Syndicalisme : les infirmières aux abonnés absents

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Les infirmières ne comptent que 5 % de syndiquées dans leur rang. Un désintérêt aux multiples explications et aux conséquences non-négligeables.

Syndicalisme : les infirmières aux abonnés absents

©Fotolia/herreneck

Pour les infirmières, combat ne rime pas avec syndicat. Depuis quelques années, leur taux de syndicalisation stagne autour de 5 %. Un pourcentage égal à celui des salariés du privé, mais trois fois moins élevé que celui des salariés de la fonction publique.

Une absence de culture militante

Face à ce manque d'engagement, les se révèlent perplexes. «Venant d'une profession impliquante, c'est incompréhensible. Ce n'est pas lié à la féminité du métier. Dans d'autres secteurs féminins, les taux de syndicalisation sont beaucoup plus élevés. C'est notamment le cas pour les aides-soignantes syndiquées à 30 % ! Les infirmières, elles, sont dans une attitude consumériste vis-à-vis des syndicats. Nous avons des adhérentes mais très peu de militantes», raconte Thierry Amouroux, président du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI).

«Ce n'est pas dans la culture de revendiquer. Les infirmières sont peut-être davantage habituées à prendre soin des autres que d'elles-mêmes. La connotation politique peut également les gêner», avance Nathalie Depoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière (CNI). Sentiment que les syndicats sont obsolètes, incapables de comprendre les vrais besoins des salariés, individualisation de la société... peuvent aussi expliquer cette désaffection.

Des syndicats en ordre dispersé

La mésentente des syndicats entre eux n'arrangent pas les choses. Deux grandes familles s'opposent. D'un côté se trouvent les syndicats - CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, UNSA - qui organisent la défense des travailleurs par branche d'activité. De l'autre campent les syndicats corporatistes - CNI et SNPI pour l'essentiel - qui limitent leur champ d'action au seul secteur des infirmières.

«Nous défendons l'intérêt général. Les problématiques comme les conditions de travail ou la non-reconnaissance concernent tous les métiers de l'hôpital. Notre regard est transversal. Il n'y a pas le problème des infirmières, il y a le problème des hôpitaux», explique Nathalie Cagneux, secrétaire générale de la Fédération Santé-Sociaux de la CFDT.

Mais si les infirmières ne l'entendent pas de cette oreille, comment alors les motiver à s'engager ?  «C'est une vraie question, reconnaît la responsable de la CFDT. Aujourd'hui, nous ne répondons pas à leur demande. Et même si nous n'avons aucune valeur qui nous amène vers l'intérêt catégoriel, nous nous interrogeons sur comment répondre davantage à leur identité professionnelle».

Une question que les syndicats corporatistes ne se posent pas. Le SNPI le clame : «il n'est pas normal de laisser des agents exerçants d'autres métiers parler au nom des infirmières.»

Alors, quand les deux familles se rencontrent, l'ambiance n'est pas vraiment à l'union. «Dans les salles de négociation, on nous reproche notre corporatisme. Mais les centrales, elles, s'intéressent davantage à leurs adhérents», regrette Thierry Amouroux.

Même son de cloche à la CNI. «Bien sûr, nous sommes critiqués. Mais je suis fière d'être corporatiste. A vouloir défendre tout le monde, on ne défend personne. On parle bien de ce qu'on connaît bien. Par exemple, les centrales n'avaient pas travaillé en amont sur le droit d'option. Pendant cette période, même les DRH nous envoyaient des infirmières en recherche d'informations. Mais comme nous donnons des renseignements sans imposer d'adhésion, contrairement à d'autres, cela ne nous a pas ramené d'adhérents», déclare Nathalie Depoire.

Le prix à payer pour les non-syndiquées

Reste que les syndicats s'accordent sur les conséquences de ce faible taux de syndicalisation. Revalorisation salariale a minima, reconnaissance en berne, conditions de travail dégradées... en seraient le prix à payer. «Les infirmières sont passées à côté de quelque chose. Il n'y a eu aucune réelle augmentation de salaire depuis 1988. Elles n'ont obtenu qu'une poignée d'euros avec le passage en catégorie A. Les aides-soignantes, mieux syndiquées, sont mieux défendues. Leur métier a beaucoup progressé», estime Thierry Amouroux.

Pour la présidente de la CNI : «Les autorités en profitent car elles savent que les blouses blanches ne se mobilisent pas. Avec le passage en catégorie A et le recul de l'âge de la retraite, elles ont fait payer aux  infirmières leur propre augmentation !»

La CFDT enfonce le clou. «Les infirmières sont un peu transparentes. Et les autorités, considérant que les organisations syndicales sont insuffisamment représentatives, ont créé une autre forme de représentation : l'Ordre . Mais, contrairement aux syndicats, l'Ordre n'a pas pour but de défendre l'intérêt des infirmières», expose Nathalie Cagneux.

Pour une fois, le mot d'ordre des syndicats est à l'unisson : le salut de la profession passera par la mobilisation.

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86 réponses pour “Syndicalisme : les infirmières aux abonnés absents”

  1. […] d'adhésion n'empêche pas de bénéficier de droits ou des conventions collectives. Syndicalisme : les infirmières aux abonnés absents. Les infirmières ne comptent que 5 % de syndiquées dans leur rang. Un désintérêt aux multiples […]

  2. aurora dit :

    Je vous invite à venir dans un syndicat voir ce qui se fait , je suis certaine que vos opinions et vos idées feront changer les choses. Vous n’avez pas compris qu’un syndicaliste n’est pas un syndicat à lui tout seul, c’est comme une équipe de travail, les unes sans les autres , ne peuvent faire “tourner” un service
    Je comprends la réaction des cadres, car ils n’ont pas toujours le bon rôle, ils se situent entre la hiérarchie et leur équipe. Mais c’est aussi leur fonction de faire “tourner” un service tout en respectant. les conventions collectives. Je pense que parfois les personnels en ont assez de voir leurs horaires chamboulés, de revenir parfois sur leur temps de repos, voire même de congé payé, les réunions peuvent se faire pendant le temps de travail, peut-être au moment du ” chevauchement ” des équipes, ou bien sur 2 jours, il y a plusieurs solutions si on veut bien s’en donner la peine.
    Quelle solidarité organisons-nous entre-nous ?

