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Fonction : Infirmier Infirmière de secteur psychiatrique

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Réponse postée par : cedr1c

Plus 50 Moins 4

Bonjour,
vaste question tant le rejet de l'ordre est important, et croissant. Je laisse volontairement de côté les déçus de l'ordre qui étaient pour et ont quitté le navire suite aux magouilles autour du logo ou autres histoires qui ont terni l'image de la profession.

Tout d'abord, l'ordre a pour origine un travail de lobbying important du groupe St Anne et d'autres associations, aidés par de petits syndicats qui y ont vu un intérêt. On retrouve parmi eux ceux qui souffrent aux élections comme le SNPI, et qui avec la loi sur la représentativité vont encore plus souffrir, et les syndicats idel qui ont via cet ordre l'intérêt de pouvoir avoir une sur-représentativité via les collèges qui font qu'une voix d'un idel est plus forte qu'une voix d'un salarié) et de parler pour les salariés.
De là, les politiques ont plongé, avec l'intérêt aussi d'avoir un organisme qui permet de shunter le dialogue social: au même moment, l'ordre des avocats par exemple incitait le divorce par internet, proposé par le gouvernement, alors que les avocats se battaient contre ça.
Le texte passe, sur des mensonges, avec une députée qui une fois son siège perdu se trouvera une place au sein de cet ordre (cdoi70).

L'ordre nait alors que les infirmiers ne le veulent pas, faible taux de participation aux élections (14%), et la suite logique, pas de cotisation et bientôt la cessation de paiement.

Ce qui est reproché, c'est tout simple: ne servir à rien puisque ses missions sont celles du HCPP; ne pas répondre aux attentes des infirmiers qui sont salariales.

Aussi, l'ordre respecte bien son rôle ordinal, en disant bravo à tout ce que le ministère propose, de peur de mourir; il salue le rapport Hénart, il trouve qu'HPST, c'est bien, il prône les TCC en addictologie. Il gesticule aussi dans le vide avec des histoires d'épilations au laser mais ne pipe mot quand les IADE se font gazer.

Au niveau du travail avec les syndicats, il montre aussi bel et bien que le rôle d'un ordre est de casser du syndicat, on passera la rencontre avec les collègues du Quebec ou le compte rendu (retiré ensuite du site ordinal) montrait de belle railleries sur le dos des syndicats. A ce jour, l'ordre a porté plainte contre un syndicat, et se dit victime des autres...il n'y a que le président sortant pour adopter un discour semblable.

Enfin, certains s'opposent à cet ordre pour des raisons idéologiques, les structures ordinales ne permettant pas de séparation des trois pouvoirs, apportant des tribunaux d'exception (autant être jugé par quelqu'un qui connait le droit, on a vu un cdoi se faire débouter car il a voulu juger un non inscrit), et se reposant sur des idéologies plutôt marquées d'extrème droite. L'ordre, ce n'est pas Petain, contrairement à ce qui est dit, mais les deux ont les mêmes racines. Pour la présidentielle, le seul soutien affiché aux ordres l'a été par le front national.

Enfin, face à l'inutilité constatée de l'ordre, qui n'a même pas réussi à refaire ses élections, il y a encore un discours plus simple: je ne paie pas pour quelque chose d'inutile.

Voilà, il y a encore de multiples raisons non évoquée,s mais je ne vais pas non plus faire un pavé.

Réponse postée par : cedr1c

Plus 30 Moins 3

Sombardier, j'ai du mal à comprendre votre contre argumentation, qui consiste juste à juger ma personne sur une réponse. Je ne suis pas inscrit à l'ordre, vous n'êtes donc pas qualifié pour avoir le moindre avis sur ma personne.
Votre avis sur mes compétences me semble moins important que celui de "mes" (c'est affectueux, mais ce ne sont pas les miens) patients.
Pour être jury de TFE, on me considère comme infirmier, bien que non inscrit à l'ordre, pour intervenir en milieu carcéral, on me considère comme infirmier, etc. C'est bien en pratique le diplôme d'Etat qui fait de nous des infirmiers, et non pas l'inscription à l'ordre.

