Décès d’un enfant de dix ans : pas de secours dans les zones sensibles…

Un parcours du combattant pour Zacharie, souffrant d'une appendicite, et sa mère avant de rejoindre les de l'hôpital de Saint-Denis. Un décès controversé, rapporté par Le Parisien.

Décès d'un enfant de dix ans : pas de secours dans les zones sensibles...Vendredi 1er août, dans l'appartement d'Epinay-sur-Seine, Zacharie est pris de violents maux de ventre.

Le lendemain, sa mère l'emmène chez un médecin de quartier qui envisage une gastro-entérite. Mais les médicaments n'enrayent pas le mal de l'enfant qui vomit et se tord de douleur.

(...) A 2 heures du matin, dimanche, les douleurs sont plus aiguës. (...) Sa mère appelle les . Malgré le tableau clinique, les secours ne jugent pas opportun d'envoyer un véhicule.

Aiguillée vers le , elle reçoit la même réponse : « Amenez votre fils à l'hôpital. » (...) Elle appelle alors une compagnie de taxi. « A cette heure, on ne vient pas à Orgemont à cause des agressions », lui répond-on.

En désespoir de cause, à 3 heures, les parents partent à pied pour héler des secours. L'enfant est secoué de violentes douleurs au ventre au point qu'il ne tient pas sur ses jambes. Sortie du quartier, Monique parvient enfin à arrêter un véhicule.

(...) A 5 h 30, Zacharie arrive aux urgences. Sur l'écran, le radiologue désigne une poche de liquide suspecte au niveau de l'abdomen. « C'est une appendicite nous a expliqué le radiologue. (...) « Ne vous inquiétez pas le chirurgien arrive » lui dit-on. Mais plus de deux heures passent.

Vers 8 h 30, tout s'emballe. Après la pose d'une perfusion contenant un antalgique, Zacharie suffoque et cesse de respirer. « Un chirurgien est enfin arrivé en me disant : Ne vous inquiétez pas nous allons sauver votre fils. Mais c'était trop tard. » A 9 heures, le décès est constaté.

Reçus le 6 au matin par le chef de service des urgences, les parents de Zacharie ont finalement appris que leur fils souffrait d'un « grave problème au coeur », indique Monique, sa mère. Ces explications n'ont pas satisfait la famille, qui a déposé plainte.

Rédaction ActuSoins, avec Le Parisien

Lire l'article intégral sur Le Parisien

Réaction rapide pour la ministre de la Santé ! Marisol Touraine a, en complément de l’enquête judiciaire en cours, demandé le 7 août " à l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France de réaliser dans les plus brefs délais une enquête pour établir les circonstances exactes du décès de ce jeune patient, mais aussi les conditions de sa prise en charge depuis son domicile".

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Réactions

12 réponses pour “Décès d’un enfant de dix ans : pas de secours dans les zones sensibles…”

  1. Lise Ron dit :

    Merci Wilfried d’avoir corrigé certains points de cet article. Les pompiers et le SAMU interviennent si besoin, quelque soit la zone. Attention à ne pas généraliser un cas isolé et/ou attention aux amalgames…
    Surtout lorsqu’il s’agit d’écrire un article qui se veut sérieux.

  2. sancho dit :

    Bonjour,

    Ça fait beaucoup de beaucoup de dysfonctionnement !!!

    Pas de secours pré hospitalier … Merci à la régulation médicale.
    Les pompiers, hors signe d’urgence vitale n’ont pas le droit d’envoyer des secours. Ils doivent passer par le SAMU pour avoir l’autorisation de déclencher des moyens… Le SAMU a donc refusé par 2 fois l’envoi de secours après “le pseudo” diagnostique par téléphone !!!
    Le gens qui appellent les secours ont besoin de secours … C’est la doctrine de beaucoup de pays pour pas dire tous pays … Sauf la France mais on doit avoir raison de ne pas le faire!!!

    Pour le dysfonctionnement à l’hôpital, il y a beaucoup de questions à poser mais une enquête pour l’ensemble de ces dysfonctionnements sera probablement ouverte .

    Espérons que la famille ait la force de porter la plainte à son terme contre le SAMU et l’hôpital pour éviter que cette situation ne se reproduise encore et encore !

    Toutes mes pensées vont à cette famille. Courage et mes sincères condoléances.

    Cordialement

  3. au final il a été pris en charge, si il a fait un arrêt ou qu’il s’est compliqué alors qu’il était déjà en milieu de soins, ça malheureusement c’est pas toujours prévisible, ensuite il est étonnant que le CRRA n’ait pas envoyé des éclaireurs (moyen de premiers secours)…

  4. Inadmissible même en zone sensible
    Ça veux dire quoi ???

  5. Attention a vos dires!!! les pompiers et le SAMU n’évitent pas les zones sensibles!
    Seul la compagnie de taxi a donner cette justification.
    Les pompiers ont eux rediriger la demande de secours vers le SAMU a la réception de l’appel de la mère, ce qui est la règle au vu de la demande de secours exprimée. Concernant le SAMU, le ou la régulatrice a estimé(e) que la demande n’était pas motivée pour faire déplacer des secours auprès de l’enfant (SAMU, ou pompiers ou ambulanciers privée). Et semble avoir demander a la mère de se rendre pas ses propres moyens aux urgences. La réponse n’était peu être pas appropriée mais en aucun cas il s’agit d’une raison en lien avec le quartier ou la zone dite sensible. C’est faire de la désinformation que de traiter un sujet de cette façon pour une rédaction qui se veut être proche du monde hospitalier.
    Cordialement.

  6. Mal au ventre ? Problème au cœur ? Bizarre….

  7. C’est triste c’est certain mais si les secours ne se faisaient pas caillasser à chaque intrevention cela aurait pû être évité…..sincéres condoléances à la famille.

  8. merci qui ? merci la vermine qui empêche les secours de faire leur travail

  9. C’est bien triste à dire mais peut-être que cela amènera à faire réfléchir les habitants de ces “zones” sensibles au regard de leur incivilité à l’encontre des services publics. Condoléances à la famille

  10. c’est bien triste si jeune 10ans sincères condoléances a la famille repose en paix petit ange.

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