Dons d’organes : dites-le à vos proches

Pour la journée sur le don d'organes : quelques chiffres, quelques rappels... et une vidéo humoristique de l'Agence de biomédecine

Greffe de rein ©DR

Greffe de rein
©DR

En 2014, la progression de l’activité de greffe se confirme en France : +4,6% par rapport à 2013. Cependant, plus de 20 000 patients ont été inscrits en liste d’attente d’une greffe d’organe mais seulement 5 357 d’entre eux ont été greffés.

Arrivée à la tête de l’Agence de biomédecine le 5 janvier 2015, Anne Courrèges indique que l'objectif de 5700 greffes est "ambitieux mais atteignable".

De son côté François Hollande a pris la parole : "j'exprime ma reconnaissance à tous les donneurs et à leurs familles qui, jadis comme maintenant, font de ce don une admirable réalité".  Il s'agit lors de cette journée "d'inciter chacun de nous à indiquer sa volonté afin que si à notre mort un prélèvement d'organes est envisagé, celles et ceux qui seront interrogés sur nos souhaits puissent en être fidèlement les messagers", explique le Président de la République.

La loi de bioéthique, modifiée le 7 juillet 2011, a fait de la question du don d’organes une priorité nationale.

Le principe

Toute personne est considérée comme consentante au don d'organes et de tissus de son corps si elle n'a pas exprimé de volonté contraire de son vivant. C’est ce que l’on appelle le consentement présumé. Le refus de donner ses organes s’exprime de son vivant, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus tenu par l’Agence de la biomédecine, soit en témoignant de son opposition auprès de ses proches.

Pour respecter la volonté de chacun, conformément à la loi, quand une personne décède et que le prélèvement d’organes est possible, l’équipe médicale consulte obligatoirement le registre national des refus.

Si le nom du défunt n’y figure pas, la loi impose à l’équipe médicale d’interroger les proches pour recueillir une éventuelle opposition au don d’organes exprimée de son vivant par leur proche.

L'évolution législative

Une des dispositions de la loi de Santé, adoptée en première lecture à l'Assemblée réaffirme le caractère essentiel du consentement présumé au don d’organes et  ouvre la voie à d'autres possibilités que le registre national des refus pour exprimer son opposition, mais en maintenant le principe selon lequel en l'absence de refus, chacun est considéré comme donneur présumé.

"Il n'est pas question de prélever sans s'assurer de l'absence du refus de la personne et sans discuter avec les familles. Mais nous devons faire en sorte d'améliorer les moyens de connaître l'avis du défunt", a expliqué Marisol Touraine dans une interview publiée lundi par Ouest France.

Face à la faible utilisation du registre national des refus, "il faut définir clairement quelles peuvent être les autres modalités d'expression du refus", explique-t-elle.

Une concertation nationale sera lancée prochainement avec les associations, les familles, les médecins, les patients… pour définir d’autres moyens d’exprimer le refus.

Rédaction ActuSoins

Les principaux chiffres

- 26 % : la progression du nombre de greffes réalisées en France en dix ans. Après le rein (3 232 greffes en 2014), les organes les plus transplantés sont le foie (1 280), le coeur (423), les poumons (327) et le pancréas (79)

- 54 659 : le nombre de porteurs d'un greffon fonctionnel en France en 2014.

- 20 311 : le nombre de patients qui ont besoin d’une greffe et sont en liste d'attente, mais seulement 5 357 patients ont pu en bénéficier en 2014 (5123 en 2013)

- 579 : le nombre de patients décédés en France en 2014 faute d'avoir bénéficié d'un don d'organe. Ils étaient 20.311 sur les listes d'attente l'an passé,

-526 : le nombre de greffes pratiquées à partir de donneurs vivants (+ 16 % par rapport à 2013).

-33,6 % : le pourcentage de refus

 

Une campagne d’information, intitulée « Don d’organes, dites-le à vos proches » et conçue par l’Agence nationale de la biomédecine (ABM), a été lancée à la télévision, mais aussi depuis ce matin sur Internet (ci-dessous la vidéo sur YouTube et Daily Motion pour inciter les jeunes à faire connaître leur choix .

 

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