616 796 infirmiers selon la Drees : des chiffres surévalués ?

La France comptait au 1er janvier 2014  en activité, soit une croissance de 3,5% par rapport à 2013 (595 594), selon des documents publiés par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des (Drees).

616 796 infirmiers selon la Drees : des chiffres surévalués ?Des chiffres surévalués ? la Drees signale que "malgré les différentes opérations qualité mises en oeuvre au fil des années [...] et l'obligation légale d'inscription, le répertoire Adeli présente des fragilités qui justifient que l'on considère avec précaution les statistiques présentées".

Adeli sous-évaluerait le nombre de jeunes IDE en activité et sur-représenterait les plus âgées, malgré l’apurement annuel des doublons.

La Drees explique que "les professionnels ne sont pas réellement incités à se désinscrire du répertoire (l'inscription étant gratuite) lorsqu'ils cessent leur(s) activité(s) temporairement ou définitivement", qu'ils "ne signalent pas systématiquement les changements de situations professionnelles (mode d'exercice, département d'exercice par exemple)" et que certains, dont les infirmiers, "semblent tarder à faire enregistrer leur diplôme au répertoire".

Une lacune que veut exploiter l'Ordre national des infirmiers à un moment où le gouvernement envisage soit de supprimer l'ONI , soit de rendre l’inscription facultative.

L’Ordre rappelle, ainsi, dans un communiqué du 8 juillet, que ce constat de la Drees « plaide en faveur de l’inscription obligatoire à l’ordre national des infirmiers pour des statistiques fiables, à l’instar des autres grandes professions de santé disposant d’un ordre ».

« Une des principales priorités de la future loi de santé, poursuit l’ONI, est d’organiser sur chaque territoire une offre de santé accessible à tous. Comment peut-on viser un tel objectif à partir de statistiques que le ministère de la Santé reconnaît lui-même erronées et surévaluées ? »

En mai, l'ordre infirmier avait proposé à la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, de lui confier l'exclusivité de l'enregistrement des infirmiers pour faire des économies.

Le document de la Drees note que certaines professions comme les masseurs-kinésithérapeutes ou les pédicures-podologues sont amenées à basculer au RPPS (répertoire partagé des professionnels de santé), à l'instar des médecins, pharmaciens, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes, mais ne mentionne pas explicitement les infirmiers, dont l'intégration au dispositif était initialement prévue.

Une moyenne d'âge de 43 ans

Les chiffres de la Drees indiquent que  83 % de la profession est salariée (513 403 salariés), alors que 89 496 exercent en secteur libéral. La profession demeure largement féminine (87%). Plus de 50 % des infirmières (308 897) travaillent en établissement public de santé.

La moyenne d’âge de la profession est de 43,3 ans. Les plus jeunes travaillent en intérim (36,3 ans en moyenne) en établissement privé lucratif (41 ans) et en établissement public (42,7 ans) ; les plus âgées (51,7 ans) sont les infirmières du travail.

Du côté des spécialités, les puéricultrices sont les plus nombreuses avec près de 18 000 diplômées, les infirmières anesthésistes et de bloc opératoire affichant, respectivement, des effectifs de 6 380 et 6 058 professionnelles.

Paris affiche une densité d'infirmières en exercice de 1488 pour 100 000 habitants alors que la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis apparaissent comme des département sous-dotés avec des densités respectives de 590 et 595 infirmiers/100 000 habitants.. Concernant les autres régions, les disparités sont importantes  :  le Limousin, l’Auvergne, Midi-Pyrénées et Paca affichent une densité d’infirmières en exercice de 1 034 à 1 261 pour 100 000 habitants mais elle chute de 348 à 798 en Haute-Normandie et dans le Centre. 

Rédaction ActuSoins

 

 

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Réactions

12 réponses pour “616 796 infirmiers selon la Drees : des chiffres surévalués ?”

  1. eusebe dit :

    L’ordre ne se lasse pas et ce qu’il prépare mérite qu’on s’y intéresse : instinct de survie ?

  2. Motarde de DIJON dit :

    Cette logorrhée est indigeste…! Même si sur le fond la plupart des éléments cités par Résilience sont incontestables. Les longues digressions finissent par lasser…

  3. eusebe dit :

    Et donc, dans le plus grand secret, Borniche et ses collaborateurs vont organiser un scrutin le 30 octobre prochain dans le but de défricher les territoires vierges : en l’occurrence, il va falloir élire des agents de conseils interdépartementaux (32), et pour cela il va falloir motiver les forces vives pour avoir des candidats et des électeurs qui daignent bien voter.

    Les non-inscrits ne sont bien sûr pas concernés par cette nouvelle galipette électorale destinée à essayer de sauver ce qui peut encore l’être, et les hélas-inscrits sont appelés à ignorer ces gesticulations.

    Pour finir, la lettre ouverte du syndicat Résilience au président ordinal :

    Lettre ouverte à

    Monsieur le président de l’oni
    228 rue du faubourg Saint Martin
    75010 Paris

    Copie à Madame la Ministre de la Santé
    Copie à Madame la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

    Envoi recommandé A/R.

