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Travail de Fin d’Etude INFIRMIERE LIBERALE

26 réponses

Bonjour,

Etudiante en 3éme année, Je suis actuellement entrain de cloturer mon travail de fin d'étude. Je dois présenter une question de recherche qui prend en compte des notions et des concepts que j'ai déjà étudié, ou qui sont ressortis d'une recherche sur le terrain (entretiens auprès d'IDE libéraux).

J'aurais souhaité votre avis sur ma question qui est:

"Quel positionnement pour l'infirmière libérale entre réponse à des impératifs économiques et respect de ses engagements professionnels ?"

Cette question vous choque t'elle?
J'ai peur que certains professionnels libéraux se sentent "attaqués" avec une question comme celle ci, alors que ce n'est pas du tout le sens que je veux lui donner... Seulement lors de mes entretiens, je me suis rendu compte que la notion de clientèle dans les soins à domicile, pouvait avoir des répercussions sur ce que l'infirmière libérale peut mettre en oeuvre auprès du patient.

Si certains d'entre vous pouvez me donner leur avis, cela m'aiderais beaucoup pour la suite...
Cordialement
Julie.

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Réponse n°1

Réponse postée par : mac97000

Plus 20 Moins 2

Salut Julie,

le mot patientèle n'existe pas et le mot clientèle par définition est "un ensemble" ou "un groupe" de ce qu'on appel "client".

Par définition toujours le "client" est un "consommateur" et jusqu'à preuve du contraire tous les patients sont des consommateurs de soins et pour preuve toutes les dépenses, es cartes, les études de la Sécu que ce soit en hospitalier qu'il soit privé ou public ou en médecine de ville est exprimé en "consommation de soins".

La notion d'argent n'intervient que dans la facette "économique" du client que ce soit lui ou un tiers qui paye.

Les patients constituent donc toujours des groupes qui sont "une clientèle". C'est pas un abus de langage c'est une question de définition.

Maintenant ce qui heurte les IDEL, ce n'est pas tant la notion de clientèle que les débordements et les amalgames qui sont fait et qui sont réducteurs "Client VS Argent".

De toute façon des qu'on évoque le "libéral" on pense en premier "Argent" aussi simplement que quand on parle "infirmière" on sous entend "blouse blanche", "femme facile", "fantasme", ... etc ...

On ne pourra jamais remettre en cause des années d'idées reçues.

Maintenant pour ce qui est de la "réponse à des impératifs économiques" je pense que c'est casse gueule ou à définir.

Infirmier libéral depuis 6 ans je ne vois absolument pas ce que sont ces impératifs ????
Je ne vois absolument pas comment je pourrais répondre à ces impératifs ...
Je ne vois absolument pas comment je pourrais remettre en cause mes fondamentaux professionnels pour des impératifs de cette nature ...

J'ai de nombreux impératifs dans ma vie qu'ils soient personnels, professionnels, institutionnels, mais je n'ai aucun "impératifs économiques".

J'entrevois dans cette question (après de nombreuses suppositions) qu'on essaye de m'entrainer sur le terrain de la "qualité des soins" dans les milieux défavorisés mais ce n'est qu'après de nombreuses suppositions ...

Réponse n°2

Réponse postée par : yann frat

Plus 12 Moins 2

Bon je passe sur Daima, bien sur que les citadins ça n\'a rien à voir avec les ruraux... No comment.

Fondamentalement ta question ne me choque pas mais je la trouve un peu absurde.... Si on pose l\'idée que les ide choisisse leurs soins en fonctions de critères économiques, cela suppose que ce choix est possible... Donc que plusieurs soins se présentent en même temps et qu\'on choisit.
Or dans la vraie vie ça n\'arrive jamais, je veux dire que c\'est rare qu\'on ait a choisir entre deux soins et que seul le critère financier joue.

Ce qui arrive par contre et je pense, je crois, que c\'est ce dont tu veux parler c\'est que :
1- Certains se spécialisent dans certains soins (par exemple les traitements anticancéreux). Le cœur des vierges dira que ces filles choisissent les revenus mais il faut voir aussi que par exemple ce genre de soins demande une organisation de cabinet très particulière et peu compatible avec d\'autre soins... et que donc ce choix est nécessaire.