  3. Cadre dit :

    Tiens ! Ca tombe bien. Je viens d’avoir un syndicaliste très gentil au téléphone qui veut défendre la profession infimiére.
    En effet, j’ai organisé une réunion dans le service et j’ai eu la méchanceté de ne pas faire comme il fallait.
    En effet, il est interdit (d’après le syndicat) d’organiser des réunions en dehors des heures de travail et les personnels de repos n’ont pas à revenir.
    Pour ce qui est des heures de travail, les IDE ne viendront à la réunion que si l’administration à prévu des IDE pour les remplacer dans le service le temps de la réunion (1 h).
    Les IDE, elles, n’ont rien demandé, ni revendiqué aux syndicats ; ça leur allait très bien.
    Je dis donc au syndicaliste que le remplaçement est tout bonnement impossible. Soit, me dit-il, elles ne viendront pas.
    Résultat de l’action syndicale :
    – Les IDE qui voulaient venir à la réunion ne sont pas venues, car le syndicaliste leur a clairement fait comprendre qu’elles auraient des ennuis
    – Moi, ma réunion…. Bah j’étais un. Tout seul. Pour me dire des trucs que je savais déjà.

    Comment faire avancer le service dans ces conditions là ?

    En quoi le syndicat a-t-il défendu le salarié ? Car, à la fin, ce sont bien les IDE qui – privées de réunions – ne sont pas plus avancé.

    Question, pour revenir au sujet initial : PENSEZ VOUS QUE LES IDE DE MON SERVICE AIENT ENVIE DE SE SYNDIQUER, MAINTENANT ?

    • mandragore dit :

      Donc personne n’est venu à votre réunion ?

      Et c’est forcément la faute des syndicats contre la volonté des infirmières ? Donc les syndicats ne representent personnes mais sont capable de mobiliser l’ensemble d’un service ?

      C’est bien, j’ai bien rigolé en vous lisant.

  4. Cadre dit :

    Bah voilà… les IDE ne se reconnaissent pas dans des syndicats qui font les assistantes sociales.

    Quant aux CHSCT ; quand tout le monde est favorable à un changement d’horaires au travail ; ça passe au CHSCT et les syndicats s’y opposent, contre l’avis des personnels qu’ils sont sensés défendre et représenter.

    Donc, voilà… Effectivement, vous faîtes rien. Ou alors de l’assistanat et de l’opposition.

    Je redis : On récole ce que l’on séme. Si les IDE ne se syndicalisent, ça n’est pas forçement la faute des IDE irresponsables ; mais parce que les syndicats ne font rien pour qu’elles les rejoignent.

  5. aurora dit :

    Je suis IDE et déléguée syndicale, j’ai très peu de collègues syndiquées, et surtout elles ne veulent pas s’investir davantage.
    Difficile de faire bouger les choses tant que le personnel n’a pas compris qu’il est une force et que c’est lui seul qui forme un syndicat. Le délégué est là pour accompagner et faire entendre la parole de ses collègues.
    Il est aussi plus facile d’attendre que les autres face à votre place, ainsi on n’est pas dans le collimateur de sa hiérarchie, et puis la catégorie ” des mains tendues” est aussi présente.
    J’ai été femme de ménage, puis aide-soignante, et je pense que ces catégories de personnel sont plus revendicatives que les IDE.
    Je ne sais pas quels syndicats vous connaissez (réactions de certains), mais c’est beaucoup d’heures à passer dans les services, sans compter toute la lecture pour être à jour, beaucoup de préparation de CE, DP, CHSCT, beaucoup de rôle d’assistante sociale,………les réunions ne sont qu’une petite partie de notre travail, alors quand certains écrivent ” les syndicats ne font rien”, j’aimerais qu’ils me disent ce qu’ils font eux pour le syndicat

  6. chouette dit :

    pour les IADE qui écrivent beaucoup sur ce sujet, le syndicat autonome de ces IDspécialisés a bien sur été en tête de la revendication.
    bien qu’ayant une certaine habitude de vouloir travailler dans son coin sur les seules revendications catégorielles, les syndicats généralistes/fédéralistes ont proposés une logistique et de faire entendre les problématiques des IADE aux autres catégiries.
    sauf que dans bien des cas, hélas!, les IADE n’ont pas vraiment souhaité expliquer leurs revendications aux IBODE, PUERS, IDE de base,AS, TECHS labs.
    les IADE estiment ne pas avoir à être mélangés dans la masse des professionnels soignants.
    c’est un simple constat de ma part
    il est toujours très facile pour un syndicat “catégoriel” de dire que les autres ont voulu accaparer le sujet après coup sans riendire de l’aide logistique donnée pendant le mouvement
    pour le reste les syndicats de boites sont en général le reflet de la manière dont son mobilisés ou pas les agents/salariés.
    les permanents, ou selon les cas les semi permanents ne peuvent pas tout gérer sans l’aide des salariés.

    • Cadre dit :

      C’est vrai. Les IADE avaient des révendications spécifiques d’iADE : Bac + 5 = M2, grilles indiciaires, etc….
      Pourquoi donc demander à 220 000 IDE de venir manifester pour la valorisation des 5000 IADE ?

      Quant aux autres spécialisés, puer et IBODE, elles ont déjà profité de la gréve de 2001 sans lever le petit doigs en obtenant des choses, par exemple la cat. A, pendant que les IADE se faisaient gazés.

      En 2010, pendant que les IADE se faisaient frappés en revendiquant sur leurs exclusivités de compétences, leurs années de spé, etc… Les IBODES faisaient des tracts où elles démontaient les arguments des IADE et appelez à manifester de leurs côtés.

      Alors oui, les IADE se la jouent solo quand ils s’agit de LEURS affaires.

      Les sages pouffes sont dans la rue, pour elles et leurs soucis. Personne ne va crier qu’elles oublient les reste de l’hosto.

      Quand il faudra se battre pour tous, les IADE (certains) seront là.

      Mais vu que rien ne bouge….

      • chouette dit :

        pour être plus claire :
        l’image “les IADE se bougent en solo” collent tellement bien que ça ne rend pas la fréquentation de ceux ci par les IDE de base.
        juste ça de la même manière que la catégorie cadre qui ne veut voir que ses propres problématiques, sauf s’ils sentent que le rapport de force n’est pas suffisant où là ils vont chercher le soutien des IDE.
        dans le cadre de la revendication bac+5 se lier aux autres IDE auraient peut être permis le non rattachement de la formation initiale à la fac de médecine.
        quand aux SF le mythe qu’elles ne sont pas des para med mais des médecins est si fort dans leur tête que c’est … pathétique.
        il ne faudrait pas oublier que les spécialités existent d’abord et avant tout pour diminuer la charge de travail de nos chers docteurs, pas tant pour le bénéfice du malade.

