Ces maux qui touchent les soignants

Manque de personnels et de temps, tâches administratives à répétition : cette réalité dans les services hospitaliers est bien connue. Qui en fait les frais ? Les . Conséquence : une perte de motivation, une fatigue croissante, un esprit d’équipe qui flanche,... Ces troubles peuvent conduire au burn out mais aussi provoquer des troubles musculo-squelettiques (TMS).

infirmiere hopital burn out

© leaf – iStock

La série de changements qui a affecté les services hospitaliers n’est pas étrangère à l’apparition des troubles chez les soignants. « Depuis les années 1980, les soignants sont confrontés à une dégradation de leurs , et la rationalisation des dépenses hospitalières entraîne une limitation de la croissance des effectifs », souligne Valérie Carrara, psychologue du personnel à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Or, ils ont de plus en plus de travail administratif, plus de protocoles à respecter, et donc moins de temps à passer au lit du malade.

Les relations entre le pouvoir médical et le pouvoir administratif sont aussi devenues compliquées. « Il y a un réel problème de reconnaissance et les professionnels de santé sont en souffrance », ajoute-t-elle.

Joëlle : « A force de lutter pour des choses qui auraient dû couler de source, je me suis épuisée ».

Epuisement émotionnel

Cette souffrance au travail peut se manifester physiquement chez le soignant qui va alors développer des maux de tête, des maux de ventres, des pathologies conduisant jusqu’au burn out. « Le burn out n’est pas une maladie définie, mais davantage un processus lié à une façon d’envisager la pénibilité au travail », estime Marc Loriol, chercheur au CNRS, spécialiste de la fatigue et du stress au travail chez les professionnels de la santé.

Il existe trois grands symptômes permettant de définir le burn out qui prend forme dans un processus de cercle vicieux. Tout d’abord l’épuisement émotionnel, puis la déshumanisation de la relation à l'autre et enfin la diminution ou la perte de l'accomplissement professionnel.

Pour se protéger, le soignant peut en venir à déshumaniser sa relation à l’autre, ce qui conduit parfois à de la maltraitance. « Il arrive que les infirmiers aient peur de commettre des erreurs en raison de leur état de fatigue, rapporte Valérie Carrara. La maltraitance vient quand il n’y a plus de mots. » Auparavant, les chefs de services organisaient des espaces de paroles pour que les soignants puissent parler des patients. « Il faudrait les remettre en place », estime-t-elle.

C’est lorsqu’un soignant ne parvient pas à trouver le juste milieu d’engagement vis-à-vis d’un patient, que le peut survenir.

Les soignants perdent alors l’intérêt de leur engagement et de leur accomplissement professionnel. C’est lorsqu’un soignant ne parvient pas à trouver le juste milieu d’engagement vis-à-vis d’un patient, que le burn out peut survenir. « L’équilibre est difficile à trouver, souligne Marc Loriol. Il n’est pas donné une fois pour toute. Il dépend du contexte. » Valérie Carrara insiste cependant sur l’importance de l’aspect individuel de la souffrance au travail. « Elle dépend de chaque individu, de son histoire, de ses conditions de travail », soutient-elle.

 Gestes nocifs

Outre le burn out, la dégradation des conditions de travail est également génératrice de troubles musculo-squelettiques (TMS). « Depuis les années 1990, les pouvoirs publics se sont beaucoup intéressés à la prévention pour permettre les bonnes postures, explique Marc Loriol. Malgré tout, le nombre de TMS ne diminue pas », sans doute parce que des facteurs vont à leur encontre, notamment le manque de moyens, d’effectifs et donc de cohésion.

Une partie de l’augmentation des TMS est liée à l’intensification du travail, à l’incapacité de prendre le temps, aux gestes répétitifs qui sont plus nocifs. « Pour lever le malade, il faut une collaboration au moins à deux, souligne-t-il. Parfois, il n’y a pas assez de soignants, ni une bonne cohésion. »

Les TMS sont une maladie multifactorielle à la fois biomécanique mais également liée à des facteurs psychosociaux. « C’est souvent la combinaison des deux qui conduit à l’émergence des TMS », rapporte Sandrine Caroly, docteur en ergonomie et enseignante-chercheur à l’Université de Grenoble. Outre le lien avec l’organisation du travail, avec les transformations organisationnelles et l’intensification du travail qui accroissent la pression des soignants, il y a également un lien avec l’activité des soignants.

