
“Il y a des secteurs hospitaliers qui sont en surchauffe comme les urgences, mais il y a aussi des secteurs en sous-activité. Regardez en hépatologie, on soigne et on guérit des hépatites avec des médicaments sans hospitaliser les malades; il y a donc des lits qui devraient basculer“, a estimé la ministre, ajoutant qu’il fallait “s’organiser différemment”.
La ministre a souligné qu’avec le passage de la chirurgie vers l’ambulatoire – 70% au moins de tous les actes chirurgicaux-, “on aura moins besoin de lits“. “Chaque hôpital doit se poser la question de ce changement et de sa réorganisation. Avec, en particulier, la nécessité qu’il y ait des lits «d’aval» pour accueillir les patients qui ont besoin d’être hospitalisés“.
“Nous avons besoin d’hôpitaux flexibles“, a t-elle également déclaré, pour que les établissements puissent s’adapter aux variations de l’activité dues aux pics épidémiologiques ou aux hausses d’activité saisonnière, par exemple dans les zones touristiques.
Complémentarité entre les hôpitaux
“Oui, il y a des lieux qui dysfonctionnent“, admet Agnès Buzyn. “10 à 14% des services d’urgences sont en surchauffe, mais pas tous, loin s’en faut. Partout ou presque, ce sont des lieux de soin de qualité et même des centres d’excellence. Il faut mieux les positionner et jouer la complémentarité entre les hôpitaux plutôt que la compétition. Je veux à la fois maintenir des hôpitaux de proximité (ceux qui traitent la plupart des malades) et des hôpitaux qui vont accueillir et traiter des maladies complexes, qui demandent des plateaux techniques et des compétences spécifiques. Les uns sont complémentaires des autres“.
Impliquer la médecine de ville
Au sujet des urgences, la ministre a souligné la nécessité d’impliquer davantage la médecine de ville dans la prise en charge des soins programmés pour soulager l’hôpital public.”Il y a un afflux invraisemblable aux urgences de patients qui n’ont rien à y faire“, a t-elle indiqué, “30% d’entre eux pourraient être pris en charge par la médecine de ville”.
Des perspectives de carrière “plus ouvertes”
La ministre des solidarités et de la santé a aussi évoqué la réflexion engagée par le gouvernement sur “l’attractivité des carrières”.
“Un groupe de travail doit nous remettre des propositions pour faire bouger les lignes aussi en matières de ressources humaines, afin de proposer des perspectives de carrières plus variées, plus ouvertes au sein de l’hôpital“, a t-elle pointé.
Rédaction ActuSoins
Pour lire l’intégralité de l’entretien avec Agnès Buzyn, sur Libération, c’est ICI
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Un peu condescendant votre question, non ? Les conditions aux urgences n’ont aucun effet sur mon service. Tout ne tourne pas autour des urgences dans un hôpital et croyez moi, il y en a qui souffrent en silence.
Ah bon, ça ne vous fait pas chier de voir venir des patients pour un grain de beauté qui les gênent depuis 1 an. Personnellement moi si. Je ne cautionne pas ces gens qui abusent du système tout comme je ne cautionne pas ceux qui subissent la mauvaise gestion de notre système de santé. Plein de choses pourraient être gérées hors des urgences si les moyens étaient mis par notre gouvernement d’incapables.
Hilarante même ?
Si les urgences ne sont plus en souffrance, alors les services le seront moins aussi, CQFD. C’est un point de départ. Puis, je suis curieuse d’un truc, c’est quoi, vos grandes difficultés à vous, les services?
Exactement, très bien dit ! Les urgences sont la vitrine d’un hôpital et beaucoup de patients y passent avant d’être transférés dans des services où le personnel est bien content de trouver des patients déjà techniqués hein ?
Certes mais les urgences sont la porte d’entrée de l’hôpital. Et là le sujet est « les urgences »
Professeur en labo soize…..et viré de Debre …..quelle conne
« Infirmière urgentiste » ça n’existe pas ?
C’est qui elle déjà ?!!!!!
Le sujet est toujours les urgences…. C’est ça le problème. Ce n’est pas que je critique les urgences, loin de là, mais les médias ne parlent que de cette partie de l’hôpital. Il ne faut pas s’arrêter à la vitrine.