Les professionnels de santé défilent pour leur retraite

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Le mouvement du 7 septembre pour les retraites a regroupé entre 1 et 2.5 millions de manifestants dans toute la France. Reportage dans le cortège parisien, à la recherche des soignants.

Médecins et infirmiers anesthésistes défilent côt à côte dans le cortège parisen du 7 septembre - © TD

Des soignants discrets dans le cortège

"J'ai 54 ans et je suis usée, je n'envisage même pas de travailler jusqu'à 60 ans ou plus", confie Maryse, aide-soignante l'une des rares à défiler avec sa tenue de travail. Peu de blouses ou de tuniques en effet dans le cortège parisien, où "l'union sacrée de tous les travailleurs", dixit un responsable syndical, semble être de mise et le corporatisme malvenu. Impossible donc d'avoir une quelconque idée de l'ampleur de la mobilisation des professionnels de santé paramédicaux, parmi les centaines de milliers de manifestants. Des cortèges spécifiquement composés de soignants ont en revanche défilés en province.

Un défilé commun médecins - infirmiers anesthésistes

Aisément reconnaissables dans leurs casaques de bloc, les infirmiers anesthésistes (IADE) ont eux entrepris la démarche inverse, en s'affichant clairement groupés en intersyndicale derrière une même bannière. Pour Marie-Ange Saget, présidente du syndicat national des infirmiers anesthésistes (SNIA) "une réforme établie sans tenir compte du rythme de travail, de l'alternance jour-nuit et de la pénibilité est absolument injuste et irrecevable". Fait inédit, les médecins anesthésistes réanimateurs ont défilé au côté des infirmiers anesthésistes, avec des revendications communes. "Nous sommes ensemble au bloc, nous sommes ensemble dans la manifestation, c'est normal, nous sommes les vrais acteurs de la pénibilité", résume Nicole Smolski, présidente du syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHAR-E)

Le protocole "Bachelot" au centre des revendications infirmières

Le "cas" des infirmières a été réglé par Roselyne Bachelot début février, avant même les négociations concernant les régimes généraux. Dans quelques mois, les infirmiers et infirmières de la fonction publique (près de 350 000 professionnels) devront en effet choisir entre le maintien de leur conditions actuelles de départ en retraite ou une augmentation de salaire en échange d'un allongement de leurs cotisations de 5 années. Ce protocole d'accord, dont les volets concernant la revalorisation n'ont été signés que par un seul syndicat de cadres et de directeurs d'hôpitaux (SNCH), est dénoncé par toutes les autres organisation. "Comme si une augmentation rendait la profession moins pénible..." résume lapidairement Nathalie Depoire, présidente de la coordination nationale infirmière (CNI).


Médecins et infirmiers anesthésistes défilent ensemble
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Thomas Duvernoy

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