« On distingue le travail prescrit du travail réel », explique-t-elle. Les soignants ont des procédures à respecter mais la tâche est parfois éloignée de l’activité car ils rencontrent des variabilités au niveau organisationnel.

infirmière moblisation patient tms

L'équipe de formateurs du CHI de Marmande Tonneins (Lot-et-Garonne) montre des techniques non traumatiques de mobilisation des patients. © DR

« Par exemple, lorsqu’il manque une personne, le soignant présent tente des stratégies d’adaptation et peut par exemple piquer sans gant ou ne pas engager la conversation avec le patient. C’est une forme d’abattage du travail mais qui lui permet de tenir les objectifs de performance. » Il va alors ressentir une tension, une pression, qui peut être à l’origine de TMS.

Enfin, les TMS peuvent avoir un lien avec les collectifs de travail. « L’équipe ne partage pas nécessairement les mêmes valeurs, souligne Sandrine Caroly. Contrairement au collectif qui rassemble des professionnels partageant des manières de travailler, ce qui donne des ressources pour la santé individuelle de chacun. » En collectif, les professionnels décident ensemble de la façon d’organiser le travail et de se coordonner. « Il y a la réalité de la souffrance des infirmières et derrière cette souffrance, la capacité du groupe à faire face à la difficulté », conclut Marc Loriol.

 Laure Martin
Article paru dans Actusoins Magazine

Témoignages

Marion, 27 ans, infirmière depuis cinq ans

« Je travaille dans un service de nuit et de réanimation. Quand on sort de l’école, on ne voit pas nécessairement les problèmes qui touchent la profession. Mais je constate que le burn out s’installe rapidement. Nous, infirmières, avons peu de poids dans toute l’échelle médicale et paramédicale. On est toujours exécutrice, rarement preneuse de décision. En plus, on est toujours face à quelqu’un qui ne va pas bien, ce n’est pas facile de se détacher et on n’a pas forcément de soutien de la part de nos collègues médecins ou de la hiérarchie. Il y a un gros turn over dans mon service, car on se fatigue rapidement. Je ne suis peut-être pas encore dans une phase de burn out car j’exerce encore mon métier, mais je ressens une grosse lassitude. J’ai l’impression d’être un pion, je reçois peu de considération. Depuis quelque temps, j’ai une hernie discale à cause de mon travail. Je n’ai eu qu’une demi-journée de cours sur la manutention alors que les aides-soignantes ont un vrai module. Maintenant, je dois faire de la kinésithérapie, mais tant que je continuerai ce métier, je ne guérirai pas. On travaille en effectif ultra réduit, donc on ne prend pas le temps de bien faire les choses. De fait, le patient n’est pas pris en charge de la manière optimale. Je n’envisage pas d’arrêter mon métier, car j’aime encore ce que je fais. Mais j’essaye de changer d’. Il y a beaucoup d’idées reçues sur le métier. Ce n’est pas ce qu’on pense. »

Joëlle*, ancienne cadre d’un pole gériatrique

« Mon burn out, je n’en ai pas eu conscience. A un moment donné j’étais épuisée, je venais au travail avec une appréhension et un stress qui ne me quittait pas. L’élément déclencheur a été le non-partage de mes valeurs à mon travail. Je me sentais surmenée, j’avais de plus en plus de difficultés à accomplir mes tâches dans de bonnes conditions et en plus, le management ne me convenait pas. Je recevais beaucoup de mépris et de réflexions de la part de ma hiérarchie. A force de lutter pour des choses qui auraient dû couler de source, je me suis épuisée. Les soignants sont compléments méprisés, je ne peux pas l’accepter, c’est une question de considération. On nous demande d’être respectueux vis-à-vis des patients, mais la hiérarchie ne l’est pas avec nous. Un jour, j’ai croisé le médecin du travail dans le couloir, elle m’a dit qu’elle ne me trouvait pas en forme, m’a prise en entretien et là je me suis effondrée. Il y a un an, j’ai été arrêtée pendant un an par mon médecin traitant. Les six premiers mois, j’ai été retirée du monde. Quand on est en arrêt, on se complet dans notre enfermement. J’étais incapable de sortir. J’ai été happée par la descente aux enfers. Je suis allée voir un psychiatre, qui continue de me suivre. C’est lui qui a prononcé le mot burn out. Toute seule je n’aurais pas pu aller mieux et la médication s’est imposée. J’ai repris le travail en septembre mais j’ai changé de fonction, je mets en œuvre des projets d’amélioration de la qualité. Les soins et le contact avec les patients me manquent. Aujourd’hui, ce qui me dérange, c’est que je ne me sens plus la même. Mais c’est peut être ce qu’il faut. L’investissement doit être mesuré, la distance doit être prise. Je vais mieux mais j’ai peur que ce soit un bien-être artificiel car je suis toujours sous traitement et je veux m’en passer. »

*témoignage anonyme

 

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Réactions

123 réponses pour “Ces maux qui touchent les soignants”

  1. leilou dit :

    et oui c’est criant de vérité : on a le temps de rien, pas même de manger, boire ou pisser, on se retient, on a une hygiène de vie poucrave et on se permet donc de donner des leçons d’hygiène alimentaire alors que s’agissant des IDE dans mon service on n’a jamais le temps de boire ou de manger.

