Les cliniques appellent à un arrêt d’activité à partir du 5 janvier

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Les infirmières du privé seront-elles en chômage technique à partir du 5 janvier ?

Les cliniques appellent à un arrêt d'activité à partir du 5 janvierActualisation (2 décembre 2014) Une délégation de la Fédération de l’hospitalisation privée (), menée par son président Lamine Gharbi, et reçue aujourd’hui au ministère de la Santé, a dressé à sa sortie un constat d’échec et une situation de blocage complet dans ses discussions avec Marisol Touraine.

Elle maintient par voie de conséquence son appel à une cessation d’activité totale et illimitée dans les 1.000 cliniques et hôpitaux privés de France à partir du 5 janvier pour demander le retrait du projet de loi.

(ActuSoins, le 17 novembre) Si le mouvement, annoncé par la FHP, est maintenu et très, il pourrait entraîner le report de nombreuses opérations programmées. Pour ces opérations prévues, «?les cliniques commenceront à ne plus prendre de rendez-vous quelques jours avant le mouvement?», a précisé un porte-parole de la FHP.

Dans les services d'urgences, les agences régionales de santé (ARS) ont cependant le pouvoir de procéder à des réquisitions de personnels, pour garantir l'accès aux soins et la sécurité des patients.

Contre une politique "hospitalo-centrée"

Pour la fédération , "le projet de loi de santé prévoit de réorganiser le système de soins autour de l’hôpital public, en créant un service public hospitalier (SPH), sur la base de critères arbitraires qui excluent d’emblée les cliniques, les excluant par là-même du financement des missions de service public" et donc des urgences.

La "politique hospitalo-centrée archaïque condamne le secteur privé à une éviction lente et programmée face à l’hégémonie du secteur public, la ministre de la Santé ayant déjà déclaré à plusieurs reprises que les hôpitaux publics auront la préférence en matière d’autorisations d’activités de soins et d’équipements matériels lourds", indique la FHP.

La FHP dénonce également le renforcement des pouvoirs des agences régionales de santé (ARS) qui piloteront le nouveau dispositif de service territorial de santé au public.

"Que va-t-il se passer demain ?", s’alarme Lamine Gharbi, président de la FHP.  "C’est très simple. Les ARS pourront retirer à l’un de nos établissements une autorisation d’activités de soins ou fermer un de nos services d’urgence parce que l’hôpital public voisin, qui ne va pas bien, a besoin d’un afflux de patients. Nous refusons d’être la variable d’ajustement d’un secteur public structurellement déficitaire".

"De telles restrictions d’activité et de financement entraîneront la disparition pure et simple des cliniques. Et pour les patients, quelles seront les conséquences, alors qu’aujourd’hui plus de 8,5 millions d’entre eux font chaque année le choix du privé pour être soignés ?", s'interroge-t-il.

"Ce projet de loi, s’il est adopté par le parlement, signe la fin de la liberté de choix des patients", estime le président de la FHP.

Discrimination au niveau du financement

Les cliniques et hôpitaux privés estiment qu'elles "subissent déjà une discrimination de financement, avec des tarifs hospitaliers inférieurs de 22% en moyenne à ceux de l’hôpital public pour une même prestation de soins".

Selon les chiffres de la FHP, les cliniques et hôpitaux privés représentent 27% de l’offre de soins et réalisent 34% de l’activité de soins en France, mais ne reçoivent que... 17% des financements hospitaliers de l’assurance maladie.

La FHP rappelle qu’au cours des 20 dernières années, la moitié des cliniques a disparu en France. Trente départements sont aujourd’hui sans maternité privée.

Le communiqué de la FHP conclut en regrettant que "la ministre de la Santé Marisol Touraine soit dans un refus de dialoguer" et déclare qu'elle "se voit contrainte de s’engager dans un mouvement plus radical et plus déterminé que celui de mars dernier".

Ce mouvement -boycott de l'accueil des stagiaires infirmiers - avait été très suivi mais s'était terminé au bout de douze jours par l'amorce d'un dialogue entre la FHP et le ministère.

Cyrienne Clerc

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Réactions

12 réponses pour “Les cliniques appellent à un arrêt d’activité à partir du 5 janvier”

  1. Charlotte Gayat Val En Tine aie aie que vas t’on devenir?!

  2. laurentin dit :

    Je n’ai pas l’impression que les cliniques privées soient si désavantagées que cela. La fuite des talents vers les cliniques et la T2A ont tiré une balle dans la tête de l’hôpital qui va bien mal alors que les cliniques croissent de + en +

  3. mclove dit :

    le problème n’est^pas public ou privé , le problème est celui du système de santé dans son intégralité , tout va mourir hélàs

  4. Frédérique Nawal Legrand Vanessa Morin Soumaya Alim corinne

  5. Le privé ferait mieux de la fermer, c’est indécent quand on voit le pognon que brassent les actionnaires sur le dos des patients.

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