Hôtel-Dieu : le personnel dans l’attente

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Hôtel-Dieu : le personnel soignant dans l’attenteA l’Hôtel-Dieu, l’espoir renaît un peu depuis la récente décision du nouveau directeur de renoncer au transfert du siège de l' dans cet établissement.

« Le point positif, c’est la réouverture des discussions. Martin Hirsch, le nouveau directeur, est plus présent, plus à l’écoute de tout le personnel, de ceux qui sont pour la réouverture des mais également de ceux qui y sont opposés comme le Pr. Loic Capron. Le nouveau directeur de l’AP-HP est arrivé dans un espace où plus personne ne parlait ou plus rien n’avançait », estime Guillaume Gandoin, infirmier.

Le Pr. Capron, président de la Commission médicale d’établissement (CME), était opposé au maintien de ce service à l’Hôtel-Dieu qui ne possédait  plus « l’environnement exigé pour soigner correctement les malades ».

Un avis que ne partageait pas Gérald Kierzek, urgentiste limogé de ses responsabilités de coordinateur de l’équipe des urgences en début d’été pour ses prises de parole : « le service des urgences est neuf comme le plateau technique, le service de consultation ophtalmologiques et les deux services de médecine générale. Il faut arrêter de casser ce qui existe, valoriser l’investissement qui a été fait », avait-il indiqué début septembre à Actusoins. Et surtout « il faut un service d’urgences de proximité au cœur de Paris », ajoutait-t-il.

Le transfert du siège de l'AP-HP à l'Hôtel-Dieu « ne me paraît pas une bonne idée. (...) Je préfère avoir une logique médicale sur l'Hôtel-Dieu qu'une logique administrative », indique désormais Martin Hirsch. La vente du siège actuel, prévue par l’ancienne direction, devait financer la reconversion de l'hôpital, évaluée à 150 millions d'euros par l'ancienne direction.

Douze lits-portes et quatre postes d'infirmiers

« Pour l’instant, Martin Hirsch a réouvert douze lits-portes pour l’hospitalisation de courte-durée et quatre postes d’infirmiers. C’est important pour éviter aux patients de ne pas attendre cinq heures dans un couloir », indique Guillaume Gandoin. Martin Hirsch a également annoncé que les lits de médecine interne pourraient être ouverts en cas de crise. En revanche, le schéma d’organisation actuel persiste. Les pompiers ne reviendront pas conduire des patients à l'Hôtel-Dieu. Le personnel des urgences continue donc à être déployé sur Cochin.

« La fermeture des urgences à l’Hôtel-Dieu a un fort retentissement sur Cochin et Lariboisière. Le personnel n’en peut plus. Les temps d’attentes s’allongent avec 180 à 200 passages aux urgences par jour. Même le Pr. Capron le reconnaît », souligne Guillaume Gandoin.

La prochaine rencontre entre le nouveau directeur de l'AP-HP et la CME, prévue pour le mardi 10 décembre, sera une étape décisive. "Si les responsables de la CME refusent de discuter et s’en tiennent à la fermeture, cela sera difficile. Nous sommes donc dans l’attente. Mais nous ne nous contenterons pas de deux ou trois petites décisions sans importance jusqu’aux municipales, pour que cela ne fasse pas de vagues avant cette échéance politique et que tout soit fermé ensuite », ajoute cet infirmier.

Cyrienne Clerc

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