le Planning Familial est « irremplaçable »

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Les centres de planification familiale jouent un rôle "irremplaçable" d'information et de prévention notamment sur la contraception et la sexualité, une fonction qui doit être clarifiée et renforcée par la loi, selon l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). 

le Planning Familial est "irremplaçable"

© Flickr CC Shemer

Quarante-cinq ans après la loi Neuwirth légalisant la pilule, les quelque 1.600 lieux d'accueil "continuent d'assurer une fonction irremplaçable d'information, de conseil et de prévention", écrit l'Igas dans un rapport publié cette semaine, après en avoir visité 33 répartis dans neuf départements.

Ces lieux ont "une approche globale de la sexualité, à la charnière  social, de l'éducatif et du sanitaire", précise l'Igas.

Elle note en particulier que pour les mineurs ("30% public accueilli") et les "personnes en difficulté sociale", les centres de planification familiale "offrent une alternative perçue comme plus accessible psychologiquement et financièrement" que l'hôpital ou le cabinet médical.

Notant le "professionnalisme" des personnels, l'Igas relève que les délais de rendez-vous sont "généralement inférieurs" à ceux secteur hospitalier.


Mais l'accès à ces centres est parfois limité: par la distance géographique, "véritable difficulté en zones rurales et périurbaines", et par des horaires "souvent restreints".

Globalement, déplore l'Igas, le "dispositif manque de cohérence et de pilotage". L'Igas recommande donc notamment de reconnaître "une existence légale propre" à la planification familiale de façon à "actualiser et conforter le dispositif". Il faudrait aussi, selon elle, confier entièrement les financements aux départements.

L'Igas prône aussi un accès gratuit et anonyme à la contraception dans les centres de planification pour les personnes majeures, alors que cela n'est autorisé officiellement que pour les moins de 18 ans.

Autres propositions: un dépistage systématique des infections sexuellement transmissibles dans les centres ou la création de "relais de proximité" autour des centres, avec des médecins volontaires.

Le Planning Familial s'est félicité jeudi de ce rapport tout en prévenant que le mouvement serait "d'une vigilance extrême" sur ce que l'Etat ferait de ces recommandations.

AFP


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