        • Iadesp06 dit :

          Les spécialités sont là pour diminuer la charge de travail de nos chers docteurs. Je crois que je viens de lire le truc merveilleux de l’année. Donc, suivant ton raisonnement, une infirmière, n’est là que pour faire ce que les toubibs ne peuvent faire. Bravo. Donc, si on n’avait que des médecins cela marcherait aussi. C’est connu, les médecins sont parfaits en hygiène, en relationnel…. Alors les spécialités sont là, à mon sens pour une bonne raison, on ne fait pas ibode après une semaine de stage, on ne s’invente pas puer après un simple temps passé dans des services correspondants, et on ne se dit pas iade, comme ça, pour le plaisir. Les formations sont là pour amener des techniques, du savoir, une manière de faire et de penser. Dire cela fait un peu discours frustré et enfantin “moi aussi je peux faire”. Et, soit dit en passant, le SNIA, si je me rappelle avait envoyé des courriers à d’autres syndicats. La réponse quand il y en avait (ex iode) était pour démonter les revendications pour essayer d’imposer les leurs,alors bon…. Et oui, certaines demandes IADE sont spécifiques aux IADE, comme certaines sont spécifiques aux IBODE et aux Puers, alors, oui c’est compliqué, et trop pour certains à priori. Et comment intéresser des IDE pour le bac + 5. Et pourtant, des IDE que la spécialité intéressait, des élèves étaient dans les grèves….

          • chouette dit :

            parler de l’histoire, des origines de la création vous dérange t il?
            je ne suis pas frustrée n’ayant jamais souhaité être docteur.
            infirmière de base je suis et fière de l’être, les spécialités sont nécessaires mais de mon point de vue l’histoire ne doit pas être oubliée, jamais.
            tirer toute la profession vers le haut en y incluant les spécialités avec leurs revendications spécifiques.
            d’ailleurs que croyez vous que puissent signifier les soit disant professions intermédiaires que l’on nous vante depuis quelques temps?
            il s’agit de combler les trous dans la démographie médicale d’abord et avant tout, en nous vendant cela comme un effort promotionnel pour notre profession.

          • Iadesp06 dit :

            Alors selon vous, on devrait rester comme il y a 200 ans et s’en tenir au basique. Simplement, à trop diversifier, on ne fait rien de bon. Quelqu’un de très bon dans un service de medecine aura du mal dans un autre service. Il ne faut pas oublier les autres spécialités et tomber dans la spécialisation à outrance ( ce qui arrive chez les internes depuis quelques années). Et désolé, la médicalisation à outrance n’est pas la solution, suffit de sortir un peu de france pour s’en apercevoir. Et vouloir accroitre ses connaissances pour améliorer la qualité de ses soins n’est pas une façon de palier aux carences médicales (qui vont s’accroitre dans le futur). Et si on veut tirer la profession vers le haut, je pense que les spécialisations de ce type sont la voie royale.

        • mandragore dit :

          @ chouette:

          Je ne vois pas en quoi le bac + 5 des IADE aurait empeché la mise sous tutelle des IFSI par les fac de médecine.

          Et je ne vois pas en quoi les IDE ont été empeché de s’y intéresser. D’ailleurs, il y avait avec nous quelques IDE, mais aussi des AS, des IBO, des SF, …

          Je ne vois pas non plus quel est votre interet à rabaisser les SF.

          Quant à votre explication sur l’origine des spé … ben je ne sais pas ? Ca sent la frustration ? Pour votre gouverne l’anesthésie à d’abord été une spé infirmière avant d’être une spé med.

          • chouette dit :

            je dis simplement que les luttes catégorielles ne permettent pas à l’ensemble de la profession de grandir.
            AUCUNEMENT FRUSTREE
            je ne rabaissais pas les SF (pas l’intention en tous cas),
            un mythe n’est qu’une projection de l’esprit.

          • mandragore dit :

            Si, si vous essayez bien de niveler par le bas tout ce qui n’est pas strictement et seulement infirmier.

            Les SF sont une profession médicale, et c’est tant mieux pour elles, ce n’est un mythe que dans votre tête.

            Les luttes catégorielles sont justement une opportunité pour tirer vers le haut l’ensemble de la profession.

            D’abord parce que les spé sont une évolution de carrière potentielle pour tous les infirmiers, mais aussi parce que mécaniquement une revalorisation des spé finira par rejaillir sur la profession.

            Mais c’est plus simple de baver sur ceux qui essayent de bouger que de se bouger soi même.

    • Cadre dit :

      Oui, quand il s’agit de revendiquer un BAC +5, les IADE n’appellent pas les autres à bouger avec eux.
      Quand il s’agit de lutte d’IADE, pour les IADE ; il n’y a aucun intêret à appeler les IDE à se joindre aux IADE.
      C’est logique.
      Les sages pouffes manifestent en ce moment, sur des sujets qui les concernent elles seules ; c’est pareil.
      L’aide logistique des grandes centrales… Faites moi rire…. Ni vu, ni entendu,…
      Il suffit de voir comment sont organisées les manifestations IADE pour comprendre qu’elles n’ont pas besoin des grandes centrales pour s’organiser.
      La preuve : quand elles ont été invitées au ministére, elles ne connaissaient même pas les revendications..

      Arrêtez de focaliser sur les IADE qui se débrouillent très bien tout seul ; même mieux tout seul que quand vous vous en melez.

      Vous dites que les syndicats font quelques chose pour le monde hospitalier et les IDE.. Très bien.

      Dites moi quoi ????

      Depuis 15 ans, moi , j’ai jamais rien vu. Aucune lutte. Aucune victoire.

      Donnez moi, je vous prie, une seule bonne raison concréte d’adhérer.. une seule.
      Pas une promesse, pas des parole.
      Non. Un acte concret que vous avez fait. Un truc bien dont la profession a bénéficié.

      Allez.. j’attends.