Enfin, puisque vous parlez de syndicats, force est de constater que l'ordre infirmier est bien noyauté par ceux-ci, au point de jouer avec la loi. Le SNPI par exemple a vu son président arriver au sein du CNOI. Comme on ne peut pas être président de syndicat et élu ordinal, ce président est devenu "secrétaire général".
Un autre élu voulait aussi que son temps ordinal soit compté en heures sup, au même titre que son temps syndical.
Je ne suis pas syndiqué, au risque de vous décevoir, mais votre argumentaire anti-syndical ne fait que de renforcer ma première argumentation.
Enfin, d'un point de vue chronologique, le refus syndical d'un ordre est venu bien tardivement, après que les infirmiers aient montré leur mécontentement. Si les syndicats avaient d'ailleurs joué leur rôle, il n'y aurait pas eu création d'un nouveau syndicat (resilience), et surtout cette histoire d'ordre serait réglée depuis un moment.

Enfin, si de la haine transparait de mes propos (je n'y vois qu'une énumération de faits, qui peuvent être avancés comme explications au refus de l'ordre), si cette haine vous semble perçue, sachez qu'elle est à l'image de celle qu'éprouve une majorité des infirmiers rejetant l'ordre, et qui se voient menacés d'exercice illégal alors qu'ils exercent leur art avec toute conscience professionelle et éthique.

Je vous ai évité quand même un gros pavé, puisque je n'ai pas abordé le code de déontologie qui n'est jamais sorti, les échanges de courriers d'insultes entre élus, les 4 cdoi qui ont démissionné dans leur intégralité, la note du trésorier qui demande aux élus d'éviter de s'avancer en tapant dans la caisse, et de nombreuses autres histoires qui rendent l'ordre vraiment peu crédible.

Il s'agissait du premier ordre pour une profession à majorité salariée: force est de constater que ce modèle ne marche pas chez nous.

Réponse postée par : cedr1c

Plus 17 Moins 2

Karim, vous semblez quand même refaire l'histoire. Quelques inexactitudes:

- vous parlez tout d'abord d'infirmiers qui ont suivi les syndicats; j'ai plutôt vu des syndicats surfer sur le refus de l'ordre venant des infirmiers (n'oubliez pas que les ide sont peu syndiqués, et que l'ordre infirmier n'est pas la priorité des syndicats, du fait). Votre chronologie ne tient pas, sinon comment expliquer qu'un collectif CODI se forme avant l'intersyndicale? Le refus vient des infirmiers.

- vous parlez des élections en banalisant le score minable. Je vous rappellerai juste que ces élections se sont déroulées sur 15 jours, et ont couté 1.5 millions d'euros donné par l'Etat (donc vous et moi, quel dépense inutile...). Avec de tels moyens, un si faible résultat devrait interpeller.

- vous dites que les membres de l'ordre sont mieux élus que les syndicalistes...dois-je vous rappeler qu'à leur actuelle, ils ne sont plus élus, mais juste prorogés par un décret dû à leurs connivences politiques?

- vous avez oublié de dire que l'ordre siège aussi au HCPP. A ce sujet, d'ailleurs un communiqué de la FNI (syndicat pro-ordre à la base) dénonce le silence total de l'ordre lors des dernières réunions auquel il a participé (s''il participe)...encore une fois, on voit l'inutilité du truc.

- pour le salon infirmier, et la fameuse poche d'urine, qui est devenue à vos dire de la fausse m..., s'il s'agit d'un infirmier, il doit être en poste aménagé, ou cumuler un poste avec son invalidité. Vous savez bel et bien qu'il s'agit d'une personne usagère de santé, fort mécontente. L'ordre a ensuite saisi le truc pour se victimiser...une fois de plus, avec le discours anti syndical. A ce jour, on a surtout vu l'ordre tenter de s'attaquer aux syndicats, avec un truc reporté à l'an prochain pour resilience, et un autre carrément abandonné dans le Jura.

Tout ça pour dire que vous reprenez surtout la rhétorique ordinale, visant surtout à se victimiser, et tout lâcher sur les syndicats ou Le Boeuf, présidente mise à la porte après que certains élus en place aient été évoquer cette histoire du logo auprès de la presse (mais ils n'ont pas voté pour ce logo?).

Dernier exemple de ces mensonges ordinaux, ou l'on réinvente la réalité: la cotisation n'augmente pas, dixit Borniche. On apprend aujourd'hui que si le pris n'augmente pas, la cotisation sera désormais sur 10 mois au lieu de 12. Soit 20% de hausse.
Enfermé dans sa propre vérité...voilà aussi une des raisons de l'échec de cet ordre.

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