Création d’un supplément au diplôme pour les infirmiers

| 9 395 vues | | mots clefs : , 12 réactions

Le journal officiel a publié le 4 octobre un arrêté créant un « supplément au diplôme » pour cinq professions paramédicales, dont les professions infirmières et lADE. Ce nouveau document, annexé au diplôme à la demande du soignant, décrira sa formation et son parcours.

Création d’un supplément au diplôme pour les infirmiersAu sein de l’Union européenne, la plupart des diplômes paramédicaux* donnent lieu à une reconnaissance automatique permettant au professionnel d’aller travailler d’un pays à l’autre.

Seulement, pour les employeurs, il n’est pas toujours évident de connaître les compétences réelles du professionnel. Car les programmes ne sont pas si similaires selon la provenance du soignant.

Ainsi, le supplément au diplôme devrait permettre «  d’améliorer la transparence et la reconnaissance académique et professionnelle des qualifications en permettant de faire comprendre clairement le contenu et la valeur du diplôme auprès d’un employeur ou d’un établissement supérieur situé dans un autre pays », explique une fiche de présentation établie pour le Haut Conseil des Professions paramédicales.

Une meilleure visibilité sur le parcours

En décrivant la nature, le niveau, le contexte des études accomplies, l’ensemble des connaissances et compétences acquises , ainsi qu’une synthèse des unités d’enseignements suivies par l’étudiant, le supplément au diplôme intégrerait une description complète du parcours d’un étudiant.

« Il sera aussi possible de le personnaliser en adossant ses expériences propres ou même l’acquisition de compétences transversales développées dans le cadre de différentes activités », explique Irving Montorier, 1er vice président en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche de la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers.


« Ainsi, l’employeur, même en France, aura une meilleure lisibilité sur le parcours de l’étudiant sortant. Ce dernier pourra valoriser ses expériences propres », ajoute-t-il.

Un pas de plus dans l'intégration universitaire ?

La FNESI, qui portait le projet de supplément au diplôme depuis 2009, a accueilli avec satisfaction la parution de cet arrêté. Il faut dire que la France s’aligne ainsi avec la plupart des autres pays de l’Union Européenne, signataire du processus de Bologne. « C’est un pas de plus dans l’intégration universitaire », analyse Irving Montorier.

Élaboré selon un modèle établi par la Commission européenne, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO, le supplément au diplôme sera délivré à la demande de l’étudiant, parallèlement au diplôme original.

« Il ne constitue pas un système de reconnaissance automatique. Il fournit des informations de façon neutre, sans jugement de valeur, déclaration d’équivalence ou suggestion de reconnaissance », décrit la note du HCPP. Il sera annexé aux diplômes d’Etat d’infirmier, d’infirmier anesthésiste, d’ergothérapeute, de manipulateur d’électroradiologie médicale et de pédicure podologue.

Reste à savoir comment il va se mettre en place dans les instituts de formation.

Malika Surbled


 

*voir article : Formation initiale infirmière à l’étranger : pourquoi / pourquoi pas ?

 

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

12 réponses pour “Création d’un supplément au diplôme pour les infirmiers”

  1. nicolask dit :

    il faudrait penser à mettre une autre image d’article que ce symbole de l’infirmière victime… c’est lassant.

  2. bidou dit :

    Heureusement que je suis en retraite et diplomée dans les années ou la profession avoir encore un sens bref ou le patient était le coeur du métier .
    On rajoute des trucs et des machins totalement inutiles ; Tout augmente le travail administratif , les temps de formation , les rajouts à des diplomes ..
    Il n y a qu une chose qui ne change pas le manque de reconnaissance avec une p’ tite valeure pécunière pourtant bien méritée au vu de la dégradation des conditions de travail !

  3. eusebe dit :

    Dans le début du dernier quart du vingtième siècle, les élèves-infirmiers (c’était l’appellation) avaient cartes de CROUS, tickets de resto-U et chambres en cité-U : les choses auraient-elles changées, et était-ce mieux avant ?

  4. Little_asa dit :

    Super, en gros, on fait tout un pataquès pour un rajout de résumé de ce que l’ESI aura fait en 3 ans, en rajoutant les « annexes » (voyage humanitaire, participation à un événement national, etc.).

