Ambiguïté encore dans cet échange, relaté par l’ancien infirmier reconverti dans l’écriture William Réjault: En 2008, lors d’une séance de dédicaces au Salon Infirmier, Roselyne Bachelot s’avance vers son stand, et lui déclare : “Mais vous n’avez pas besoin d’argent, vous avez la reconnaissance et la gratitude du grand public, cela vaut tous les salaires du monde!”.
Des louanges emphatiques à la franche condescendance, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par Daniel Cohn Bendit en 1999. A l’occasion de la marée noire de l’Erika, dénonçant la gestion de crise de sa rivale écologiste Dominique Voynet alors ministre de l’environnement, il déclare publiquement que cette dernière a eu «une réaction d’infirmière dans une situation de catastrophe». Qu’est-ce qu’une réaction d’infirmière? mystère, mais il y a fort à parier que ce n’est pas un compliment.
Le syndrome de la “simple infirmière”
Le terme infirmière a parfois du mal à se suffire à lui-même. Il est donc souvent affublé d’une épithète, classiquement “simple” ou “petite”. Simplicité d’esprit ou petitesse sociale? Un peu des deux, probablement. Prenons cet article de 2006 de l’Express qui relate la mise en place d’une consultation infirmière dans un hôpital, véritable florilège de clichés condescendants: “Là, derrière la porte barrée de l’écriteau «Consultation», c’est une simple infirmière qui reçoit les patients. La voix posée, les gestes précis, Crystelle Lecaille endosse le rôle du praticien hospitalier avec une belle assurance.”
Beaucoup plus troublant et inquiétant, on retrouve cet adjectif dans un grand nombre de messages d’infirmières elles-mêmes, qui débutent par “je ne suis qu’une simple infirmière, mais…”, comme si son auteure s’excusait à l’avance de la faiblesse du propos qu’elle s’apprête à tenir.
Le principe fondateur d’ActuSoins est ainsi posé: valoriser votre parole et votre expertise, avec une rédaction dirigée par des soignants, constituée de journalistes collaborant avec les plus grands titres de la presse française et de professionnels de santé.
Nous espérons tous que vous apprécierez les premiers articles de cette belle aventure. N’hésitez pas à nous faire part de vos interrogations, remarques ou critiques
Thomas Duvernoy, rédacteur en chef d’ActuSoins




Bien sur on s est tres bien que l on ne se nourrie que de reconnaissances…..
Actuellement, nous n’avons plus ni la reconnaissance du public, ni le salaire….
pas simplette!
ehh beh ya encore du boulot !!!
en ce qui concerne le patient il n est pas responsable il demande que l on s occuppe de lui normal
ceci ne concerne pas que les infirmière chaque métier est difficile il ne faut pas l oublier être payer au smic c est devenu une mode,le piston est devenu une mode,quand je vois des personne sans diplôme on leur claque la porte hors il demande cas bossé et ceux qui on plein diplôme disons certaine ba il son embauché hors il foute rien voila faut pas cherché a comprendre ya de la différence partout maintenant ce qu’il faut faire c est garder son emploi.
Mais bien sûre c est ne honte quand on gagne que 200 euros de plus que certaine personne sans diplôme et qui ne travail ni les jours férié ni les week end personne ne comprend pas nos responsabilité
ça c’est sur!!c’est plus pour parler poliment “ferme ta gueule et bosse”quand ce n’est pas le patient qui te dis “je te paie”!remarque je lui répond qu’il a le service qui va avec!!
je t’en ficherais de la nonne!!ras le bol!!rien que le mot vocation me donne des boutons!!je revendique infirmiér(e) métier comme un autre hyper mal payé
Actusoins j’addddoooorrrrrrre…….toujours de très bon sujets………mais à quand un article ” pourquoi les infirmières sont elles si bonnes…..et surtout si connes?” C’est vrai…..être payée comme une femme de ménages et être contente de son sort me laisse sans voix……