demande à parlé à l’infirmier mais on en a pas. certaines fois c’est juste une ASH qui fait la nuit

  17. Anonyme dit :

    & Sarah : On applique les techniques secouristes AFGSU, on appelle le 15, on gère éventuellement les autres résidants… 🙂

  18. Sarah dit :

    et pour les aides soignantes seules la nuit en EHPAD on fait quoi?

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
297 rq / 2,046 sec