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Refuser une prescription ?

8 réponses

Bonjour,

Un infirmier a-t-il le droit de refuser de réaliser un soin ?

Je suis en en long séjour, et j'ai une patiente BPCO en fin de vie qui a un gaz du sang tous les jours...

Je trouve ça complètement inutile, et les IDE qui m'encadrent sont d'accord avec moi.

Est-ce qu'on a le droit de refuser d'exécuter une médicale ?

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Réponse n°1

Réponse postée par : Franck_2013

Plus 16 Moins 2

Déjà, avant de refuser une prescription, on discute avec le prescripteur.

Réponse n°2

Réponse postée par : will

Plus 9 Moins 0

en effet, avant de refuser la réalisation du soin il est necessaire de parler avec le prescripteur et de comprendre ses motivations (il a peut être des données qui nous achappent...).
L'IDE n'est pas qu'un simple excecutant et doit comprendre pourquoi il fait telle ou telle chose.
Après c'est à chacun d'argumenter son refus

Réponse n°3

Réponse postée par : melanieinfirmiere

Plus 10 Moins 3

J'ai déjà refusé de faire des soins qui me semblaient abérants et notamment chez des personnes en fin de vie.
" Constantes 4 fois par jour"
" Bilan sanguin"
" Traitements per os en quantité industrielle"
Pourquoi faire ? On sait qu'elle est là pour mourir...mon rôle est celui d'accompagnant pas de sauveur !

Réponse n°4

Réponse postée par : Pascal Schulze

Plus 7 Moins 1

Oui. Une prescription est une autorisation de faire, pas une obligation.

En cas d'administration délétère, c'est bien celui qui a administré le produit qui est en cause, pas celui qui l'a prescrit.

En revanche, un refus doit être argumenté et justifié ; et surtout, comme l'a dit Franck, il est important de communiquer avant d'émettre une réserve quand à une prescription.
L'absence de dialogue et un refus unilatéral serait une erreur.

Enfin, un refus argumenté doit faire l'objet d'une traçabilité écrite.

Réponse n°5

Réponse postée par : marjo79

Plus 6 Moins 0

si le patient est encore conscient, peut être peut il donner son avis?veut il encore des soins invasifs ou désire t il seulement des soins de confort afin de partir sereinement!peut être son avis ou son consentement peut influencer notre décision de réaliser ou non un soin;
dans tous les cas;il appartient au soignant de discuter avec le médecin

Réponse n°6

Réponse postée par : Manzana

Plus 2 Moins 0

MAIS quelle belle phrase de Will : L’IDE n’est pas qu’un simple excecutant et doit comprendre pourquoi il fait telle ou telle chose.

Réponse n°7

Réponse postée par : chninkel

Plus 3 Moins 1

Bonjour,
attention à ne pas tomber sous le coup du "refus d'obéissance" pour ceux du service publique.

« Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public » (article 28 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires).
Une jurisprudence a affiné la notion de "compromettre...un interêt public" dans le domaine de la santé.
Le seul cas où la désobéissance est admise, est celui d'un risque vital grave en cas de réalisation de la prescription (ex: déboucher une VVP avec du KCl, injection létale à une fin de vie, etc...) ou bien sûr illégal.

En cas de doute, faire confirmer et expliquer la prescription par le médecin prescripteur, si le doute persiste, faire confirmer par un autre médecin. Un grand classique est de joindre le centre anti poison par le 15 (ligne enregistrée). Dans tous les cas, vérifier que la prescription est recevable dans la forme (nom et qualité du praticien, date, identité du patient) tracer le geste. Pour le refus, saisir l'encadrement et/ou la direction des soins.

Je rappelle qu'en cas de doute, l'IDE est tenu de se renseigner.

article R4312-29 code santé publique

"L'infirmier ou l'infirmière applique et respecte la prescription médicale écrite, datée et signée par le médecin prescripteur, ainsi que les protocoles thérapeutiques et de soins d'urgence que celui-ci a déterminés.

Il vérifie et respecte la date de péremption et le mode d'emploi des produits ou matériels qu'il utilise.

Il doit demander au médecin prescripteur un complément d'information chaque fois qu'il le juge utile, notamment s'il estime être insuffisamment éclairé..."

Réponse n°8

Réponse postée par : chninkel

Plus 0 Moins 2

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