Démission du chef des urgences de l’hôpital Saint-Louis à Paris

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Le chef des urgences de l'hôpital Saint-Louis, Pierre Taboulet, a envoyé sa lettre de démission à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris () pour protester contre le manque de moyens de son service, a appris l'AFP jeudi.

Démission du chef des urgences de l'hôpital Saint-Louis à Paris"Je quitte la chefferie car je me sens devenir impuissant pour diriger le service. Nos moyens sont trop insuffisants/inadaptés en regard de l'activité qui ne cesse de croître et de se compliquer", indique le Dr Taboulet dans sa lettre, datée du 17 septembre et transmise à la presse par le Mouvement de défense de l'hôpital public.

Elle est adressée au directeur de l'hôpital et aux dirigeants de l'AP-HP.

"Nous manquons surtout, comme partout, de lits dans l'hôpital ou à l'extérieur", détaille le médecin, qui ajoute être en poste depuis 1994 et ne pas être en "conflit au sein du pôle urgence".

Il déplore aussi un nombre d'urgentistes et d'infirmiers "insuffisant""des gardes de 14-15 heures (...) épuisantes et mal payées" et un nombre d'internes qui "décroît".

Il cite également un "ratio de productivité inflationniste, (l')absence de lumière du jour, (des) bureaux et vestiaires très insuffisants, (un) espace insuffisant pour les soins et l'attente des malades", jusqu'à "l'informatique et la téléphonie démodées et exaspérantes".

"En conséquence, les temps d'attente aux urgences s'allongent" et "la prise en charge des malades n'est plus satisfaisante", dit encore le Dr Taboulet, espérant susciter "une prise de conscience" de l'AP-HP.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a promis en août une prochaine réorganisation de l'urgence dans les hôpitaux et autres services de soins.

Rédaction ActuSoins, avec AFP

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Réactions

21 réponses pour “Démission du chef des urgences de l’hôpital Saint-Louis à Paris”

  1. Andrée dit :

    Si seulement tous les patrons des services d urgences avait se courage

  2. stef.ob dit :

    ça va mal !!! et je ne crois pas en une amélioration, c’est pourquoi, moi aussi j’ai baissé les bras et je prends la fuite après 10 ans à l’hôpital et 4 ans en SAU ! 4 ans qui, certes, ont été une expérience formidable, mais qui aussi m’ont littéralement usé jusqu’à la moelle ! Le SAU dans lequel je travaille est en train de vivre une véritable désertion, medecin, IDE, tout le monde s’en va et ceux qui reste frôlent le burn out ! cette situation est vraiment effrayante !!!

  3. Magalie dit :

    Moi jserais partante pour l’idée de chupa vanille mais malheureusement peu de personnes auraient les C******es de le faire!!tout les hopitaux sont malheureusement logés à la meme enseigne:bosser pour faire rapporter un max avec de moins en moins de moyens…La question est:a-t-on affaire a des morceaux de viande ou a des malades??!!

  4. Chupa dit :

    c’est pas la démission d’un médecin qui changera quoi que se soit… par contre la démission de centaines de milliers d’IDE… genre le 23 décembre, paf !! 300 000 démissions ! mais vu l’immobilisme de la profession, que nos dirigeants se rassurent, ça n’arrivera jamais !!

  5. Regine dit :

    moi je trouve que ça fait plutôt courage fuyons ! si le capitaine quitte le navire bonjour pour l’équipage!!!!!

  6. Audrey dit :

    il faudrait plus de médecin comme lui! il a tout mon soutien.

  7. Doris dit :

    eh oui,il faut en arriver là pour que ça bouge

  8. Béatrice dit :

    enfin 1 mèdecin en colère contre le système

  9. Anonyme dit :

    En salle de pause, j’entends surtout les soignants plaindre ceux qui vont subir les 75% de taxations exceptionnelles que le personnel ou les patients. On est mal barré !

  10. leilou dit :

    Eh oui, la France avait bien besoin de 40 000 profs de plus mais pas de personnel de santé supplémentaire ou de moyens significatifs….

    40 000 personnes qui reconnaissantes, iront faire grève l’année prochaine avec leurs collègues plus anciens qui leur montreront toutes les choses à savoir pour devenir un bon syndiqué !!!

    Et pendant ce temps là, la prise en soin des personnes se dégradent, les soignants vivent des burn out mais on s’en fout, idem pour les suicides, les violences que l’on subit….