    Objet : regroupement des conseils départementaux et élections du 30 octobre 2014.

    Strasbourg, le 17 juillet 2014.

    Monsieur le président,

    en préambule au sujet qui va suivre (et donc vous vous êtes bien gardé de faire une quelconque publicité/information aux adhérents de l’ordre, pourtant premiers concernés), nous voulons signaler la propension des dernières initiatives médiatiques et médiatisées de l’ordre infirmier qui passe son temps à taper sur les infirmières pour des motifs aussi « stratégiques » que les faux infirmiers dans les blocs opératoires, l’infirmière libérale qui aurait (présumée innocente) abusé la sécurité sociale d’un million d’euros à Lyon (dossier dans lequel l’oni se porte partie civile, à quel dessein ?) ou encore l’initiative (nous l’avons d’ailleurs décoré de notre plus haute distinction contre ordinale) de votre président départemental du Haut Rhin, ayant adressé au procureur de la République, des listes d’infirmières exerçant illégalement … Cette agitation publicitaire contribue grandement à positionner l’ordre dans une fonction policière et purement réglementaire, et, à renforcer le sentiment de défiance et de rejet des quelques 150 000 adhérents que vous revendiquez (sans jamais en apporter la preuve.) Sans parler des plus de 450 000 autres infirmières non inscrites qui ne manquent pas de le souligner, ici et là. Dans l’attente des modifications annoncées par Madame la Ministre de la Santé, visant à rendre l’ordre infirmier facultatif, un moindre mal …

    C’est ainsi que dans une lettre du 10 juillet 2014, dont nous avons copie, adressée aux présidents des départements et aux membres des délégations interdépartementales, nous découvrons la nouvelle articulation départementale (23) et interdépartementale (24), concoctée dans le plus grand secret avec l’aide (citation) « le rôle majeur des présidents et présidentes de régions dans l’organisation de cette concertation ». Cette nouvelle cartographie ordinale infirmière fait suite aux calamiteuses élections du mois d’avril 2014 ayant vu plus de 78% de vos « adhérents revendiqués » bouder ce simulacre démocratique avec pour résultat exceptionnel : 78 conseils départementaux dans l’impossibilité de fonctionner (et donc regroupés) et plusieurs départements ayant fait « choux blanc », à savoir zéro élu (pour zéro candidat ?).

    Vous déclarez ainsi dans ce courrier aux élus (en ont-ils eu le choix ?) que les annonces légales visant à informer les quelques 83 000 électeurs concernés seront publiées avant le 30 juillet 2014 et que les convocations seront adressées le 30 août au plus tard. Vous annoncez aussi que les candidatures (déjà toutes ficelées ?) seront à envoyer à l’ordre avant le 15 septembre 2014, délai de rigueur.
    « Il est indispensable que ce scrutin soit un succès et que nous parvenions à pourvoir tous les sièges des nouveaux conseils interdépartementaux » (citation) : monsieur Borniche, si l’ordre infirmier était aussi souhaité par plus de 92% de la population infirmière de France comme un gros mensonge de 2006 l’a fait croire aux Parlementaires abusés, à l’époque, vous n’auriez aucune inquiétude à avoir sur le succès tant attendu de cette nouvelle élection du 30 octobre 2014, celle de la dernière chance, car l’ordre infirmier est bel et bien en sursis de fonctionnement légal après être, en permanence en cessation virtuelle de paiement. Qu’en est-il de la publication des comptes et bilans financiers de l’ordre pour l’exercice 2013 ?

    Sur les forums infirmiers, fleurissent ici et là des demandes d’infirmières ayant adressé il y a plusieurs mois des dossiers d’inscriptions à l’ordre et se plaignant de n’avoir reçu aucune réponse, négative ou positive, des cdoi concernés car empêchés de fonctionner par manque d’élus. Vous avez dû en placer sous tutelle des départements voisins (eux même sous tutelle d’autres départements), avec l’aide des ARS, afin qu’au minimum un bureau départemental (président, secrétaire général et trésorier) provisoire puisse fonctionner afin de maintenir une activité légalement reconnue. Mais quid des quorums ordinaux obligatoires et donc nécessaires à la présentation et à la validation ou au rejet des dossiers d’inscriptions en commissions départementales depuis plusieurs mois ?

    Tout ceci, monsieur le président, organisé en pleine période de congés estivaux, doit être diffusé (c’est donc le but de cette lettre ouverte) aux adhérents et aux insoumis à l’ordre infirmier afin que chacun puisse avoir, à minima, les informations que vous passez votre temps à cacher aux infirmières et aux infirmiers de France, renforçant ainsi le sentiment d’un fonctionnement, opaque et farfelu, d’un ordre professionnel inutile, redondant et sur endetté.

    Nous aurons, bien évidemment, un œil très attentif sur le processus électoral ordinal que vous allez mettre en place et nous n’hésiterons pas, le cas échéant, à porter tout litige devant les juridictions compétentes.

    Pour le syndicat infirmier RESILIENCE,
    Hugues Dechilly, secrétaire général.

