À observer les photos et souvenirs qui ornent l’accueil du centre et sa salle d’examen, on mesure vite que nombreux sont les athlètes à passer entre ces murs. Parmi eux, il y a des sportifs de haut niveau bien sûr. De vieilles connaissances, comme des jeunes issus du fertile terreau breton. Ces femmes et ces hommes de toutes générations, pratiquent le rugby, le football, le basketball, le vélo ou la voile, et viennent régulièrement pour des tests. Parfois depuis leur plus jeune âge. Les soignants ont vu grandir et progresser certains d’entre eux. Ils les ont encouragés à franchir des paliers comme des catégories. Un lien s’est naturellement tissé au fil des années, entre les dépistages obligatoires ou le soin d’une blessure.
Cet article a été publié dans le n°50 d’ActuSoins magazine (septembre-octobre-novembre 2023).
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La passion du sport
Exercer au Centre de médecine du sport de l’immense et moderne hôpital du Scorff à Lorient est avant tout une affaire de passion et de goût de l’effort.
Les sportifs aiment savoir que les soignants sont à la page et lorsque l’on parle de soin, la confiance est de première importance. “Souvent, dans la discussion, ils nous testent, explique le Dr Voisin. Ils seraient déçus si l’on ne connaissait pas le sport”.
Pas étonnant donc qu’ici, ce sont, à l’image de Véronique Hacot, infirmière, nageuse et triathlète, souvent des soignants eux-mêmes sportifs qui s’occupent des patients. Véronique Hacot a rejoint l’équipe il y a une dizaine d’années, pour le plaisir de travailler au contact des athlètes.
Le Dr Fanny Voisin, le médecin du service, elle, est sportive depuis l’enfance et navigue aujourd’hui entre judo, course à pied et cross-fit.
Si toutes deux sont très attachées à la prise en charge médicale des patients, elles aiment aussi suivre les résultats de leurs « protégés » dans la presse régionale. Cela fait partie du jeu.
À les entendre raconter leur métier, à les voir travailler dans la complicité, on comprend que cette passion cimente leur relation de travail. Le tandem fonctionne. Quand l’une questionne le patient, l’autre prépare l’examen. Quand la première analyse, l’autre anticipe déjà la suite : entre les mains des deux soignantes, le passage d’un patient dans la salle d’examen est une chorégraphie bien orchestrée.
Multiples indications
Ceux qui pratiquent le sport en amateur peuvent également « avoir une vraie plainte » et bénéficier d’une prise en charge dans le centre.
Les indications d’un suivi ou d’un passage en médecine du sport sont en effet multiples. Pathologies de l’appareil locomoteur, mesure de la capacité physique pour des certificats d’aptitude, accompagnement à la reprise d’activité physique, prévention du dopage, etc.
Les examens pratiqués – électrocardiogrammes de repos et d’effort, spirométries, audiogrammes – sont adaptés à chaque profil et aux différents niveaux de pratique. L’accompagnement est de mise, y compris jusque dans la modification d’un geste technique : les soignants utilisent leurs compétences pour conseiller et accompagner les sportifs dans la modification d’un mouvement problématique, par exemple. Cela fait aussi partie du soin.
Sportifs accomplis ou en devenir, tous trouveront ici la même écoute. Par éthique, professionnalisme, comme par amour du sport.
Texte et photos : Thibaud Vaerman
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Cet article a été publié dans ActuSoins Magazine n°50 septembre-octobre-novembre2023
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- Le centre de médecine du sport, situé au sein de l’hôpital du Scorff à Lorient, accueille de nombreux sportifs de haut niveau, qui se préparent dans la région. Ces athlètes aiment laisser un souvenir de leur passage, qui viendra ensuite orner les murs du centre. Comme ici dans le bureau d’accueil. Ici, Virginie Le Moing, coordinatrice administrative. ©Thibaud Vaerman
- Le premier patient de la journée est un militaire, qui vient passer un test d’effort. La séance débute par un test de vision, dirigé par Véronique HACOT, infirmière. ©Thibaud Vaerman
- Sous le regard bienveillant du Dr Voisin, l’infirmière Véronique HACOT, pose des électrodes sur le thorax d’un patient, avant un test d’effort. ©Thibaud Vaerman
- Le Dr Voisin et Véronique Hacot observent l’évolution des constantes du patient pendant un test d’effort. Le protocole peut durer entre 10 et 20 minutes selon le niveau sportif de la personne. ©Thibaud Vaerman
- Au bout du tapis de course a pieds, trône un maillot de champion de france offert par le cycliste Breton Warren Barguil. ©Thibaud Vaerman
- Une sportive vient à son tour pour un test d’effort. Pour lui expliquer comment procéder, l’infirmière simule d’un geste théâtral une expulsion d’air maximale. Comme pour le patient précédent, elle lui demande de souffler à pleins poumons pour étalonner la mesure de VO2 max, captée grâce au masque étanche ajusté à son visage. Un dispositif encombrant qui ne gêne pourtant pas l’effort, selon l’équipe de soin. ©Thibaud Vaerman
- Ici, les dispositifs de pointe et les ordinateurs dédiés à l’analyse de données vont de pair avec les outils d’auscultation clinique basiques, indispensables pour le diagnostic. ©Thibaud Vaerman
- Un jeune garçon en pleine concentration, pendant un audiogramme. ©Thibaud Vaerman
- Viennent ensuite les examens fonctionnels respiratoires… Laspirométrie permet d’étudier les débits ventilatoires, notamment le VEMS (volume expiré maximum seconde), c’est-à-dire le volume maximal que le patient peut expirer en une seconde. ©Thibaud Vaerman
- L’examen est complet. Il passe ensuite un test d’équilibre. ©Thibaud Vaerman
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