    En sus de cela oui, on ne se protège pas bien parce qu’on ne se donne pas le temps de le faire et quoi qu’en pensent les donneurs de leçons, non, c’est vrai, mettre une paire de gant entre chaque dextro quand tu en as 10, + les injectables…. aux tours des tensions, médicaments… ben ouai ça prend du temps donc non on ne le fait pas. On se met en danger et on met aussi en danger le patient… mais qu’importe du moment qu’on est rentable.

  2. je suis auxiliaire de vie à domicile idem pour moi nos journées sont à rallonge c est une véritable déprime

  3. Damien Racca dit :

    Moi je me demande surtout comment ils font ceux qui bossent jusqu’à 45 heures dans les autres pays (Corée du sud par exemple). Et comment on faisait avant… Ce n’est pas le fait de bosser plus qui nous fatigue mais le fait de bosser moins. Du coup, on n’est plus trop habitué. Et surtout pour faire en 35 heures ce qu’on faisait en 39, l’effort est plus intense. Il fallait passer aux 35 heures payées 35 pour éviter ça. Ce qui n’empêche pas de simplifier nombre de procédures à la con. Qui n’existent que pour justifier l’existence d’une hiérarchie improductive (qui ne fait que produire des textes afin de montrer qu’elle sert en fait).

    • Je suis d’accord avec vous sur certains point mais là vous faites erreur. Et ça se voit que vous êtes dans l’enseignement et dans l’enseignement de l’économie ! Je n’ai pas dormi à vos cours et je suis issue d’une famille médicale et je peux vous dire que l’épuisement généralisé
      des soignants n’est pas quelque chose qu’on peut attribuer à de la fainéantise. Pour ce qui est des hôpitaux bons nombre sont surendettés et les économies se font au détriment des soignants et du patient lui-même. Si vous êtes fatigué, au pire vos élèves s’ennuieront à votre cours. L’infirmier qui n’est pas remplacé, c’est à sa collègue d’absorber son travail. Et aux réunions du personnel avec cadre de santé, administration hospitalière, etc. Il y a déjà presque 10 ans on leur demandait de “produire du soin”. Là encore c’est peut-être quelque chose qui ne vous choque pas mais ça n’est pas normal. Alors oui certains médecins se la coulent douce, traitent du “client” plus que du “patient” mais comme dans toute profession il y a ceux qui ne jouent pas le jeu. Soigner n’est pas une sinécure.

    • Damien Racca dit :

      Je n’ai pas parlé de fainéantise. Mais d’habitude. Quelqu’un qui bosse 45 heures par semaine n’est en général pas beaucoup plus fatigué que quelqu’un qui bosse 35. Sinon la plupart des travailleurs du monde entier seraient déjà morts de fatigue. D’ailleurs je suis en Asie et ici ils bossent jusqu’à 48 heures par semaine même dans le milieu médical. Sans se plaindre. Avec des soins d’au moins aussi bonne qualité. Juste parce que ça leur semble “normal”. Il sont habitués à ce type d’effort et à avoir un temps personnel nettement plus limité que le nôtre. Ils voient le temps personnel comme ce qui reste après le travail. Nous on a plutôt tendance à considérer d’abord le temps libre et après le travail, comme un mal nécessaire. En outre si on bosse moins d’heures, mécaniquement on doit bosser plus dur, car on n’a pas les moyens de payer plus de personnel pour “partager” l’effort. D’où ma remarque sur les 35 heures qui auraient dû être payées 35 et pas 39. Ca aurait ppu permettre d’embaucher plus et de ne pas augmenter l’intensité des efforts. Enfin, le problème de la santé en France c’est que c’est un système hautement élitiste qui s’adresse à la totalité de la population. Il y a là un paradoxe qui engendre obligatoirement des problèmes. En gros tous ceux qui gagnent bien plus qu’ils ne le devraient du fait de textes particulièrement protecteurs (allez, en gros, les médecins !) ponctionnent forcément la productivité des autres. Et plus ils veulent ponctionner plus il faut augmenter la productivité, des infirmier par exemple. Bref, remettons de la concurrence dans le système en produisant autant de médecins qu’il y a d’étudiants voulant faire médecine capables d’être médecins (plus de concours mais un examen). Simplifions. Acceptons l’automatisation à outrance. Arrêtons de considérer que si c’est moins cher c’est forcément de moins bonne qualité. Et les hôpitaux ne seront plus surendettés. Et le personnel sumergé de tâches. Ne pas penser une seule seconde que l’on peut résoudre les problèmes en embauchant plus. Notre système de santé coûte déjà une fortune, surtout si on ajoute tous les autres prélèvements. Ces solutions de facilité (en gros on fait payer les efforts par les Chinois qui financent notre déficit public donc notre sécurité sociale) sont parvenues à leur limite. il faut donc en trouver d’autres, qui forcément remettent des intérêts particuliers en cause. Cela nécessite de se dire que non, malgré ce que pensent les bobos, tous ne sont pas des gentils. Les médecins en premier (allez sauf ceux qui gagnent en moyenne sur leur carrière moins de 3500 euros par mois en net, ce qui doit être rare).