2- Certains refusent certains soins (typiquement les toilettes). On pourra dire encore en regardant en biais que c\'est parce que ça ne rapporte pas assez mais là encore quand on creuse on voit que c\'est souvent une question de temps et/ou de capacité physique... oude choix personnel bref polyfactoriel.

Donc en clair si tu pars avec l\'idée que des ide choisissent leurs soins en fonction strictement de critères économique... non seulement personne ne confirmera mais en plus, franchement, c\'est carrément insultant parce que les situation sont bien plus complexes que ça et inscrite dans l\'histoire d\'un cabinet et d\'une personne.
Par contre si tu décales ton sujet sur \"les raisons des refus de soins\" (ça c\'est un cas strictement libéral, puisque nous sommes les seules ide qui peut refuser parfois des clients), non seulement tu répondras à ta question mais aussi tu découvriras de façon plus claire la réalité du terrain.

bon courage !
YF

Réponse n°3

Réponse postée par : mystika65

Plus 9 Moins 1

Bonjour,
Je ne trouve pas que cette question choque, c'est la dur réalité des choses. On ne peut pas nier le fait que les IDEL soient prises également par le temps et l'aspect financier que contient tout métier.
Après je ne sais pas comment tu as traité ce TFE ni la question de départ, et j'ai du mal à voir cette question comme une ouverture, une question de recherche.

Réponse n°4

Réponse postée par : Virginie 211

Plus 8 Moins 0

Pose ta question différemment : Tout en respectant les engagements professionnels,la notion de clientèle peut elle entraîner un comportement différent vis à vis des patients,face à des impératifs économiques ?

Je ne connais pas ton tfe; une idée qui j'espère va t'aider; bonne chance

Réponse n°5

Réponse postée par : mac97000

Plus 6 Moins 0

eh eh eh ... je rigole presque autant de la question que des préjugés que des commentaires que je lis.

J'étais viscéralement opposé à l'exercice en libéral quand j'étais en IFSI bourré de préjugé négatif mais j'étais près à faire de l'humanitaire dans des pays lointains!!!!

La vie professionnel est ce qu'elle est et nos évolutions de carrières nous mènent parfois à des choix bien étranges.

Je me retrouve infirmier libéral et tellement fier de ce que je fais et heureux de mon quotidien que j'en vante les mérites au quotidien!

- qualité de soin
- hygiène
- coûts (des soins)
- coûts (rentabilité pour l'IDEL)

Comment accepter de faire des soins en situation humanitaire plus ou moins en situation de catastrophe quand on n'a même pas d'eau à boire ou pour se laver les mains?

Comment accepter la notion d'économie financière dans le soin?

Toues les études de ces dernières années (au moins depuis 10 ans) ont prouvées si il le fallait que les soins en médecine sont moins couteux que les soins équivalents en structures et pire qu'ils sont plus propres en médecine de ville qu'en structure ...

Croire encore aujourd'hui que la santé libérale est moins propre que la santé hospitalière est un non sens basé sur les préjugés (de nombreuses études l'ont prouvés en France comme à l'étranger, en milieu aisé comme en milieu défavorisé).

Il ne faut pas confondre "notions de propretés" (issu du cadre de vie de patients défavorisés) avec les "notions de propreté du soins".

En milieu rural, il nous arrive encore comme je le disais dernièrement sur un mur facebook de rentrer dans des maisons (en 2012) ou il n'y a "ni salle d'eau ni même eau chaude".

Cela ne fait pas des patients des personnes sales.

Il nous arrive de rentrer dans des habitations insalubres au plus haut point, même les nanas de "c'est du propre" fuiraient hors caméra ...

Les germes et microbes que l'on côtoie dans ce type de situation sont rarement des germes multi-résistant comme on peut les voir en structure et sont souvent ceux des patients que l'on peut donc considérer (à nuancer bien sur) comme la flore habituel du patient.

Comme pour toute triangulation des besoins, on ne peut pas faire pencher le triangle vers une pointe plutôt que vers une autre sans tout déstructurer, déséquilibrer!

Ceux qui sont choqués pour si peu, sont certainement ceux qui ne savent pas se remettre en question devant des arguments déstabilisant ou qui simplement ne savent pas se remettre en question sur leur propre pratique.