  7. chouette dit :

    pour les IADE qui écrivent beaucoup sur ce sujet, le syndicat autonome de ces IDspécialisés a bien sur été en tête de la revendication.
    bien qu’ayant une certaine habitude de vouloir travailler dans son coin sur les seules revendications catégorielles, les syndicats généralistes/fédéralistes ont proposés une logistique et de faire entendre les problématiques des IADE aux autres catégiries.
    sauf que dans bien des cas, hélas!, les IADE n’ont pas vraiment souhaité expliquer leurs revendications aux IBODE, PUERS, IDE de base,AS, TECHS l

  8. Garnier dit :

    Les syndicats sont dénoncés comme les parasites du profit par ceux qui mènent la danse économique. Cette seule raison suffit à se syndiquer. Pour le reste vous pouvez prendre connaissance du blog sur les conditions de travail des hospitaliers: http://fo-sante.org/
    Des informations, des témoignages, des analyses pour comprendre et pour réagir.

  9. vesunna dit :

    Et qu’est-ce qu’on est content de voir l’Ordre moribond!!!!
    Les syndicats ont vraiment fait un super boulot.
    Il vont pouvoir continuer à s’occuper de nous aussi bien qu’il l’on toujours fait.
    Encore bravo

    • mandragore dit :

      L’ordre étant composé en majorité de syndicalistes (SNPI, FNI, ONSILL, CNI, …) On peut effectivement imputer une certaine responsabilité aux syndicats dans la mort de cet ordre.

      Ceci dit, je ne suis pas sûr que c’est à ces syndicats que vous pensiez.

      • lebof dit :

        Il y a même des syndicalistes de la CGT qui sont présidents de départements.

      • sansebastien13 dit :

        Déjà 17 messages dans cette rubrique, que de temps passé, vous êtes inépuisable.
        Vous n’avez donc personne à vous occuper ou bien persone pour s’occuper de vous?

        • mandragore dit :

          Et bien non, car comme vous l’avez dit dans un autre sujet, comme tous les fonctionnaires je ne suis pas un vrai travailleur, contrairement à vous. Vous qui vous occupez réellement de vos patients. Contrairement à nous qui ne sommes que des parasites vivant au crochet du peuple.

          Au fait, vous n’avez pas du travail vous ? A postez vos adieux tous les deux jours, je vais finir par croire que vous non plus vous ne faites pas parti des forces vives de la profession.

    • sansebastien13 dit :

      Court mais lucide vesunna
      Quant aux “syndicalistes de la CGT qui sont présidents de départements”, cela s’appelle avoir ” le vers dans le fruit”.
      C’est pour cela que les syndicats qui étaient bien au courant de la première élection des membres de l’Ordre Infirmier n’ont pas fait trop de diffusion pour s’assurer de se retrouver un peu aux commandes de manière à ‘envoyer l’Ordre dans le mur…

      • eusèbe dit :

        Alerte ! C’est le péril rouge ! Les cocos arrivent, le couteau entre les dents ! Tous les bourgeois aux abris, les sauvages sont lâchés !
        Ils veulent casser notre beau joujou ordinal ! C’est la fin du monde !!!

      • mandragore dit :

        Bon sang, mais c’est bien sûr ! La cinquieme colonne ! L’internationale communiste ! C’est elle qui a tué l’ordre !

        Ca n’a absolument aucun rapport avec l’attitude lamentable des conseillers, les conflits d’intérêts, et l’inutilité même de la structure ?

        Baver sur les syndicalistes est normal, par contre remettre en question la conduite des conseillers ordinaux ne vous effleure jamais.

        • sansebastien13 dit :

          Les Rouges Vifs répondent toujours présents quand je m’exprime.
          Ce n’est que du bonheur de vous voir afficher invariablement la même litanie.
          C’est vrai quez pour vous un Ordre professionnel s’assimile à un syndicat corporatiste, quelle culture!

          • mandragore dit :

            Toujours aucun argument pour défendre ton ordre, qui n’a rien d’un syndicat et qui s’en défend bien d’ailleurs.

  10. Mandragore dit :

    Et donc selon vous les IADE se sont fait enfler par les syndicats ? C’est pas du tout le gouvernement qui nous prend pour des cons ? C’est juste les syndicats qui on essayer de détruire la profession ?

    Certaines OS ont essayé de nous la jouer à l’envers c’est sûr. De là à les accuser de tout, y a un monde.

    et oui au niveau local, y a des flemmasses, des arrivistes, des nuls, … c’est bien pour ça que je disais plus haut qu’un syndicat ça se choisi en fonction de son action locale, et pas de la couleur de son fanion.

    • iadesp06 dit :

      Quand, une profession rejète 95% de ce qui est proposé par un gouvernement, et est accepté par les syndicats, oui, j’appelle cela se faire enfiler. Le gouvernement nous a pris pour des billes, et les syndicats (on va dire, allez, 80%), on accepté cela.
      Ensuite, pour l’action locale, donnez moi les membres de votre syndicat, qu’ils viennent faire un stage de remise à niveau pour ceux de chez nous, parce que là, je pense qu’il y aura du travail.
      Alors, quand je vois la plupart des clampins qui sont dans les syndicats du CHU de Nice, et bien, ça donne pas vraiment envie de cotiser, et si on veut s’investir, pas possible, tout est verrouillé, pour le copinage….
      Alors, oui, il y a des gens bien, mais malgré toute mes pérégrinations dans différents hôpitaux français, je dois dire que j’ai été très déçu de rencontrer des syndicalistes convaincus d’avoir toujours raison, et ne faisant pas grand chose, tant que cela ne lui rapportait pas grand chose.
      Pour les IADE, la moindre des choses aurait été de les écouter. La raison du plus grand nombre devrait l’emporter, et pas celle de considération personnelle (mon syndicat a signé, pas le votre, c’est grâce à nous que vous aurez droit à une machine à café dans la salle de repos, ah bon, les IADE ne boivent pas tous du café, la retraite, les salaire, la mastérisation, non, plus tard pour ça…..)
      Alors oui, il y a des feignasses, des embregadouns, et malheureusement, il y a plus que des syndicalistes qui se bougent….
      Coluche le disait si bien:
      Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
      Le syndicalisme, c’est le contraire…..

    • Cadre dit :

      Oui. Un syndicat ça se choisit en fonction des actions locales.

      Donc, les IDE n’en choississent aucun.

      CQFD. A vous de réflechir à vos propres propos.

      Quant aux IADE, oui c’est bien les syndicats (TOUS !) qui ont signé un torchon honteux, à la barbe et au nez des IADE qui étaient dans la rue depuis 10 mois.