  4. Rondot Alain dit :

    Voici les consequences de notre tres mauvaise gestion, nos tres chers elus ont fait des choix que nous ne voulions pas.Que font ils de nos impots?Que font ils de concret pour les populations en souffrance?….Nous avous tous contribue a cette situation en ne reagissant pas au moment adequat.Mais il est encore temps de reagir et de reclamer haut et fort ce que nous voulons pour nous .Je,nous ne voulons plus d’un systeme centre sur le profit a tous prix etc..nous voulons de bonne ecoles ,de bon hopitaux et je dirais un service publique en relation avec son temps.En finir avec les gaspillages de tous genres.On finance leur train de vie il organise notre perte.Putain je suis tres decu de tous nos representants.

  5. manque de personnel la faute a qui ? l’etat qui se desengage et politique d’austeriter je souhaite bon courage a tous le personnel soignant qui ce tue a la tache et qui fait des heures supp sans compter

  6. Suite à un Burn-Out, je suis à présent en retraite pour invalidité avec 700 euros par mois sans aucune reconnaissance après 25 ans de service au SAMU … Un conseil les hospitaliers actuels, ne vous laissez pas faire ! Car demain se sera un d’entre vous.

  7. Pas seulement les soignants en hopital, je peux vous dire que les assistante vétérinaires c’est pareil…. Toujours plus…..

  8. Je suis de tout cœur avec vous tous, vous avez du mérite, prenez soin de votre propre santé. Allez courage

  9. Je suis d accord et je te comprends tiens bon et soit courageuse il te le sera rendu un jour tout ce que tu fais de bien te sera rendu au multiples bisous

  10. Analyse plus que judicieuse Claire Guille…….OÙ EST LE RELATIONNEL? voici une question qui taraude une grosse majorité des personnels soignants!!

  11. Respect a toutes les aides soignants et autres

  12. Nous avons connu pour notre fille le service des grossesses à risques à plusieurs reprises puis la néonat à Caen mais c’est partout pareil : CHAPEAU BAS, TRES TRES BAS MÊME. MILLE MERCI ENCORE MÊME APRES 19 ans!!!!!!!

  13. lesacs dit :

    A ce jour, l administration a pris le pas sur le soin, et on tombe sur la rentabilité. Le pouvoir médical est en berne.cette année, mon directeur avait pour consigne de ne pas augmenter nos notes pour faire des économies. Il ne l’a noas fait. Mais l année prochaine….
    Un exemple parmi d’autres

    http://solution-malaudos. fr

  14. Quand on arrêtera de payer bon nombre de fonctionnaires à rien foutre alors peut-être donnera t on les moyens qu’il faut aux services hospitaliers!!!