Une question
Une problématique
Un tabou
Un préjugé
ne sont que des questionnements, les mots choisis ont leur importance pour ne pas générer de conflit ou d'incompréhension avant de trouver une réponse.

A mon sens ta question doit trouver son équilibre sur un trépied.

Même dans ta nouvelle formulation on ne comprend pas si ton questionnement se dirige vers une argumentation économique pour le patient (milieu défavorisé) ou vers le soignant (course à la rentabilité).

Dans un cas comme dans l'autre l'axe de travail sera diamétralement opposé même si tout se recoupe à un moment ou a un autre ;-)

Réponse n°6

Réponse postée par : shurikenette

Plus 5 Moins 1

Est ce que les impératifs économiques et le coté entreprenariale de l'IDEL peuvent entrer en conflits avec la qualité des soins ?

Je le comprends plutot comme ça ? je me trompe ?

Réponse n°7

Réponse postée par : mac97000

Plus 4 Moins 1

L'infirmière libérale qu'elle soit en ville ou à la campagne est avant tout un chef d'entreprise qui croule sous les charges.

Aborder les impératifs économiques est indispensables à la pratique en libéral avant même de commencer puisqu'il en va de la survie de l'entreprise.

25% des IDEL n'ont pas de quoi vivre à la fin du mois, c'est pourquoi il faut se poser les bonnes questions avant et se rappeler que les préjugés sur ce mode d'exercice sont comme tous les préjugés à côté de la plaque.

Pour rappel, une infirmière n'est pas forcément nue sous sa blouse même si ça existe ...
Une IDEL ne roule pas forcément sur l'or même si ça existe !!!

Les questions économiques sont étroitement liées à la pratique IDEL mais encore une fois comme on peut le voir dans les commentaires précédents, il faut extrapoler pour comprendre la question.

Le problème n'est pas de choquer, il est de comprendre la question sans extrapoler ;-)

Réponse n°8

Réponse postée par : Christian

Plus 3 Moins 0

Bonjour ! Je possède une expérience de 6 ans en libéral, mais je ne sais pas si on peut en tenir compte car elle se situe dans les années 80 ! N'empêche, je vois parfaitement ce que tu veux dire et franchement j'espère que de nos jours, cela n'est plus d'actualité car je dois dire que cela l'a été !! Hé oui, au risque de décevoir beaucoup de monde, c'est une pratique qui a malheureusement existé et que, pour ma part, j'avais alors fortement combattu, notamment dans le cadre de la FNI. A l'époque, les nursings, non seulement rapportaient pas mal, mais assuraient des revenus sur un long terme. J'ai vu bien des cabinets d'alors refuser des séries d'injections, voire de perfusions (trop astreignantes car demandant une surveillance "gratuite" !), pour ne se consacrer qu'aux toilettes, bien sûr cotées 4 AMI3 alors que seulement 15 à 30 mn y étaient consacrées. J'ai assumé des soins refusés par d'autres, comme des pansements, car inscrits dans le cadre d'une toilette et donc pas cotables, ou figurant en deuxième ou troisième place et donc soit à 1/2 tarif, soit gratis. J'ai vu des refus de prise de tension car hors entente au préalable ou ne figurant pas dans un horaire trop serré. J'ai pris en charge des patients refusés au préalable par d'autres "consoeurs" car figurant sur une "liste noires" de mauvais payeurs ! Mais bien sûr, tout çà, c'était "avant"... mais çà m'a tout de même poussé à retourner dans le public !!!

Réponse n°9

Réponse postée par : mac97000

Plus 2 Moins 0

L\'infirmière libérale qu\'elle soit en ville ou à la campagne est avant tout un chef d\'entreprise qui croule sous les charges.

Aborder les impératifs économiques est indispensables à la pratique en libéral avant même de commencer puisqu\'il en va de la survie de l\'entreprise.

25% des IDEL n\'ont pas de quoi vivre à la fin du mois, c\'est pourquoi il faut se poser les bonnes questions avant et se rappeler que les préjugés sur ce mode d\'exercice sont comme tous les préjugés à côté de la plaque.