  11. iadesp06 dit :

    Les syndicats. Bizarrement, chaque fois que j’ai eu affaire avec eu, cela s’est mal passé. “Prenez votre carte, payez la cotisation, nous c’est mieux que l’autre, nous on fait avancer les choses…..”. Je peux donner trois exemples bien précis, et j’espère que certains se reconnaitront.
    Le premier, lors de la fermeture d’un service de chirurgie sur le chu de Nice, on faisait environ 60 heures par semaine, à cause du manque de personnel. Réponse de la cgt, “encartez vous et on verra ce qu’on peut faire”, sauf que, notre surveillante, était délégué de la cgt, et était la première à nous pondre ces plannings bizarres. Résultat, on a bossé comme des cons, jusqu’à la fermeture du service.
    Deuxième exemple, lors du concours à l’entrée de l’école d’IADE de Nice, la liste était passé dans les mains de mon directeur de pole, une semaine avant la promulgation. Il m’avait félicité de ma deuxième place, et d’être le premier du CHU, sachant que tout le monde savait qu’il n’y aurait que deux bourses. Le jour de la promulgation de la liste officielle, je me retrouve 7eme et 3 eme du CHU, plus de bourse, plus de sous, obligation de s’autofinancer. La raison, je l’ai eu, par mon chef de service, et par les deux qui m’étaient passé devant. Deux syndicats étaient intervenus pour modifier la liste en faveur de leurs encartonnés….
    Et la troisième, lors de mes études, autofinancées donc, nous étions utilisées l’été pour faire les remplacements en salle de réveil de l’Archet 2 pour que certaines ide puissent partir en vacances, tranquilles, au détriment de notre formation. En effet, deux mois de sspi valent ils mieux que 1 mois au bloc gynéco et un mois en mater? La raison était simple, c’était un arrangement trouvé entre direction et syndicat pour que cela ne coute pas d’argent (on était gratuit) et que tout le monde soit content (les élèves on s’en tape), et pourquoi? Parce qu’une des ide qui voulait ses vacances mi-août était la femme d’un des délégués….
    On a les syndicats qu’on mérite, okay, c’est pour cela que seulement 5% y adhère, sûrement. Alors, de mes expériences avec ces syndicats, ce sont des histoires personnelles, et quand je vois, les manifs qu’on a fait pour la profession d’IADE et qu’on s’est bien fait enfilé au final, cela ne me donne pas envie, mais alors pas du tout, d’adhérer à des systèmes de copinage, menteur, bandit…. Et même si au départ, j’avais espoir en l’ordre, quand je vois ce que c’est rapidement devenu, je suis vraiment dégouté des arrivistes qui veulent, soit disant, nous défendre, mais qui ne cherchent juste qu’à améliorer leur carrière.
    Ma solution, un organisme indépendant, une enquête de l’OCDE, comme pour les enseignants, et on verra ce que ça peut donner…..

    • Mandragore dit :

      Donc vous basez l’actions DES syndicats (tous, quels qu’ils soient) à l’aune de votre experience personnelle avec la CGT ?

      Et comme vous ne les jugez pas represenatif, vous n’y adhérez pas ? C’est sûr que ça va changer comme ça, et c’est sûr qu’on va être bien défendus.

      tiens moi je vais adherer au snch. Ca c’est du syndicat !

      • Iadesp06 dit :

        Je ne me suis pas adressé qu’à un seul syndicat, mais ils ont tous eu la même réponse. Adhérez et on verra ce qu’on peut faire. Et après avoir étudié pas mal de tracs, de papiers…. Désolé, mais aucun ne représente réellement mes aspirations et mes demandes. Et c’est la même chose pour la plupart de mes collègues. Je suis dans un syndicats chez les pompiers volontaires, parce qu’il vient sur le terrain, écoute, et fait des demandes en corrélation avec les nôtres. Au niveau hospitalier, les dernières personnes auquelles j’ai eu à faire me semblait plus intéressé par le café proposé que par nos demandes. Et je pense que notre représentation viendra d’un organisme indépendant qui fait des études et des propositions pour améliorer notre profession. Comme cela, le gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite ne pourra que plier sous la demande du plus grand nombre. Il y a pletore de syndicats, au Nigeria, où je bosse de temps à autre, il y a un type de syndicat par profession, il fait des demandes, et si ce n’est pas accepté, grève illimité avec blocage…… Et tout le monde y adhère et ça bouge…. Et les représentants, je les vois tout les jours sur le terrain, comme quoi, pourquoi cela ne pourrait pas marcher chez nous…

  12. Cadre dit :

    Moi quand on me dit que je fais rien, si je veux prouver le contraire, j ‘expose mon travail au grand jour. Je ne traite personne de menteur.
    Pourquoi dire que je mens. C’est laverions exacte du mouvements de grève de 2010.

    Vous dites que les syndicats construisent et agissent pour faire progresser, développer et évoluer la profession Infirmiere ?
    Soit.

    Quoi ? Ou ? Qui ? Comment ?

  13. Mandragore dit :

    Ben écoute Yann, je ne ‘essayerai pas de te convaincre de quoique ce soit..

    Tu es persuadé que les syndicats ne font rien et que je t’insulte. Soit.

    Il y a une multitude de syndicats, aucun n’est parfait et il y a beaucoup à dire sur leur fonctionnement. De toute façon, choisir un syndicat ça fait en fonction des pratiques locales.

    Libre à chacun d’y adhérer ou pas.

    Mais pérorer que “syndicats ne font rien” c’est du discours de bistrot, ça repose sur des a priori et une certaine propagande gouvernementale.

    • yann frat dit :

      Oui c’est ça, c’est exactement ça, en attendant tu ne dis ni quel est ton syndicat ni comment il a réussi a te faire augmenter…
      Accessoirement ceci est mon dernier message sur ce sujet, si tu veux le dernier mot je te le donne…

  14. yann frat dit :

    @ mandragore : pour connaitre les dossiers dont tu parles encore faudrait il que tu t’expliques un peu que tu aligne deux phrases sans traiter le reste du monde de bon à rien… Et que tu donnes le nom de ton si fameux syndicats et de comment il a réussi a faire augmenter ton traitement de 120 € , non sans rire ça peut aider et donner envie d’adhérer… Peut être plus que se faire insulter à longueur de lignes…
    Mais enfin après tout peut être que tu veux confirmer ce que je dis… Ça doit être une des si fameuses méthodes de négociation qui ont fait leurs preuves… ;))
    Et pour “cadre” et ben je suis d’accord avec vous… Si vous êtes vraiment cadre, mon dieu ce sera la première foi de ma vie ;)))))

  15. Mandragore dit :

    Et bien montez votre syndicat pour qu’il vous represente.

