Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance : les infirmières puéricultrices en première ligne

Trente départements participeront à la première vague de contractualisation de la Stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance. Dans un communiqué, l'ANPDE (Association nationale des puéricultrices.eurs diplômé.e.s et des étudiants) se réjouit du rôle confié aux infirmières puéricultrices. 

Stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance : les infirmières puéricultrices en première ligne

© damircudic / iStock

"Parmi les engagements demandés aux départements volontaires de cette première vague de contractualisation, Adrien Taquet - secrétaire d'Etat en charge de la mise en place de la stratégie pour la protection de l'enfance auprès d'Agnès Buzyn, ndlr - affiche clairement la détermination du gouvernement d'accélérer le virage de la prévention en protection de l'enfance, en doublant, notamment à l'horizon 2022 le nombre de visites à domicile prénatales par les sages-femmes de PMI et de visites à domicile infantiles juste après l'accouchement par des infirmières puéricultrices", indique l'ANPDE. 

La visite à domicile est désormais identifiée comme le moyen "le plus pertinent pour accompagner l'enfant et sa famille au sein de leur environnement", dès les premiers mois de vie, précise l'association. "Tout en gardant le caractère universel de la PMI, cet accompagnement individualisé permet de renforcer le soutien des familles révélant des vulnérabilités. C'est en s'appuyant sur les 'bonnes pratiques' des puéricultrices que cet axe doit être développé". 

Sécuriser les parcours et donner aux enfants protégés les moyens d'agir

Trois autres engagements sont inscrits dans la stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance, note-t-on. 


La stratégie cherche notamment à sécuriser les parcours des enfants protégés et prévenir les ruptures, en créant  "par exemple, de nouvelles places d'accueil pour répondre aux besoins spécifiques des enfants placés et notamment permettre aux fratries de rester ensemble", indique un communiqué du ministère. 

Il s'agit aussi de "donner aux enfants protégés les moyens d'agir et garantir leurs droits",en rendant systématiquement, "par exemple, la participation des enfants et des jeunes protégés aux travaux des Observatoires départementaux de protection de l'enfance".

Enfin, la stratégie vise à "préparer l'avenir et sécuriser la vie d'adulte des enfants protégés", en développant "par exemple, les dispositifs d'accompagnement global emploi/insertion/logement des jeunes, y compris pour les jeunes en situation de handicap". 

Un budget de 80 millions d'euros

"Pour la première fois depuis les lois de décentralisation, l'Etat s'engagera financièrement à hauteur de 80 millions d'euros" pour déployer la stratégie dans les 30 départements signataires. Il est attendu desdits départements un co-financement adapté pour chaque projet déployé dans le cadre de la contractualisation. 

Ces montants s'ajoutent au reste des leviers de protection de l'enfance actionnés par le gouvernement comprenant un "renfort apporté au secteur de la pédopsychiatrie, les moyens alloués pour déployer le bilan de santé obligatoire pour les enfants de l'Aide sociale à l'enfance (voté dans le budget de la sécurité sociale pour 2020), les moyens permettant l'expérimentation du parcours de soins des enfants protégés dans 10 départements en 2020, le budget accordé à la création de 70 postes de juges pour enfants et 100 postes de greffiers, ainsi que la part de la Donation de soutien aux investissements des départements (DSID) consacrée aux structures de protection de l'enfance", fait savoir le ministère. 

Les 30 départements sélectionnés bénéficieront du renfort financier lié à la contractualisation, et les résultats attendus pour répondre aux objectifs fixés seront évalués en fin d'année. "Ils seront pris en compte pour ajuster les moyens alloués à chaque projet départemental dans la prochaine vague de contractualisation", précise le communiqué du secrétaire d'Etat. 

La prochaine sélection de départements signataires commencera à la fin du premier semestre 2020 et la mise en oeuvre opérationnelle des projets associés interviendra en janvier 2021. 

Rédaction ActuSoins

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