Pour rappel, une infirmière n\'est pas forcément nue sous sa blouse même si ça existe ...
Une IDEL ne roule pas forcément sur l\'or même si ça existe !!!

Les questions économiques sont étroitement liées à la pratique IDEL mais encore une fois comme on peut le voir dans les commentaires précédents, il faut extrapoler pour comprendre la question.

Le problème n\'est pas de choquer, il est de comprendre la question sans extrapoler ;-)

Réponse n°10

Réponse postée par : devichi

Plus 1 Moins 0

ce n'est pas que je ne comprends pas ta question mais reformule la ou soit plus precise
merci

Réponse n°11

Réponse postée par : julien86

Plus 1 Moins 0

Si la question signifie que l'IDEL peut-être ammenée de temps à autres à devoir faire un choix entre soit:
* maintenir la qualité de ses soins et perdre de la clientèle
* ou diminuer la qualité de soins pour maintenir la clientèle voire la développer

l'étude ne me paraît pas du tout saugrenue, mais la formulation de la question me paraît maladroite...
je rejoins mystika65 quand à la possibilité d'une ouverture avec cette question. Si c'est ta question de départ, il faut à mon avis encore travailler la formulation...
Bon courage en tout cas

Réponse n°12

Réponse postée par : Delphine M

Plus 1 Moins 0

Je ne comprends pas le "impératifs économiques"...

Réponse n°13

Réponse postée par : Virginie Painset

Plus 1 Moins 0

bonsoir
Attention terrain glissant
La façon dont moi je perçois la question est la suivante l'infirmière doit choisir entre "impératifs économiques" et "engagements professionnels"....
Il est évident que étant a mon propre compte il me faut couvrir mes charges mon salaire mais est ce incompatible avec mes engagements professionnels??? je te rassure pour ma part mes engagements professionnels sont saint et saufs....
le problème de ta question peux vite t'entrainer sue le "jugement de valeur"
Crois en mon expérience "l'abatage" qui consiste a enchainer les patients et renier ses valeurs professionnel n'est pas l’a panache des libéraux.... j'ai quitter le système hospitalier en grande partie parce que dans la maison de retraite médicalisé ou je travaillais on en était a 1 IDE le soir pour 170 résidents....là j'avoue que mes valeurs en prenait un coup...
Bien sur il existe des IDEL qui abusent et les exemples tapissent les journaux et dégradent notre image.
Maintenant ton sujet me parait philosophiquement très intéressant et ta question est pertinente mais la réponse et forcément l’équilibre entre ces deux notions.
Je ne comprend pas ou ton cheminement va te conduire...
Lorsque j'étais a ta place notre tfe devait ouvrir sur une solution a envisager a ton niveau (IDE) pour répondre au problème, or, comment apporter un tel solution...la moralisation de notre métier passe par le législateur et les organismes de régulations sur lesquels l'IDE n'a pas la main.
Pour ce qui est de l'autre "coté" de ta question qui engloberai les impératifs économiques des patients comme d'autres te l'on déjà évoqué, pauvres ou riches, ruraux ou citadins, logement insalubre ou palace chacun a droit aux soins dans le respect de ses valeurs.
Concrètement j'ai une patiente qui refuse la douche dois-je lui imposer une douche par semaine ou par mois ou je ne sais qu'elle fréquence pour le respect de MES "engagements professionnels"??? au risque de la déstabiliser et de corrompre la relation soignant soigné??? personnellement je fais plus simple je lui lave les cheveux au dessus du lavabo...
encore une fois gare aux jugement de valeur....
Et comme précédemment en temps qu'IDE je ne peux que m'adapter aux impératifs économiques de mas pa

Réponse n°14

Réponse postée par : mac97000

Plus 1 Moins 0

Encore une fois que de préjugé malsain sur notre profession ou sur notre mode d'exercice.

Encore une fois 2 petits rappel important depuis 6 ans que je scrute le mode d'exercice pour mieux en cerner les contours, les faiblesses ou les richesses !!!!

A ce jour, il est techniquement impossible de connaitre le nombre exact d'IDEL exerçant en France, aucune statistique officielle propre n'existe mais tout le monde s'accorde à reconnaitre que nous serions entre 60 et 70 000 à exercer.