    Vous proposez quoi pour nous representer et nous défendre si vous refusez de vous engagez ?

    Ca va tomber tout cuit comme ça en restant raler en salle de pause ?

    • Cadre dit :

      Suis jamais en salle de pause. Y a trop de risque d’y rencontrer des syndicalistes venus filer leur tract pendant que l’on bosse.

      Plus sérieusement, sur les grèves IADE, les centrales étaient peu présentes. A part CGT-IADE et SUD mais qui – pour moi – n’ont rien a voir avec les CGT et SUD habituels. Les IADE ont été les seuls a dénoncer le protocole de février 2010 signé par … Les syndicats. Ceux la même qui dont sensé nous faire du bien.
      Les IADE ont passé des mois dans rue et au final, arrivée devant le ministe ils de sont retrouvés avec des CGC, CFDT, CFGC, etc…… Qui n’ont jamais levé un doigt, si ce n’est le majeur. Aucun des représentants syndicaux n’avait la moindre idée de ce qu’etaient les revendications des IADE depuis des mois, aucun n’avait la moindre idée de ce qu’est le métier d’IADE mais…….. Ils sont les syndicats représentatifs des professionnelles. Ils ont donc signé une autre merde, pas mieux que celle du 02/02/2010. Et les IADE se sont assis sur leur dix mois de grève.
      Merci les centrales.
      Les syndicats professionnelles IADE existent. Ils sont pires.

      Donc les syndicats ne récoltent que ce qu’ils sèment. Tant qu’ils ne feront pas du bon boulot, on n’adherera pas.

      Quelle énergie développée contre l’ordre. Maintenant qu’il a disparu, les syndicats sont invisibles. Ils ont plus dépensé d’énergie pour détruire un averse que pour construire l’avenir.

      Détruire, toujours !
      Construire ? Jamais.

      • Mandragore dit :

        mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose 🙂

      • Norma colle dit :

        je cite

        “”Suis jamais en salle de pause. Y a trop de risque d’y rencontrer des syndicalistes venus filer leur tract pendant que l’on bosse. “”

        et bien voilà,je me marre….c’est justement ce que je dis dans un poste plus haut..Les syndicalistes ont raison d’afficher sauvagement et de cibler les endroits où des anti-syndicalistes convaincus ne mettent jamais les pieds au risque que ceux-ci arrachent les tracts(comme trèssouvent!)

        • Iadesp06 dit :

          Je crois que c’est la deuxième partie qui m’intéresse le plus. La grève des IADE a été spontanée et les syndicats ont essayé de la récupérer par la suite. Tout ça pour quoi? Pour qu’on se fasse enfiler par les centrales qui ont signé des trucs qui avaient aucun rapport avec nos demandes. Comment vous voulez qu’on adhère suite à cette entourloupe… Premièrement on écoute. Les centrales sont arrivées et ont foutu le bordel, diviser pour mieux régner. Ensuite, des accords pourris ont été signés et validés par ces mêmes centrales… ” on s’est battu pour vous”.
          NON. On a récupéré votre combat, on ne vous a pas écouté, on a fait ce qu’on a voulu, et on a signé un truc pour justifier de tout ça. Personne n’est content, pas de soucis”
          Le resultat est super simple, beaucoup de mes collègues sont dégoutés par tout ça et ne croient plus en l’avenir de nos combats…..
          Maintenant, le gouvernement veut faire accepter des propositions hyper dangereuses, comme de faire de l’anesthesie après une formation bidon de deux semaines…. Désolé, ça ne s’invente pas et les deux années d’école sont le minimum… Et là, sur ça, on les entend pas les syndicats….

          • Mandragore dit :

            Si on ne es écoute pas, c’est sûr qu’on ne les entends pas.

            Et donc ce sont les syndicats qui ont proposé HPST, la T2A, l’article 51 …

            Toutes ces lois et décret que défendent bec et ongles les syndicats ?

            Que vous n’aimiez pas les syndicats est une chose, que vous leurs colliez sur le dos toute la misère du monde en est une autre.
            Pour l’instant, si je ne me trompe pas, ces mêmes syndicats travaillent à notre masterisation et à notre revalorisation.
            Mais justement, au vu de ce que nous propose le gouvernement, rien n’a encore été signé.

            Le mouvement IADe s’est effondré face aux guerres d’ego, à la lassitude, à la violence policiere, au pourrissement, et aussi parce que pendant que 3000 IADE manifestaient, 2000 autres allaient tranquillement au travail pour faire tourner les blocs.

      • spi_t dit :

        vont etre content les syndiqués de la CGT ET DE SUD de savoir qu’ils ne font pas partie de leur centrale!!!

        • Iadesp06 dit :

          Suffit juste de demander aux IADE s’ils sont contents des accords signés. Je pense que la réponse va être unanime.

          • Mandragore dit :

            Et unanimement c’est le gouvernement qui essaye de nous enfler.

            Vous vous trompez de bouc emissaire.

            Et “les IADe” n’imputent pas forcément l’echec du mouvement “aux syndicats”.

            Ne vous en déplaise.

          • Iadesp06 dit :

            Je ne me trompe pas de cible. Le gouvernement nous arnaque. Mais si les syndicats étaient plus virulents et plus proche de la base, ce serait des textes qui ne seraient jamais passées. Et pour les IADE, il y a un truc qui s’appelle réquisition et un autre qui s’appelle conscience professionnelle. Si nos amis médecins se décidaient à nous défendre un peu, aussi, on pourrait aller de l’avant encore plus vite. Et pour le travail sur la masterisation et les autres dossiers

          • Iadesp06 dit :

            Les syndicats sont bien silencieux. Un peu de retour serait le bienvenu.

          • Mandragore dit :

            “si les médecins se décidaient à nous défendre un peu ” !!!

            A oui, c’est sûr que pour nous défendre on a rien trouvé de mieux que les médecins !

            Vous refusez donc de vous engagez, mais vous aimeriez bien que les syndicats vous défendent ou que les médecins le fasse.

            Et à quel moment vous vous prenez en main ?

          • Iadesp06 dit :

            Je ne refuse pas de m’engager, vu toute les fois où je suis monté sur Paris pour les manifs. Les médecins, c’est bien ce que je dis, je ne compte pas sur eux pour nous défendre. Et “engagé”, je le suis déjà, pour les manifs infirmières, je me suis quasiment toujours déplacé pour faire parti des cortèges,et c’est pour cela que je me permet de dire que je ne me retrouve pas parmi les syndicats qui nous sont proposé …. Et j’aimerai simplement que les syndicats donnent l’exemple et fassent leur travail correctement. Pour le moment, les exemples donnés en sont loin…

          • Cadre dit :

            Pour les IADE, on pourra évoquer tout ce que tu dis mandragore sur la grevec(ego, violences policières, ….)