    RESILIENCE – 20 rue de Molsheim – 67000 Strasbourg.

  4. URGENT +++ infos ordre infirmier

    Nouvelle organisation ordre infirmier : lettre ouverte au président Borniche http://syndico.exprimetoi.net/t10212-nouvelle-organisation-ordre-infirmier-lettre

  5. Et,combien sont réellement en activité ?? Oui ,combien ?

  6. eusebe dit :

    Qui donc veux-tu écraser ? Tu veux parler de celles et ceux qui nous dirigent ? Crois-tu réellement que les “élus” ordinaux sont là pour s’opposer à la politique de santé actuelle ? D’abord, on ne leur demande même pas leur avis… et, quand ils le donnent, personne ne les écoute.

    Revenons un peu en arrière : cet ordre a été imposé à la profession, sans concertation, par la seule volonté de personnes en mal de reconnaissance et qui se sont imaginées pouvoir sauver la corporation infirmière (de quoi ? La question est toujours sans réponse). Il a manqué une bonne dose de pédagogie pour convaincre les professionnels de s’inscrire et de payer ; mais pourquoi donc le législateur a-t-il voulu l’obligation d’adhésion ? Pourquoi donc menacer de peines sévères les réfractaires ? Craignait-il une forte opposition ?

    Et donc, 7 ans plus tard et après des dizaines de millions d’euros envolés, l’ordre a échoué : toutes les tentatives de survivre sont -elles dans le seul objectif d’accomplir les missions qui nous sont rappelées comme un disque rayé ?

    Ce qui urge, ce n’est pas le code de déontologie (misérablement oublié), comme l’écrivait très récemment un camarade président de cdoi, ce qui urge, c’est la fin de l’ordre qui coïncidera avec la fin des bagarres et des déchirements.

  7. sancho dit :

    Bonjour,

    Tant qu’a mettre un commentaire qui n’a rien à voir avec le sujet, je vous diffuse en commentaire qui est à mon sens intéressant au vu de la réalité.

    Au fait les organisations, type RESILENCE, IDE en colère, …, n’ont pas de site internet pour diffuser leurs messages … Plutôt que d’envahir les forums

    “Stop les bagarres

    que faut il vraiment retenir?

    que pendant que notre profession se déchire les autres en profitent, que ça fait l’affaire de tous car si nous étions unis et bien représenté ont les écrasent…je vous rappellent qu’ont est nombreux (se)!!! l
    que le gouvernement et vos directeurs sont bien content de nos gueguerres, de notre division interne (ordre, multi-syndicats), c’est bien pour ça que personne ne s’est “mouillé “pour les cotisations de l’ordre!
    que la réalité est là! conditions de travail qui se dégradent, salaires misérables et chômage.

    Qu’on est quand même une profession qui aime se “victimiser” et à voir les commentaires “anti tout” c’est pas prêt de s’arranger…résultat= démotivation, démissions, maltraitante, changements de secteurs…on cherche mieux ailleurs… pas de remise en question de nos compétences, les infirmiers ne se forment pas, individualisme et concurrence en libéral, compérage=la subordination continue…

    Je tiens tout de même à remercier les syndicats hospitaliers pour le mal qu’ils ont fait à la profession en ayant peur pour leurs petites places de salariés privilégiés… ils ont diabolisé l’ordre et se sont fait élires dans les ordres dép et rég pour ne rien faire…, mais même si vous ne l’aimez pas l’ordre était la seule représentation unique qui pouvait faire qqchose puisque depuis 30 ans les syndicats,pourtant bien structurés, eux, se battent..ou font semblant.

    Le mal est fait, les infirmier(e) français(e) ne peuvent que s’en prendre à eux pour l’avenir sombre qui approche…en tout cas j’aurai investi de ma personne pour que ça n’arrive pas,et je ne suis pas la seule, c’est certainement peine perdu aujourd’hui et je fais comme certain, je pense au reclassement au bout de 17 ans. Notre profession est très malade. en lisant MF collière “promouvoir la vie”avec notre histoire prof j’ai compris pourquoi on en est là…on est mal barré.”

    Cordialement

  8. combien au chômage ou en fin de carrière ? Moyenne d’âge, 43 ans, je trouve que ce n’est pas tout jeune

  9. Quelque soit le nombre d’IDE en exercice çà ne change rien à la m…. dans laquelle se trouve notre profession et ce n’est certainement pas l’ordre infirmier qui, en envoyant des infirmières devant les tribunaux après les avoir honteusement dénoncé aux procureurs, qui va changer la donne !

  10. Voir alerte FNI sur les soins palliatifs délégués par l’ARS de Franche-Comté à des AS en lieu et place des IDE/IDEL : http://www.fni.fr/

  11. Bizarrement l’ordre infirmier est bien silencieux sur cet exercice illégal d’actes infirmiers ! Il est plus facile et çà rapporte plus de dénoncer des IDE aux procureurs pour les obliger à cotiser pour pouvoir travailler : Honte à l’ordre infirmier.

    https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere

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