  15. Une pensée pour les patients ,et les résidents sacrifiés dans les ehpad .
    Vu encore aujourd’hui à blanpain ……..

  16. Hélas…infirmière en ehpad. Une infirmiere pour 90 résidents. Il faut gérer TOUS les soins, les surveillances, gérer les urgences, réorganiser les services quand il manque du personnel, faire la standardiste pour 60% des appels qui ne sont pas urgents et peu justifiés car l’IDE en ehpad c’est ; DIEU. Elle est sollicitée constamment. Pas de médecin sur place, les décisions c’est nous qui les prenons, nous proposons et mettons en place des ttt ( le médecin les prescrits si c’est argumenté et judicieux), il faut avoir l’oeil sur tout, avoir de bonnes connaissances théoriques et tilter rapidement. Ajouté à ça ; les papiers, des papiers, toujours des papiers…heures sup., pas assez de reconnaissance et on arrive dans un engrenage ou on veux faire plus pour le résident et on s’en épuise de jours en jours…il y aura je pense une reconnaissance du burn out à la secu d’ici quelques années et une bonne partie des professionnels de santé seront touchés si personnes ne change rien…Et maintenant on nous rajoute des projets d’accompagnements personnalisés qui doivent être fait pendant notre poste mais nous n’avons pas le temps et devons faire encore faire des heures sup pour les recueils de données…La place d’un temps libre pour la discution est très très limitée, il faut priorisé en fonction des résidents et dans quel état d’esprit ils se touvent et changer de personne le lendemain pour faire un roulement…et mes collègues As c’est pareil, les toilettes sont faites en 5 minutes top chrono et attention, les ongles, dentiers, rasage, effleurages, habillage et j’en passe sont effectués lors de ce temps, où est le relationnel? On cherche encore…bref ça faut mal au coeur d’en arriver là

    • leilou dit :

      J’ai l’impression de lire une collègue à moi qui travaille en ehpad… même scénario, même nombre de patients, même problème avec le téléphone, les projets de soins…mdr… paye ton projet et pendant ce temps là le temps passe et personne d’autre que toi pour répondre en même temps au téléphone et faire les soins

  17. Selma Lio dit :

    Ceux là même qui font ce métier avec leurs tripes!
    Pour les autres, ça leur glisse dessus.

  18. Malgré tout cela je dis bravo au personnel souriant avec le patient…

  19. Bon courage à tous et bravo pour ce que vous faites

  20. J’approuve, c’est exactement ce que je vis….

  21. Eden Herb dit :

    alors ne les mettez pas tous dans le même sac !

  22. Eden Herb dit :

    pour info…j ai travaillé aux urgences, en orthopédie et en psy….

  23. Eden Herb dit :

    désolé madame je prend mes fonction d infirmiere scolaire le 1er septembre, si vous pouvez le voir, j étais infirmière militaire…..et moi j ai eu cette chance de travailler avec des gens biens…je n ai pas eu de soucis avec eux, c pas le cas de tout le monde je vois. mais si vous les detestez tant madame…..peut être qu il vous renvoie ce que vous donnez, c est à dire du mépris !

  24. allez sur un site de toubibs , vous qui les aimez tant !!! beaucoup d’internes sont imbus de leur personne , vous prennent pour des moins que rien …bref j’ai pas envie de les plaindre…..en plus je doute qu’en tant qu’infirmière scolaire vous ne travaillez pas avec eux !!!

  25. Tout le personnel medical est touché infirmière aide soignants surveillant medecin

  26. Et moi je pense à toutes ces cadres qui nous disent ” qu’on s’organise mal”………………………….

  27. ancien agent hospitalier 7h d’attente aux urgence de Dreux, mais la faute à qui ?

  28. étonné pas moi mais surpris que cela arrive aussi tard

  29. Voilà pourquoi aussi des erreurs médicales

  30. Oui, perso j’ai pris ma retraite et je paye la fatigue accumulée, et non cru par mon médecin quand je lui disais.Aujourd’hui je suis pleine de douleurs car je reconnais que mon synthème neuromusculaire en avait….assez.Ai récupéré mais pas encore le top!!!!!

  31. Clau Deprat dit :

    Effectifs en diminution, refus des formations à plusieurs reprises, refus des demandes d’évolution professionnelles, polyvalence c’est à dire ménage et brancardage avec des lits qui ne roulent pas. Manutentions trop importantes. Les ide ne sont pas moins formées que nous. La démonstration dure une demi journée. Les patients on les voient plus. Aucune considération de la hiérarchie. Heureusement que les patients sont là, enfin quand on peut s’occuper d’eux. Comment rester motivée ?

  32. ce n’est vraiment pas un métier facile ! elles ont du mérite !