Dès qu'une IDEL fait le con ça éclabousse de partout dans les journaux mais on ne dénombre pas plus de 6 cas graves (avérés) ces 3 dernières années ...

Soit moins de 0.003% de brebis galeuse !!!

Certes je suis pour la tolérance 0 et l'augmentation des contrôles pour qu'on continue de faire le ménage et même 6 cas en 3 ans c'est beaucoup trop mais de la à dire que la profession est sale ou ternie, merci de revoir vos copies ...

Ensuite pour ce qui est de celles et ceux qui salopent leur travail, je rappel également qu'avant d'être IDEL il faut avoir été IDE et qu'avant d'avoir été IDE il faut avoir usé ses culottes courtes sur les bancs de l'IFSI ...

Qui aujourd'hui peut se vanter de n'avoir que des personnes et des professionnelles aguerries et formidables à côté de lui sur les bancs de l'IFSI ou même en service ????

Pendant mes années d'IFSI j'en ai croisé de la bécasse à poil court ... dans tous les services ou je suis intervenu j'ai aussi croisé le même spécimen qui au mieux n'avait pas beaucoup muri et en libéral, on les retrouve fatalement après qu'elles aient pris quelques années voir une couvée ou deux ...

Nous sommes dans un profession humaine ou le facteur humain est pré-dominant nous ne pouvons donc pas échapper aux travers humains quel qu'ils soient !!!

C'est donc à nous de revendiquer et de demander les contrôles quand nous savons que nous n'avons absolument rien à nous reprocher pour sans cesse améliorer tant l'image de notre profession que des IDEL qui la pratiquent.

Inutile de nous protéger des contrôles ou de les fuir, bien au contraire demandons leur renforcement et la peur du gendarme fera sans nul doute rentrer les brebis galeuses dans le droit chemin.

Réponse n°15

Réponse postée par : yann frat

Plus 1 Moins 1

Bon je passe sur Daima, bien sur que les citadins ça n'a rien à voir avec les ruraux... No comment.

Fondamentalement ta question ne me choque pas mais je la trouve un peu absurde.... Si on pose l'idée que les ide choisisse leurs soins en fonctions de critères économiques, cela suppose que ce choix est possible... Donc que plusieurs soins se présentent en même temps et qu'on choisit.
Or dans la vraie vie ça n'arrive jamais, je veux dire que c'est rare qu'on ait a choisir entre deux soins et que seul le critère financier joue.

Ce qui arrive par contre et je pense, je crois, que c'est ce dont tu veux parler c'est que :
1- Certains se spécialisent dans certains soins (par exemple les traitements anticancéreux). Le cœur des vierges dira que ces filles choisissent les revenus mais il faut voir aussi que par exemple ce genre de soins demande une organisation de cabinet très particulière et peu compatible avec d'autre soins... et que donc ce choix est nécessaire.

2- Certains refusent certains soins (typiquement les toilettes). On pourra dire encore en regardant en biais que c'est parce que ça ne rapporte pas assez mais là encore quand on creuse on voit que c'est souvent une question de temps et/ou de capacité physique... oude choix personnel bref polyfactoriel.

Donc en clair si tu pars avec l'idée que des ide choisissent leurs soins en fonction strictement de critères économique... non seulement personne ne confirmera mais en plus, franchement, c'est carrément insultant parce que les situation sont bien plus complexes que ça et inscrite dans l'histoire d'un cabinet et d'une personne.
Par contre si tu décales ton sujet sur "les raisons des refus de soins" (ça c'est un cas strictement libéral, puisque nous sommes les seules ide qui peut refuser parfois des clients), non seulement tu répondras à ta question mais aussi tu découvriras de façon plus claire la réalité du terrain.

bon courage !
YF

Réponse n°16

Réponse postée par : Juu_756

Plus 0 Moins 0

Je ne m'attendais pas à des réponses si rapides et surtout si interessantes ! merci merci !

