Un arrêté précise les conditions d’exercice des formateurs en Ifsi

Un arrêté précise les conditions d’exercice des formateurs en Ifsi

Un arrêté du 10 juin publié au Journal officiel le 12 modifie les conditions à l'exercice des formateurs en Ifsi en autorisant officiellement les titulaires d'un diplôme ou titre universitaire au moins égal à la licence en santé, sciences de l'éducation ou sciences humaines (et du DE infirmier) à y enseigner. Un ajout qui ne semble pas modifier en profondeur la réalité des pratiques mais inscrit la fonction de formateur dans le circuit universitaire.

Un arrêté précise les conditions d'exercice des formateurs en IfsiL’article 11 du nouvel arrêté sur les autorisations des Ifsi, apporte une modification aux conditions que doivent remplir les formateurs permanents en IFSI.

Comme le prévoyait le précédent arrêté en vigueur, qui datait de 2009, le nouvel arrêté indique que ces formateurs doivent toujours être titulaires d’une part du DE d’infirmier et d’autre part soit du diplôme de cadre de santé, soit d’un des certificats de cadre auxquels ce diplôme s’est substitué, soit encore d’un « diplôme reconnu équivalent » – une formule relativement imprécise.

Le nouvel arrêté apporte une précision nouvelle en indiquant que les formateurs peuvent aussi être titulaires d’un « diplôme ou titre universitaire à finalité professionnelle dans les domaines de la santé, des sciences de l’éducation ou des sciences humaines d’un niveau au moins égal ou supérieur à celui de la certification visée par la formation autorisée », c’est-à-dire une licence ou un diplôme supérieur (master, doctorat).

Universitarisation

Pour Michèle Appelshaeuser, présidente du Comité d’entente des formations infirmières et cadres (Cefiec), l’ajout de cette mention s’inscrit dans le « processus d’universitarisation » de la profession infirmière et « donne plus de précision quant à la place de l’université dans les postes à responsabilité au niveau des formations ».

 Le texte prévoit aussi que les directeurs d’IFSI, en plus d’être titulaires du DE et d’avoir une expérience en management et/ou pédagogie, doivent être « directeur des soins ou titulaire du diplôme de cadre de santé ou d’un des certificats de cadre auxquels ce diplôme s’est substitué ou d’un diplôme ou titre universitaire à finalité professionnelle et de recherche de niveau 7 dans les domaines de la santé (master 2, NDLR), des sciences de l’éducation ou du management ».

 Selon la présidente du Cefiec, le texte donne la priorité, pour les formateurs, au titre de cadre de santé sur les autres certificats ou titres (et pour les directeurs au titre de directeur des soins) tout en mentionnant les deux voies d’accès à ces fonctions.

Pour aller plus loin : formation DPC continue pour les infirmiers et infirmières

Question de légitimité

Certains se sont émus, sur les réseaux sociaux, de « la fin de l’obligation d’être cadre de santé pour être formateur en IFSI ».

Sauf que dans les faits tous les formateurs permanents en IFSI ne sont pas titulaires du diplôme de cadre de santé (ou des certificats équivalents), souligne Michèle Appelshaeuser.

Ce nouveau texte ouvre-t-il davantage la porte à des formateurs non cadres ? Difficile de le dire avec certitude. Selon la présidente du Cefiec, si on veut exercer la fonction de formateur de manière confortable et s’y sentir légitime, « c’est toujours mieux d’avoir un niveau d’études supérieur à celui qu’on enseigne, en plus d’un savoir expérientiel » et cela constitue un critère de qualité pour les instituts.

D’autres témoins voient dans cette nouvelle mention le signe d’une menace globale sur la formation des cadres de santé, voire « la mort annoncée des cadres de santé ».

Sans aller aussi loin, peut-être est-elle à relier en tout cas à la réingénierie de la formation des cadres de santé, qui devrait reprendre à la rentrée, croit savoir Michèle Appelshaeuser. « Est-ce qu’on gardera l’école des cadres ou est-ce qu’on statuera sur des masters ? Il y a une décision à prendre », observe-t-elle, d’autant que nombre d’IFCS proposent aussi des masters.

 Le Cefiec a constitué un groupe de travail sur le sujet.

Géraldine Langlois

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2 réactions

  1. Si reforme autant partir sur une formation universitaire de niveau Master.
    Après faudrait motiver les vocations en valorisant cet exercice difficile qui est d’encadrer des étudiants

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  2. Bonjour, Je suis un ancien infirmier en psychiatrie, et je vous informe de la prochaine parution de mon huitième livre aux éditions Bérangel. Il sera intitulé : « Les émotions fantômes », un titre évocateur. Cet écrit parle des traumatismes, ces « fantômes » invisibles qui influencent nos comportements et nos relations. Il explore comment des souffrances enfouies, parfois depuis l’enfance, ressurgissent en dépressions, addictions ou blocages. Parce que le destin d’une blessure morale, c’est de se répéter. Quatre récits inspirés du réel décrivent des personnage prisonniers de schémas de transmission émotionnelle, dans le silence familial Mais heureusement, il est possible d’échapper à son destin, de choisir de vivre plutôt que de survivre, grâce au pouvoir thérapeutique du récit de soi et de la parole échangée. L’ouvrage sera préfacé par le Professeur Marcel RUFO et post facé par le Dr Hervé BOKOBZA. Il parle des traumatismes cachés, des souffrances enfouies, mais il dénonce aussi un système de soins malade, une surmédicalisation et l’abandon de la psychothérapie. J’espère vous avoir donné envie d’en découvrir davantage en allant sur Ulule (le lien transmis) où vous trouverez des extraits du livre et surtout le moyen de vous inscrire pour une précommande et de soutenir à la fois le livre, l’auteur et la maison d’édition. Merci de diffuser ce lien autour de vous. Effectivement, l’ouvrage ne paraîtra que si un nombre suffisant de participants est atteint, alors, je compte sur vous. Dominique Sanlaville https://fr.ulule.com/les-emotions-fantomes/coming-soon/ N’hésitez pas à me recontacter pour en parler

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