            Qui tenait le stylo pour signer ?
            Des syndicalistes !

            Qui leur a demander de signer ?
            Personne !

            Effectivement on se faisait taper dessus par les CRS, mais qui a baissé son froc ?
            Les syndicats !

            Désormais, quel IADE va adhérer aux centrales ?
            Personne.

  16. Cadre dit :

    Personnellement, je ne me lamente pas.

    Je dis que tant que les syndicats agiront comme ils le font, personne ne représentera et ne défendra les IDE. Et qu’on l’aura dans l’os.
    Mais je suis IDE, donc j’aime ça, donc je ne me lamente pas.

  17. Mandragore dit :

    Vous refusez donc d’adhérer à N’IMPORTE quel syndicat (et ils sont pléthore), mais vous vous lamentez de ne pas vous y retrouver ?

    A part des relents de café du commerce, vous avez une opinion propre ?

    • yann frat dit :

      Bine tenté mandragore mais raté : comme je le dis dans mon com je suis au sniil depuis perpet par conviction et oui je ne m’y retrouve pas.
      Mais sinon tenter un argument pour défendre les syndicats et ne pas insulter les gens vous savez faire ou bien?

      • Mandragore dit :

        Les syndicats ont accompagné les IADE et les collectifs régionaux dans la lutte contre le démentèlement de notre profession et m’ont apporté 120 euro par mois.

        Ils ont lutté contre la fermeture de mon hopital.

        Ils luttent contre les suppressions de postes dans mon hopital.

        Mais nous sommes fortement syndiqués, et les syndicalistes ne sont pas temps pleins, mais gardent un ieds dans les services, et la synergie syndiqués/non syndiqués est réelle.

        Il y a tellement de syndicats que je ne vois pourquoi vous restez dans un qui ne vous apporte rien, si ce n’est le plaisir de cracher dessus.

        • yann frat dit :

          Déjà tu argumentes, c’est mieux et apparemment tu es contente du tiens, c’est encore mieux.
          Ceci dit pour avoir 120 euros de plus par mois tu as perdu 5 années de retraite, quelle victoire!! et accessoirement tu n’as pas été super bien conseillée en changeant de catégorie mais bon hein…Ensuite tout le reste dont tu parles relève des lois hspt qui ont été négociées… sans les infirmiers et sans les syndicats… Pas d’infirmiers au nego sur l’hôpital ça n’a choqué personne… Après on a le beau rôle de défiler dans la rue quand il est trop tard…
          Et pour le sniil, désolé encore de vous contredire mais c’est le mieux que j’ai trouvé car oui, j’ai cherché et je m’informe… Et pour moi se syndiquer reste important même si je fatigue vraiment de l’esprit qui s’y pratique… et dont tu donnes un si exemplaire exemple.

          • Mandragore dit :

            J’ai pas changé de catégorie, je n’ai pas perdu 5 ans.

            Vous ne connaissez pas les dossiers dont je parle, mais vous les commentez allègrement et à tort.

            Vous me dites que les syndicats ne font rien ?

            Et bien si. Même si ce n’est pas suffisant. Mais tant que les infirmiers ne se syndiqueront pas, allez disons à hauteur de 20 %, il ne faut pas que nous esperions être mieux defendu que nous ne le sommes.

            Avec 5 % de syndiqués, on ne represente rien, on a aucun poids.

  18. Dominique dit :

    Pas syndiqués… pas d’ordre … qui nous défend donc au niveau national ??? Personne……. la création de notre métier par des soeurs religieuses pénalisent encore aujourd’hui les moindres actions critiques et politiques…non ??? … IDE et don de soi… aux autres… vieilles notions qui nous poursuivent… réflexions d’une ancienne…j’y croyais à l’ordre… seule façon de faire reconnaitre nos valeurs et nos savoirs… tant pis… états d’âme quand tu nous tiens..

  19. Cadre dit :

    A-t-on déjà vu un syndicat être constructif ? C’est a dire CONSTRUIRE quelque chose pour aller de l’avant ?
    Non. Les syndicats sont un frein. Contre tout, toujours. Et tant que les tracts seront écrits avec un niveau de CM1 et que le syndicalistes de bases des grands centrales ne changera pas son image, les IDE ne s’y reconnaitront pas. Tant que la communication des syndicats se fera par de l’affichage sauvage dans les couloirs, des auto-collants dans les ascenseurs et des graffitis de chiottes d’autoroute sur les murs, l’IDE qui cavale entre ces 30 patients ne s’y reconnaitra pas. On récolte ce que l’on sème. Si les syndicats veulent qu’on adhère, qu’ils nous donnent 1/ envie de le faire 2/ un intérêt visible a le faire. Car les discours politico-pipi-caca, on s’en moque.

    • Norma colle dit :

      je cite
      “”A-t-on déjà vu un syndicat être constructif ? C’est a dire CONSTRUIRE quelque chose pour aller de l’avant ?
      Non. Les syndicats sont un frein. Contre tout, toujours. Et tant que les tracts seront écrits avec un niveau de CM1 et que le syndicalistes de bases des grands centrales ne changera pas son image, les IDE ne s’y reconnaitront pas. Tant que la communication des syndicats se fera par de l’affichage sauvage dans les couloirs, des auto-collants dans les ascenseurs et des graffitis de chiottes d’autoroute sur les murs, l’IDE qui cavale entre ces 30 patients ne s’y reconnaitra pas. On récolte ce que l’on sème. Si les syndicats veulent qu’on adhère, qu’ils nous donnent 1/ envie de le faire 2/ un intérêt visible a le faire. Car les discours politico-pipi-caca, on s’en moque.
      Ré””

      Ah oui affichage sauvage couloirs…etc….E vous ne vous demandez pas pourquoi cet affichage sauvage? Et bien tout simplement car dans les services les cadres arrachent des panneaux ad-hoc les informations syndicales. Et oui triste vérité..Dans mon service nous demandions aux syndicats d’afficher dans les vestiaires communs,les WC du personnel..enfin les endroits peu visités pour les cadres!! Sinon les ascenseurs étaient aussi ciblés ponctuellement car deux minutes dans un lieu où il n’y a rien à faire et ceux entre 6h30 et 8h ou 9h avant qu’un cadre arracheur de tracts ne passe permet d’informer beaucoup de soignants! Alors taper sur les syndicats afficheurs sauvages c’est bien,mais taper sur les cadres arracheurs de tracts sur les panneaux légalisés et obligatoires dans les structures serait mieux! Balayer donc devant votre porte ou réfléchissez avant de cracher!