Ma question initiale (celle qui m'a fait débuté mon travail) était la suivante:
"Comment une infirmière libérale peut-elle concilier le respect des critères d'un soin et un environnement dénué d'hygiène à domicile"

Depuis je pense avoir pas mal évolué, j'ai beaucoup travaillé sur les concept de soin, de qualité des soins, d'hygiène, d'environnement etc... sans oublier de ressituer le contexte: les soins à domicile.
Suite à cela, j'ai mené un certain nombre d'entretien auprès de professionnel. Il est globallement ressorti qu'entreprendre des démarche de "correction" d'une hygiène déficitaire était quelque chose de délicat, pour de multiples raisons mais aussi car l'infirmière libérale ne peut imposer dans le contexte du domaine privée de la personne. En effet cette dernière se doit de respecter et de faire respecter les régles d'hygiène, mais elle doit aussi maintenir une "clientèle" afin de poursuivre et de maintenir son activité. C'est à cela que je pense lorque je parle "d'impératif économique".

La question que j'ai tenté de reformuler est désormais la suivante: En quoi le contexte privée des soins à domicile ainsi que les impératifs économiques, peuvent t ‘ils intervenir sur le positionnement de l’infirmière libérale concernant la qualité des soins ?

Un énorme merci pour vos réponses !

Réponse n°17

Réponse postée par : Juu_756

Plus 0 Moins 0

"je la trouve encore plus étrange, ou je ne peux y croire : sous entends tu que des ide gardent des patients au mépris de l’hygiène élémentaire juste pour maintenir leur CA ???"

Ce n'est pas une question de sous entendre ou non. J'ai effectué des entretiens qui ont mis en avant le fait que certains professionnels ne pouvaient mener à bien une éducation à l'hygiène (qui nécéssite temps et négociation) par crainte de voir des patients quitter leur cabinet.

Après tout cela est un travail "d'apprenti". je n'ai pas du tout la prétention de dire qu'il est reflet de la réalité. Mais je n'ai rien inventé dans les propos que j'ai pu recueillir.

Réponse n°18

Réponse postée par : Juu_756

Plus 0 Moins 0

Oui je comprend tout à fait. je n'avais simplement pas pensé que cette question pouvait être perçu de cette façon là, d'autant plus qu'elle a été validée à de nombreuses reprises par mes formateurs et par 2 professionnels. Mais il est vrai que je m'engage peut etre sur un terrain glissant en choisissant de partir là dessus...

mais je voulais ici l'avis d'infirmiers ne connaissant pas l'ensemble de mon mémoire (tout comme cela va se passer lors de ma soutenance)je l'ai eu, et je vous en remerci beaucoup :) !!

Réponse n°19

Réponse postée par : yann frat

Plus 0 Moins 0

Oui d’où l’intérêt de bien bien border ta question et d'être très claire dans ta tête. Mais pour finir j'ai été juré dans des mémoire alors mets toi à ma place si je tombe sur un travail où l'on m'explique que pour du fric je fais n'importe quoi comme soins... ;)

Allez bon courage !

Réponse n°20

Réponse postée par : mac97000

Plus 0 Moins 0

Ouah plus on creuse et plus on s'aperçoit que c'est pas un problème financier ou économique qui est la dessous ...

L'hygiène hospitalière,
l'hygiène en bloc opératoire,
l'hygiène en milieu urbain,
l'hygiène en milieu rural,
l'hygiène en milieu carcéral,
l'hygiène en milieu humanitaire,
l'hygiène en contexte d'urgence et l'hygiène en IFSI sont des choses complètement différentes ...

Il n'est pas la question de savoir si on garde un patient pour le CA ou de savoir si on va faire un soin chez un gros porcs pour l'argent ...

Tous les patients ont le droit aux soins!

On sait parfaitement que l'éducation à l'hygiène est impossible dans certains contextes je vous renvoie à votre pyramide de Maslow.

Effectuer des soins "au rabais" vu de l'extérieur ou "bâclé" dans certains cas voir "salopés" dans les cas les plus extrêmes peut faire partie de la pratique libérale.

C'est cela même qui me répugnait quand j'étais étudiant et que je parlais des libéraux et pourtant quand on fait un travail sur soit, il y a des milliers de façon d'aborder la question, d'aborder le soin, d'aborder le patient, d'aborder le contexte.

Il faut parfois accepter un soin bâclé sans aucune condition d'hygiène dans le processus d'acceptation de la relation soignant-soigné pour prouver au patient qu'on sait intervenir sans juger et sans vouloir ré-inventer sa vie.