    Ce qui me fait braire, c’est que la FNESI n’a rien compris au métier d’infirmier, se borgne à vouloir faire rentrer l’ESI à l’unif (pour quoi? Des tickets resto U pas cher et l’entrée aux soirées?) sans se rendre compte que grâce à eux, le métier de formateur à l’IFSI va mourir, remplacés par des profs universitaires « qualifiés » parce que diplômés, qui ne connaîtront que dalle au métier de terrain…

  5. Aller à la fac??? Et bien il faut tenir je suis en Master soins cliniques infirmiers ds une fac de médecine donc surdiplomee mais que fais je faire d un statut de clinicienne de super praticienne C est reconnu au Canada En Suisse mais NAda en France les cours? Passionnants divers riches mais ça demande un énorme investissement perso financier. On repart dans des stages des écrits des mémoires et jongler avec l ordi comme jms très utopique mais pas assez réaliste du moins ici ds c pays ça devient dur les cours Pour rentrer il faut des conditions x années diplôme écrit oral avec des examinateurs ce jour la ou tt me souriait j en reviens je suis totalement épuisée et reprendre le chemin de l école n est pas simple du tt surtout qd on a une vie perso des efts un taf. Je sens que je vais décrocher. Un Master c est 2 ans de clinique intensive pire que l école des cadres

  6. Arnaud Xii dit :

    C’est excellent. Effectivement ça permet de bosser plus facilement à l’étranger, de nous rapprocher de la formation universitaire, de valoriser nos expériences pendant les études.

  7. Il faudrait avant toute chose régler le problème du nombre d’étudiants qui sortent de l’école et qui ne trouvent pas d’emploi..
    Parce que je ne pense pas que le fait de disposer d’un diplôme supplémentaire leur garantisse un poste..

  8. Tout ce que je vois, c’est que bientôt, on apprendra ce métier à l’université, de façon tout à fait conformiste et si peu humaine. Qui verra la détresse, la solitude des étudiants dans un amphi plein à craquer ? Qui les guidera ? Et puis ça cache quoi ce papier, justement ? C’est vrai, anciennement diplômé, il y a tout dans mon dossier…

  9. Septique sur l’intérêt de ce document

  10. Kittycat Mel dit :

    je ne vois pas en quoi il s’agit d’une création de supplément de diplôme. Je suis diplômée de l’ancien programme (4 ans) et j’ai un livret sur lequel sont inscrits tous mes stages, toutes mes notes, appréciations formateurs, après il suffit de faire un CV sur son parcours professionnels… en quoi Est-ce plus transparent ? A quoi ressemblera le support….?

  11. Lesinfirmieres Encolere dit :

    Cette nouvelle formation, dite universitaire, mais qui est tout sauf Infirmière est décidément nulle à …

    Voir les échanges houleux qui ont lieu sur notre site et sur ce sujet, on a pas finit d’en causer !

    https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere

    APPEL A LA GREVE DE L’ENCADREMENT DES ETUDIANTS INFIRMIERS – DEMANDE D’UN MORATOIRE D’UNE ANNEE POUR DEBATTRE DE LA FORMATION INFIRMIERE BRADEE DEPUIS 2009 :
    – parce que notre refus légitime à adhérer à l’ordre infirmier et à devoir cotiser pour pouvoir travailler est toujours ignoré par les pouvoirs publics,
    – parce que l’on ne peut décemment demander à des infirmières « illégales » de valider légalement la formation des étudiants infirmiers,
    – parce que la formation initiale « universitaire » imposée en 2009 au nom des accords européens bureaucratiques n’est pas adaptée à la fonction infirmière sur le terrain du soin, au chevet du patient,
    – parce que nous ne disposons pas des moyens nécessaires en temps et en personnels pour former correctement ceux qui vont nous soigner dans 10, 20 ou 30 ans,
    – parce que des IDE sont au chômage et qu’il faut fluidifier la filière infirmière,
    – parce que ce n’est pas aux étudiants infirmiers de nous dicter ce qui est bon ou pas dans le cadre de leur formation, même s’ils doivent être entendus,
    NOUS APPELONS LES INFIRMIERES A REFUSER DE CONTINUER A FORMER LES ETUDIANTS INFIRMIERS TANT QUE NOUS NE SERONS PAS ENTENDUES !!!

  12. Mathieu Guyon dit :

    Et hop ça sent le diplôme à deux niveaux, et donc une dévalorisation du diplôme, et donc à terme une baisse de salaire pour les diplômes les moins valorisés, merci la fnesi

Réagir à cet article

retour haut de page
872 rq / 2,720 sec