    Bref, on l’a bien compris, la santé est loin d’être une priorité !

  11. Saskia dit :

    bravo, Lesinfirmières Encolère!

  12. Pour une sonnette d’alarme – fût elle tirée par le boss des urgences de St Louis – ce sont des centaines, voire des milliers, d’autres situations semblables et toutes aussi condamnables que nous, infirmières et autres soignants, subissons à longueurs de journées interminables et usantes, depuis des décennies !
    Nous sommes les parents pauvres d’une santé à trois vitesses où ceux qui ne cotisent pas ont les mêmes droits que ceux qui ne parviennent plus à cotiser, pourtant salariés du public ou du privé, quand les mutuelles et autres dépassements d’honoraires font des ravages dans des budgets toujours plus exsangues.
    Tant que les « blouses blanches » resteront le nez dans le guidon en faisant mine de ne rien entendre ou de ne rien voir, en se mettant « en maladie » quand le stress ou la fatigue accumulés deviennent trop pesants, tant que les directeurs d’hôpitaux, devenus managers de santé publique, gèreront les CH comme des sociétés boursières, on en voit même comme à Caen qui ne parviennent plus à emprunter sur les marchés pour financer leurs dettes, tant qu’à Strasbourg ou ailleurs, seules les conditions mercantiles primeront sur toutes les autres notions, tant que les étudiants infirmiers ou élèves aide soignants serviront à boucher les trous pour le plus grand bonheur du ministre de la Santé en lieu et place de professionnels formés, etc … fermez vos g….. et continuez à bosser ou descendez dans la rue et faîtes vous entendre !

  13. la fee calome dit :

    asbourg ou ailleurs, seules les conditions mercantiles primeront sur toutes les autres notions, tant que les étudiants infirmiers ou élèves aide soignants serviront à boucher les trous pour le plus grand bonheur du ministre de la Santé en lieu et place de professionnels formés, etc … fermez vos g….. et continez à bosser ou descendez dans la rue et faîtes vous entendre !

  14. la fee calome dit :

    Pour une sonnette d’alarme – fût elle tirée par le boss des urgences de St Louis – ce sont des centaines, voire des milliers, d’autres situations semblables et toutes aussi condamnables que nous, infirmières et autres soignants, subissons à longueurs de journées interminables et usantes, depuis des décennies !
    Nous sommes les parents pauvres d’une santé à trois vitesses où ceux qui ne cotisent pas ont les mêmes droits que ceux qui ne parviennent plus à cotiser, pourtant salariés du public ou du privé, quand les mutuelles et autres dépassements d’honoraires font des ravages dans des budgets toujours plus exsangues.
    Tant que les “blouses blanches” resteront le nez dans le guidon en faisant mine de ne rien entendre ou de ne rien voir, en se mettant “en maladie” quand le stress ou la fatigue accumulés deviennent trop pesants, tant que les directeurs d’hôpitaux, devenus managers de santé publique, gèreront les CH comme des sociétés boursières, on en voit même comme à Caen qui ne parviennent plus à emprunter sur les marchés pour financer leurs dettes, tant qu’à Str

  15. Samia dit :

    ActuSoins, je ne peux parler qu’en mon nom. Depuis un an que j’y suis, j’ai pu effectivement constaté la dégradation des conditions de travail et des moyens matériels, les difficultés croissantes à trouver des lits d’aval, alors que le nombre de patients augmente toujours (on est passé d’environ 70-80 passages par jour à une moyenne de 100, souvent 110-120, alors que nous sommes un UPATOU).

  16. Philofild dit :

    Pour le coup il y a URGENCE pour la réorganisation des urgences Mme la Ministre et Mr le Président !!

  17. Anonyme dit :

    Samia Sadoune, Comment vivez-vous cette démission au sein de l’équipe IDE de Saint Louis ? Vous partagez ce constat, ou la situation est plus complexe ?

  18. Liliane dit :

    si seulement il n’était que le premier et que de nombreux chefs de service en fassent autant !sinon son geste risque d’être tout aussi inefficace que tous les “coups de gueule “poussés de tous côtés depuis des années pour la sauvegarde de l’hôpital public et plus généralement de la qualité des soins en France.

  19. Samia dit :

    J’y bosse, y’a pire comme SAU en région parisienne mais ce n’est pas une raison pour ne pas parler des choses qui ne vont pas…

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