La notion qui est alors au coeur du problème n'est ni l'hygiène et au mon dieu encore moins l'argent mais bien la relation et la confiance "soignant-soigné".

Et cela aurait du être expliqué par les soignants.

Répondre à des questions c'est bien encore faut il savoir comment sont tournées les questions et comment sont interprétées les réponses ...

On n'apprenais pas de mon temps en IFSI comment formuler des questions et comment ont pouvait orienter les réponses soit par conviction soit par intérêt mais la PNL permet ce genre de chose de manière très simple.

Se baser sur des réponses à des questionnaires ou des entretiens pour établir la corrélation entre hygiène et impératifs économiques est suicidaire ;-)

Réponse n°21

Réponse postée par : Virginie Painset

Plus 0 Moins 0

bonsoir
Attention terrain glissant
La façon dont moi je perçois la question est la suivante l'infirmière doit choisir entre "impératifs économiques" et "engagements professionnels"....
Il est évident que étant a mon propre compte il me faut couvrir mes charges mon salaire mais est ce incompatible avec mes engagements professionnels??? je te rassure pour ma part mes engagements professionnels sont saint et saufs....
le problème de ta question peux vite t'entrainer sur le "jugement de valeur"
Crois en mon expérience "l'abatage" qui consiste a enchainer les patients et renier ses valeurs professionnelles n'est pas l’a panache des libéraux.... j'ai quitter le système hospitalier en grande partie parce que dans la maison de retraite médicalisé ou je travaillais on en était a 1 IDE le soir pour 170 résidents....là j'avoue que mes valeurs en prenait un coup...
Bien sur il existe des IDEL qui abusent et les exemples tapissent les journaux et dégradent notre image.
Maintenant ton sujet me parait philosophiquement très intéressant et ta question est pertinente mais la réponse et forcément l’équilibre entre ces deux notions.
Je ne comprend pas ou ton cheminement va te conduire...
Lorsque j'étais a ta place notre tfe devait ouvrir sur une solution a envisager a ton niveau (IDE) pour répondre au problème, or, comment apporter une telle solution...la moralisation de notre métier passe par le législateur et les organismes de régulations sur lesquels l'IDE n'a pas la main.
Pour ce qui est de l'autre "coté" de ta question qui engloberai les impératifs économiques des patients comme d'autres te l'on déjà évoqué, pauvres ou riches, ruraux ou citadins, logement insalubre ou palace chacun a droit aux soins dans le respect de ses valeurs.
Concrètement j'ai une patiente qui refuse la douche dois-je lui imposer une douche par semaine ou par mois ou je ne sais qu'elle fréquence pour le respect de MES "engagements professionnels"??? au risque de la déstabiliser et de corrompre la relation soignant soigné??? personnellement je fais plus simple je lui lave les cheveux au dessus du lavabo...
encore une fois gare aux jugement de valeur....
Et comme précédemment en temps qu'IDE je ne peux que m'adapter aux impératifs économiques de mes patients
Je trouve dommage que le questionnement autour de notre métier se réduise a l'aspect économique alors tant d'autres questions me viennent l'esprit comme que peut-on faire pour améliorer notre rôle en collaboration avec les médecins de ville (et parfois le glissement de nos taches qui vont au delà de nos responsabilités) ? ou encore une collaboration entre IDE libéral et IDE hospi permettrait-elle d'améliorer la qualité des soins aux patients en retour a domicile..............
Ton sujet a au moins le mérite de susciter le débat mais attention a la soutenance et l’interprétation que le jury fera de ta question.
bon courage

Réponse n°22

Réponse postée par : sophie.max

Plus 1 Moins 1

Arrêtez de dire que l 'argent (pour certains) n'intervient pas dans le choix des soins!! Je déteste cette manière d'agir mais elle existe. Des infirmières de mon secteur refuse des soins parce qu'ils ne sont pas rentables ou n'effectuent pas les soins correctement. Un de mes patients risquait l'amputation par défaut de soin:"les produits vont agir"lui disait-on!!! Nous n'avons aucun contrôle sur notre manière de pratiquer. Je voulais te dire que l'on choisit sa manière de travailler, à nous de savoir si l'on veut dormir sur ses 2 oreilles. C'est un sujet difficile à traiter tu n'auras jamais les vraies réponses. Ceux qui travaille comme cela ne l'avouerons jamais. Bon courage