  33. C’est vraiment navrant et décourageant alors qu’il sont la pour nous soigner

  34. Karine Nac dit :

    Tu as mille fois raison Greg d ou le burn out…. Je vous souhaite bien du courage pour votre profession

  35. Eh bien vous avez de la chance moi j’étais en chirurgie ortho en pleine semaine seule ide pour 30 patients. C’était chaud avec les blocs les entrées les sorties et les retours de blocs si y avait eu une urgence ça aurait été le bouquet. Mais je pouvais compter sur les collègues du service d’a côté. Ça devient grave

  36. Et puis les “autorités “quel que soit le lieu de travail,privé ou public,jouent et profitent du fait que pour nous,le patient est primordial.Ils savent que pour le bien être de nos patients,nous irons au bout de nos capacités et donc en profite…
    A nous aussi de mettre un cadre et de poser des limites.
    IDE depuis 32 ans,j’adore mon métier, mais quelle évolution ! !!
    C’est à nous aussi de nous faire respecter,de ne pas tout accepter en raison,effectivement,de la santé du patient…sinon c’est notre santé qui “trinque”…et là plus personne (administration )

  37. Merci Aurelie pour cet article…si vrai…

  38. Et oui nous avons un beau et passionnant métier qui nous rempli de joies et de tristesses aussi, car nous avons un cœur. Hélas parfois la patience donnée au travail auprès des patients, de la hiérarchie, des médecins, finie par se disloquer au retour à la maison. Nous passons 10 a 12 heures par jour à prendre soin des autres, mais qui prend soin de nous????
    j’avais l’impression de ne pas être une IDE mais une secrétaire car plus de temps à l’ordi qu’auprès des patients ou à accompagner des familles dans des situations douloureuses. Je rentrais le soir et disais a mon mari “j’ai fais un boulot de merde” il me disait ” ah non tu travailles dans des conditions de merde c différent ”
    Nous sommes des ressources humaines ne l’oublions pas et comme toutes ressources on les exploite et les use jusqu’àu bout.
    Je déteste ce terme ” bureau des ressources humaines”

  39. Moi, payée à crédit ce mois ci… Rien à bouffer, un loyer de retard, etc…
    Avec mon demi-salaire pour 154 h.
    J’ai demandé une avance sur salaire au C.C.A.S. pour lequel je bosse: reponse: “Non “.

    Ils me proposent d’aller voir les Restos du Coeur…

    Non mais Allo, quoi!

  40. Ah ça me rappelle mon premier choix sur mon TFE, je voulais aborder la culpabilité des soignants provoquée par le manque de temps, la lourdeur administrative etc…. il y a 6 ans déjà ! Le premier guidant était partant et le deuxième à refusé de me suivre sur le sujet avançant l’argument que cela viendrait à pointer du doigt les aspects négatifs du système hospitalier !!! Et beh maintenant on y est. Vaste blague !!

  41. Quelqu’un veux une biére bien fraiche !??! Mdr

  42. quand je pense au feuilleton “NINA “!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!une honte

  43. gouvernement médiocre qui préfère fermer des hopitaux,pour une soit disant économie ,restriction de personnel , accumulation des heures sup,fatigue du personnel=manque de qualité et d’attention , ce ne sont pas des machines quand il y aura des accidents qui subira les malades ,les soignant ne peuvent pas tout porter sur leurs épaules,on sera bientot comme en Amérique où les bons soins seront pour les plus riches qui peuvent se payer les cliniques où là il y a assez de personnel , quel honte d’etre Français ,nos anciens se sont battus pour nous obtenir tous ces avantages de soins et doucement on nous retire tout a quoi bon cotiser et nous rajouter des charges csg ,rds et j en passe pour perdre quand meme des accés aux soins , les femmes risquent la vie de leurs bébés a chaque accouchement avec combien de kilomètres a faire pour certaines ? a combien de décès faudra t il une réaction !!!!!!!

  44. Une seule chose à dire : ” Au secours !!! “

  45. cela ne m’étonne pas ! j’ai eu l’occasion de pouvoir observer tous ces ressentis lors d’hospitalisations ! espèrons que ces plaintes seront prises en considération ! courage à tous ceux qui subissent .

  46. Je parlais des services, les EHPAD c’est autre chose, c’est pire!

  47. où je travaille, on est une infirmière pour 85 résidents (je suis en EHPAD) et 3 ou 2 AS le matin et 2 AS le soir.

  48. Pas que dans le milieu hospitalier! Dans les EHPAD aussi…

  49. Eve Dupont dit :

    nous c est 24 patients pour deux aides soignantes le matin avec beaucoup de gériatrie mais on a rien a dire !!!!!!

