La CPAM refuse de prendre en charge les actes d’un infirmier libéral

La CPAM refuse de prendre en charge les actes d’un infirmier libéral

Infirmier libéral, Philippe Sarlat propose une prise en charge aux malades psychiques dans le but de pallier le vide de soins pour ces patients lorsqu’ils sortent d’hospitalisation. La CPAM ne l’entend pas de cette oreille et refuse toute prise en charge.

Pour Philippe Sarlat, les résultats de cette initiative développée depuis 2008 sont encourageants, puisque certains malades reprennent une vie sociale et professionnelle, et, de fait, font preuve d’une plus grande autonomie.

Cependant, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) des Hautes Pyrénées ne semble pas de cet avis. En mars 2010, « la Directrice et le médecin conseil m’ont demandé de ne plus facturer d’actes infirmiers de soins auprès des personnes dépendantes lorsque cette dépendance est liée exclusivement à une pathologie psychiatrique », explique Philippe Sarlat qui a néanmoins décidé de poursuivre le suivi de ses patients.

Mais ce mois-ci, l’infirmier a reçu un courrier de CPAM lui demandant « de ne plus facturer à l’Assurance Maladie des D.S.I. (Démarches de Soins Infirmiers) et A.I.S. (Actes Infirmiers de Soins) pour des patients ne présentant qu’une dépendance liée exclusivement aux affections psychiatriques ».

« Je leur ai demandé quels articles de la nomenclature excluent la prise en charge des malades psychiatriques, mais je n’ai obtenu aucune réponse”, indique Philippe Sarlat. “C’est une persécution par rapport à mon activité, et en plus ils ne proposent aucune autre solution alternative pour la prise en charge de ces patients. »

Une situation paradoxale car son action et son projet de coopération entre professionnels de santé sont défendus par le SNIIL, l’Ordre des médecins du département, et les médecins prescripteurs. L’infirmier a donc décidé de porter plainte devant la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), pour discrimination envers les malades psychiatriques.

Depuis cette lettre, Philippe Sarlat continue de pratiquer des actes de soin pour lesquels il n’est pas payé, car la CPAM rejette toutes les D.S.I concernant les malades psychiques alors que des dossiers sont en attente de jugement au tribunal de la sécurité sociale.

L.M.

Pour aller plus loin:

www.infirmier-psy-liberal.com

SEVRAGE TABAGIQUE

Infirmier, savez-vous que vous pouvez prescrire les substituts nicotiniques ?

Comment aborder ce sevrage avec vos patients ? Comment choisir le bon dosage ? Comment optimiser le suivi ? Autant de questions concrètes auxquelles votre Visiteur Médical répondra lors d’une formation adaptée à votre pratique quotidienne.

Je découvre la formation

Bon usage

Restez connecté ! Installez l'application gratuite ActuSoins


17 réactions

  1. C’est où votre région?

    No votes yet.
    Please wait...
  2. Pour nuancer un peu: il ne s’agit pas là d’un relent de 1995 et du combat des IDEL contre les ISP (qui eux ne peuvent pas exercer en libéral, même pour de la psychiatrie)? Je le déplore comme vous, puisque vous ne faites que de récolter aujourd’hui, tout comme les patients.
    Ensuite, les CMP ont des carences aujourd’hui, et il est impossible de tout faire via les infirmiers de secteurs et la sectorisation, que cela soit n’importe ou en France. Dans ma région, de nombreux patients bénéficient d’un binôme psychiatre-inf libéral, sans que cela ne choque personne.

    No votes yet.
    Please wait...
  3. Bien sûr ils signent et contre signent les mêmes DSI, mais rien n’y fait.

    No votes yet.
    Please wait...
  4. ce sont les médecins qui prescrivent, non?

    No votes yet.
    Please wait...
  5. En effet, à croire qu’ils nont rien à faire des gens qui réfléchissent aux problèmes de santé publiques.

    No votes yet.
    Please wait...
  6. Ca fera plaisir aux membres du rapport Couty.

    Et au plan santé mentale aussi.

    Puis au Ciss

    Et enfin et surtout aux patients.

    No votes yet.
    Please wait...
  7. AMK? Il me semble que la la cotation de la pose de bas de contention pose beaucoup de problèmes aux IDELS car ce soin n’est pas nomenclaturé. Cependant, n’existe-t-il pas des diagnostics IDE lorsqu’une personne ne peut pas mettre seule ses bas? Pourquoi ne pas utiliser la DSI? Je pense qu’il y a une jurisprudence.

    No votes yet.
    Please wait...
  8. La pose de bas de conttion sont des amk ! Bien que …

    No votes yet.
    Please wait...
  9. ouh ouh

    No votes yet.
    Please wait...
  10. Ce n’est pas une question d’acte mais plûtot de pathologie. Allez voir mon site et consultez le courrier de la CPAM. Un malade psy ne peut pas bénéficier de soins d’hygiène si sa dépendance n’est liée qu’à son problème psy. Exemple s’il est autiste et qu’il craint l’eau il faudrait donc l’hospitaliser pour assurer ses soins d’hygiènes.

    No votes yet.
    Please wait...

Laisser un commentaire