    • spi_t dit :

      trés constructif comme discours !!!
      signé un cadre de sante syndique dans une centrale non corporatiste

    • spi_t dit :

      norma je m’adresse a cadre pas a toi

  20. chouette dit :

    “crache ton venin” disait la chanson.
    si ça peut vous faire du bien d’être méprisant envers tous ceux qui tentent de faire avancer les choses, je vous en prie continuez, peut être éviterez vous l’ulcère
    un syndicat corporatiste? comme celui qui a tentez de faire croire aux IDE que l’ordre était la meilleure chose du monde?
    pitoyable vous êtes.

  21. Sylvie dit :

    ….peut etre aussi que notre métier notre quotidien au boulot nous pompe tellement d’nrj….qu’on en a plus assez pour militer activement…lol

  22. Scalpel dit :

    Plutôt quitter la profession que de faire porter ma voix à ces voyous de la CGT, CFDT etc.
    Vous n’avez qu’à tester: un renseignement ? une simple aide ? “et bah faut cotiser et ensuite vous aurez votre réponse Mme…”
    Ils ne nous ont jamais défendu, la preuve en 88 c’est lamobilisation des IDE qui a fait bouger les choses. Pas ces fainéants de centrales syndicales encore plus obscures que les caisses noires de l’Elysée.
    Quitte à choisir, filer un peu de sous à un syndicat corporatiste qui ne soit pas dans la mouvance des Sud Santé et CGT: “on tape d’abord on réfléchi ensuite”…

    Bref on est pas sortis de la m…ouise

  23. Mandragore dit :

    normal ?

    Ou alors c’est la bonne excuse pour ne rien faire ?

  24. Marlene dit :

    on peut faire grève sans être syndiqué

  25. Réjane dit :

    il m’est arrivé de faire grève pendant 1 semaine sans salaire requise par la préfecture je faisais 8h+4h= 12h sans résultats

  26. Patricia dit :

    De plus un infirmier syndiqué est un élément dangereux à canaliser, utile parfois.Dur parfois de retrouver un job, de plus il est moins présent dans le service donc stigmatisé…même par ses collègues et meilleurs “copains”

    • Norma colle dit :

      je cite:

      “Patricia
      12 septembre 2011 à 11 h 16 min

      De plus un infirmier syndiqué est un élément dangereux à canaliser, utile parfois.Dur parfois de retrouver un job, de plus il est moins présent dans le service donc stigmatisé…même par ses collègues et meilleurs « copains »”

      “UN IDE syndiqué est moins présent dans le service” ..ah bon et à quel titre? Je suis syndiqué et hormis l’heure mensuelle d’information ouverte à TOUS LES IDE et une journée des adhérents je réalise toutes mes heures de travail.En conclusion un IDE syndiqué fait au maximum une journée en moins par an que ses collègues sous réserve de l’accord de son encadrement comme toute formation continue classique.
      Ne pas confondre adhérent syndiqué et permanent syndical (taux variable de 10 à 100%)!!! Faut pas raconter n’importe quoi!

      • Iadesp06 dit :

        Les syndicats. Tiens regarde mon post un peu plus bas, je pense ne pas être le seul à qui cela est arrivé. Malheureusement, ce genre de comportement est monnaie courante, l’aide de copinage…. Et comme cela fini toujours par se savoir ce genre de choses, cela ne permet pas de donner confiance, et de donner envie….
        Et ce n’est pas l’ordre qui a arrangé les choses. Les syndicats ont attaqué l’ordre pour certaines raisons, les infirmiers l’ont refusé pour d’autre. Bizarrement, j’aurais souhaité une étude qui montre réellement nos conditions de travail, etc…. Comme on a pu voir pour les enseignants avec l’OCDE, comme cela, cela sera plus facile de démontrer les réels problèmes avec un organisme indépendant. Et cela apporterait un RÉEL appui à nos demandes.

  27. Patricia dit :

    Pas de culture syndicale, le silence , la neutralité,question de formation et de regard de l’autre, le syndicat était plus du domaine des infirmiers psy.

  28. mathieu dit :

    Le problème du syndicalisme infirmier est le même qu’ailleurs… clientélisme, couleur politique, corruption, copinage avec les directions. Avec une telle image donnée, normal de pas vouloir se syndiquer.

  29. Sandrine dit :

    Ou manque d intérêt de la profession ?

  30. yann frat dit :

    Je suis en libéral et le problème est aussi que les syndicats ont :
    1- Des combats incompréhensibles (par exemple tout le délire sur les élections… Dont la base se contrefous vu que avant et après rien ne change). La vraie urgence en libéral est elle le nombre de représentant dans telle ou telle chambre (je ne dis pas que ce n’est pas important je demande si c’est la vraie urgence, si ils pensent nous impliquer avec ces “combats”)
    2- (Pour les libéraux en tous cas) Un temps phénoménal et insupportable passé à dire “nous on a raison et les autres syndicats disent n’importe quoi”… Je suis au sniil et je lis leur feuillet 50% du temps ce ne sont que des réponses aux autres syndicats sur des détails dont je me fous… Cela ressemble plus a des guerres picrocholines qu’à un combat syndical, surtout qu’en plus ils ne sont d’accord sur rien…
    3- Peut être un jour qu’une vraie formation au droit du travail serait utile… Les infirmière ne se font jamais rien expliquer calmement et ne peuvent se défendre, croyant ce qu’on leur dit… Que les syndicats aillent faire un tour en ifsi ce serait déjà pas mal non? au moins pour expliquer une grille salariale et un contrat de travail…

    Enfin ce n’est que mon avis hein…

    • papillon dit :

      Que les syndicats aillent faire un tour en ifsi ce serait déjà pas mal non? au moins pour expliquer une grille salariale et un contrat de travail…

      Tout à fait d’accord, commençons par le B.A BA, et cela donneras une premiere impression syndicale plutot positive…

  31. triadou dit :

    avec les salaires de misère, les infirmières ne veulent JAMAIS payer une cotisation : logique à première vue ! mais sans syndicats puissants: pas de bons salaires ! c’est un cercle vicieux !

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