  50. les patients dsl mais a eux (ou à leurs familles) de se plaindre des manques d’effectifs nous on ne nous entends pas ou ils font semblant notement en hepad ou usld

  51. oui les soignants peuvent être contents lorsque que les patients sont contents des soins , d’un beau pansement , vous remercie ……je crois plus à cette reconnaissance là qu’a celle des hautes instances ……

  52. dans certains c 1 ide pour 40 patients que ce soit du matin ou de l’après midi ainsi que 3 as du matin et 2 as de l’après midi pour ces mêmes patients d’usld

  53. ça fait des années que les soignants font les frais de la réforme hospitalière !! flexibilité , mobilité , polyvalence !! c’est pas nouveau ….une profession majoritairement féminine et de surcroit peu mobilisatrice surtout à l’heure actuelle ou hélas les cdd vont bon train ….le burn out (mot à la mode ) moi je prefere dire état d’épuisement professionnel qui peut amener à la dépression nerveuse hélas n’est pas reconnu en tant que maladie professionnel et ne le sera pas (si vous suivez l’actualité , ce sujet a été abordé récemment à l’assemblée nationale …en vain !!! ) je le déplore ……!!! l’épuisement extrème peut être dramatique autant pour les soignés que les soignants !! un conseil arrêtez vous avant !! l’ide doit aussi savoir conserver sa santé ….dans un service ou je travaillais il y a qq années , j’étais en plein pétage de plomb , des collègues m’ont inciter à m’arrêter en arrêt maladie pour le bien êtres de tous , je l’ai fait ….j’ai recharger mes batteries et c’est reparti ….on ne peut pas indifiniment tirer sur la corde !!! a bon entendeur ……..!!!!!!!

  54. C est vrais que les sous effectifs les glissement de tâche et amènent à un brun out assez généralisé ds les hôpitaux mais il ne faut pas baisser les bras et continuer notre métier qui je le pense est un très beau métier où l on reçoit bcp de la part des patients

  55. Eden Herb dit :

    et puis si on travaillais tous dans le meme sens pour le patient au lieu de regarder ce qu il y a dans les autres assiettes…ce serait mieux

  56. Qui en fait les frais? Les soignants et les patients!!!!!

    • les deux!!!!! il ne faut pas oublier que nous sommes aussi des humains et que nous – mêmes pouvons être malades (sauf qu’interdiction de le montrer et faut agir comme des machines du au manque d’effectifs). a la différence des autres foctionnaires nous quand on est en grève ben on bosse quand même car la santé des patients avant tout.

  57. Eden Herb dit :

    je suis pas d accord…..il y a de tres bon internes qui deviennent ensuite chef de service…certes il ne restes pas internes mais ce qu ils ont par la suite, il le mérite ! quand on bosse parfois plus de 60 h par semaine….Desolé de penser aussi a eux

  58. les internes ne resteront pas internes toute leur vie !!! passage obligé pour accéder à d’autres fonctions ….laissons les médecins de côté svp !!! eux ne pensent pas à vous , je vous le garantie !!! on ne mélange pas torchon et serviette !!!!

  59. Trop dur de travailler comme ça. 3 semaines de vacances ne suffisent pas car les arrêts fusent.

  60. Bbelle Isa dit :

    Triste réalité. Arrêtons de bouder dans notre coin et rebellons nous! La qualité de soins à fait place aux économies… A la limite du burn out. Ras le bol!

    • Alex Munoz dit :

      Nous sommes nombreux à penser comme toi, mais trop peus à nous mobiliser (j’ai été le seul en grève pour tous les mouvements de cet année, ça m’a coûté 300 euros de paies et une baisse de ma prime annuelle, c’est un sacrifice que trop peu veulent faire)

  61. Moi aussi j’ai beaucoup donné, j’ai aussi beaucoup reçu. 38 ans plus les études, de 17 ans et 9 mois à 58 ans à l’hôpital je ne regrette rien sauf le manque de temps en fin de carrière pour mes patients car la cadence s’ était accélérée ou je courais moins vite! Bon courage à tous mes collègues infirmières et infirmiers, je souhaite plus de personnel les patients ont besoin de soins mais aussi de moments de partage de réconfort et de dialogue.

  62. J’ai passé la matinée aux URGENCES de l’HÖPITAL d’ALENCON, c’était totalement dingue, plein de gens, d’enfants, une seule infirmière pour diriger chaque personne vers le service compétent après avoir fait faire par une seule personne à l’accueil le bulletin de circulation, puis la prise de fièvre et de tension, faire attendre les moins urgents en salle d’attente, d’autres en traumatologie et puis certains en chambre pour être vu par un seul médecin…et tout ça avec le sourire et la compétence requise ! j’étais en admiration devant ce personnel ! je suis sorti à 15 h et la RUCHE continuait à tourner , ADMIRATION à VOUS LES URGENTISTES !

