Pays-de-la-Loire : premiers retours positifs pour les astreintes d’infirmiers de nuit en Ehpad

Selon l'agence régionale de santé (ARS) Pays-de-Loire, l'expérimentation concernant l'intervention dans un délai de 30 minutes de soignants mutualisés entre plusieurs établissements a déjà permis d'éviter des hospitalisations.

fotolia_51199542Le premier appel à projets, lancé en 2013, avait permis de retenir cinq structures pilotes (trois Ehpad, un groupement de coopération et l'hôpital de Doué-la-Fontaine dans le Maine-et-Loire), rappelle-t-on.Un deuxième appel à projets a été réalisé en 2014. Un troisième va être lancé en 2015 dans le cadre du projet mayennais sur les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie (Paerpa). Désormais, 10 expérimentations sont en cours, dans toute la région, avec 58 établissements participants, accueillant au total 4 900 résidents, indique un dossier de presse de l'ARS.L'ARS a voulu tester plusieurs formes d'organisation et non pas un modèle unique, a expliqué Cécile Courrèges, directrice générale de l'ARS,. Soit plusieurs Ehpad mutualisent un infirmier d'astreinte, soit un hôpital en met un à disposition, contre remboursement. Il peut s'agir de professionnels hospitaliers, mais aussi libéraux.

L'évaluation se déroule en trois temps: un relevé d'indicateurs avant la mise en place du dispositif, un suivi mensuel pendant les trois ans de l'expérimentation, puis une évaluation finale.

La présence de l'infirmier sécurise la régulation

Même si l'ARS dispose encore de peu de données, les premiers retours suggèrent que cette astreinte apporte "un plus" aux Ehpad et semble avoir évité des hospitalisations dans "beaucoup de situations", a rapporté la directrice générale.

Le simple fait de la mettre en place a amené chaque établissement à revoir son processus de gestion de l'urgence, de suivi des dossiers, de mise à disposition de l'information médicale et soignante, ainsi que ses conventions avec les établissements de santé, a-t-elle poursuivi.

Plusieurs Samu ont transmis des retours positifs, a noté Christophe Duvaux, directeur général adjoint. La présence d'une infirmière dans l'ehpad "sécurise bien la régulation" la nuit, car il peut consulter des données auxquelles un aide-soignant n'a pas accès. Son appréciation de la situation permet de déterminer s'il y a urgence ou non, et s'il faut faire intervenir un médecin ou une équipe du Smur.

Le dossier de presse indique que "peu d'appels" aux infirmiers sont apparus injustifiés. Il fait état d'un "sentiment de sécurité partagé des résidents et de leur famille ainsi que des équipes de nuit", ou encore d'un "renforcement de la dynamique de coopération et de mutualisation organisée entre les établissements d'un même territoire qui ne se connaissaient avant peu ou pas".

Le coût global de ces expérimentations sur trois ans est évalué à 1,65 million d'euros, a précisé l'ARS à l'APM. Cécile Courrèges a affirmé qu'il serait possible de pérenniser cette dépense en cas de résultats probants, car "à partir du moment où on mutualise, le montant n'est pas inaccessible".

Rédaction ActuSoins, avec APM

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Réactions

2 réponses pour “Pays-de-la-Loire : premiers retours positifs pour les astreintes d’infirmiers de nuit en Ehpad”

  1. Les expé ne se font pas qu’en pays de la Loire. En Ile de France aussi.

  2. Floriane Flo dit :

    Est ce qu’il y a des IDE mutualisées ici j’aimerais savoir comment ça ce passe pour elles car moi aussi j’ai un poste comme ça.

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