  63. Je comprend pas quand vous êtes en congé la loi stipule que les cadre appel les astreintes c’est une liste ou des personnes se mettent et sont payés en heure sup c’est au volontariat mes en aucun cas vous faire revenir si vous êtes pas d’accord allez voir vos syndicats

    • Alex Munoz dit :

      Il n’existe pas d’astreinte à l’hôpital public. Lorsqu’il y a sous effectifs (congés annuels, maladies, accident du travail, etc), les cadres font appel aux agents qui sont en repos (ces jours de remplacement sont le plus souvent à récupérer car non payés en heures supplémentaires) . Et notre conscience professionnelle, envers nos patients et nos collègues, fait que nous acceptons cela depuis trop longtemps.

    • Perso j ai arrete d accepter ca. C du donnant donnant. Apres je travail dans le prive c peut etre differents. Mais le rythme de travail (je bosse au bloc) la pression permanante et les sous effectif y est bien present aussi.
      En tant qu ide on remplace tt les manque . as prepa ash lingerie ste lavage endoscipie….. C de plus en plus hallucinant

  64. Existe t il encore des soignants heureux ??!

    • Alex Munoz dit :

      Heureux de leurs travails avec leurs patients : Oui.
      Heureux de leurs conditions de travail : Non.

      Et l’administration hospitalière compte sur le premier point, et nous ne sommes pas assez solidaires pour défendre nous droits. Si nous nous mettions en grève, juste une semaine, cela montrerai notre souffrance, mais les soignants sont comme la majorité des Français, devenu égocentriques, et ne pensent qu’à leurs petits acquis, pas à l’avenir

    • Oui moi j aime mon travail au bloc. Meme si les conditions de travail sont pas toujours facile

  65. Fonceuse,motivée par ce métier, par les patients, essayant de répondre à leurs besoins aux différents de moments de leurs vie j’ai fini ma carrière cassée physiquement et moralement…il ne faut pas malgré les beaux discours que l’on est attentifs aux besoins des patients…je n’aurai jamais pensé écrire cela un jour.Je souhaite bon courage à tous les soignants sur le terrain…

    • Eden Herb dit :

      je suis pareil, j aime de tout mon coeur mon métier mais le curatif laissera la place au préventif….je pense avoir donner ce que je pouvais mais je ne veux pas devenir ” maltraitante”…j aime trop les gens mais la fatigue, le travail abondant ne nous permet plus de faire un travail soigne pour prendre soin de ….

  66. Et en ehpad 2 ide pour 93 residents … demotivation aussi !!!

  67. Et poutant ce personnel à bout reste sympa la plupart du temps, je le sais j’y était le mois denier aux urgences !!

  68. Amélie Ln dit :

    6 ans de diplome et bientôt au bout …

  69. J’ai fait un intérim en centre France. Seul infirmier en USLD PSY lourde pour 80 patients. Seul de jour avec 3 AS et seul la nuit avec une AS.

  70. Le sous effectif dans les services conventionnels est monnaie courante. 1 infirmière pour 16 patients, qui sont de plus en plus lourds. J’ai adoré mes 2 ans en service, mais je ne regrette pas d’avoir quitter le conventionnel pour la réanimation!

  71. Alex Munoz dit :

    + les retours sur congés, non payés, l’administration nous demande de sacrifier nos vies personnelles pour notre travail, sans aucune contrepartie. Et lorsque nous avons besoin d’elle, sa réponse est plus que souvent négative (formation, OAT, etc etc)
    Perso, maintenant je vais jouer à un nouveau jeu avec elle : gagnant / gagnant = soit ils acceptent MES conditions pour que j’accède aux leurs, soit il se passent de mes services en heures supplémentaires. Tant pis pour la note administrative, tant pis pour les prises de têtes avec cadres et médecins, ma famille d’abord, le travail ensuite !

  72. Eden Herb dit :

    moi je pense a ces internes qui font gardes sur gardes payé une misère………et fatigués eux aussi !!!

  73. On passe presque plus de temps sur l ordi qu’avec nos patients Pfiouuu et si on fait pas l administratif on se fait pourrir….la nuit pas d agent d accueil donc il faut faire les admissions aux urgences , pas d’ash donc faut faire ménage, 1seul auxiliaire pour les urgences et les soins continus, pas de brancardier bref j en passe et oui de la fatigue, de la pression sans cesse , on essaye de rester motivé mais pas évident

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