Réponse n°23

Réponse postée par : sophie.max

Plus 0 Moins 0

Arrêtez de dire que l 'argent (pour certains) n'intervient pas dans le choix des soins!! Je déteste cette manière d\'agir mais elle existe. Des infirmières de mon secteur refuse des soins parce qu'ils ne sont pas rentables ou n'effectuent pas les soins correctement. Un de mes patients risquait l'amputation par défaut de soin:"les produits vont agir"lui disait-on!! Nous n'avons aucun contrôle sur notre manière de pratiquer. Je voulais te dire que l'on choisit sa manière de travailler, à nous de savoir si l'on veut dormir sur ses 2 oreilles. C'est un sujet difficile à traiter tu n'auras jamais les vraies réponses. Ceux qui travaillent comme cela ne l'avouerons jamais. Je suis contre ces pratiques qui entâchent notre profession. C'est un métier formidable où nous faison partie intégrante de la vie de nos patients.
bon courage Julie

Réponse n°24

Réponse postée par : yann frat

Plus 0 Moins 1

!! Tout d'abord je te conseille d'ouvrir un autre sujet pour ta nouvelle formulation sinon ça va être vite illisible!!!

Ensuite sur ta nouvelle question : En quoi le contexte privée des soins à domicile ainsi que les impératifs économiques, peuvent t ‘ils intervenir sur le positionnement de l’infirmière libérale concernant la qualité des soins ?

je la trouve encore plus étrange, ou je ne peux y croire : sous entends tu que des ide gardent des patients au mépris de l’hygiène élémentaire juste pour maintenir leur CA ???

Là encore je crois que tu mélanges plusieurs problèmes:
- Les nécessaires négociations que nous devons faire en permanence entre les techniques de soins "officielles" et les conditions réelles d'exercice, tout ceci majoré par les habitude et l'intimité du patient chez lui
- Les limites que nous devons poser aussi a ces négociations quitte à arrêter des soins si vraiment ils ne sont pas possibles
- Les nouvelles limites que posent aussi l’état mental du patient... dans ce genre de négociations... (beaucoup de nos patients sont agés, Alzheimers déments etc et les négociations ne peuvent evidemment pas se baser sur des bases strictes et rationnelles).
Bref tu le vois chaque relation avec un patient est chaque fois presque unique et s'il ne reste qu'une seule limite impérative c'est bien celle de la mise en danger de soi et du patient...
Mais dans tout ça, je ne vois pas trop ce que vient faire le critère économique... Enfin j'espère!
;))
YF

Réponse n°25

Réponse postée par : yann frat

Plus 1 Moins 2

"Ce n’est pas une question de sous entendre ou non. J’ai effectué des entretiens qui ont mis en avant le fait que certains professionnels ne pouvaient mener à bien une éducation à l’hygiène (qui nécéssite temps et négociation) par crainte de voir des patients quitter leur cabinet.

Après tout cela est un travail « d’apprenti ». je n’ai pas du tout la prétention de dire qu’il est reflet de la réalité. Mais je n’ai rien inventé dans les propos que j’ai pu recueillir."

Non mais je ne veux pas te "rentrer dedans" ou te dire que tu mens... Je dis juste que tu soulèves là un énorme lièvre, à la limite de la faute professionnelle (reconnaitre son échec mais continuer un soin inutile par simple apas du gain...). Et je te dis amicalement, méfie toi... De mon temps (il y a 10 ans) qu’un élève s'amuse à relever des fautes pro d'un professionnel en exercice est tout de même extrêmement dangereux et tu as intérêt à bien bien te couvrir... Sinon tu vas passer pour quelqu'un de d'ingérable, qui raconte n'importe quoi...et qui accuse des collègues de faits graves... Donc je me répète mais monter toute ta question sur un fait me semble vraiment très dangereux. Comme tous ceux qui font des mémoires sur la maltraitance par exemple...
enfin j'espère que tu comprends ce que je veux dire...

Réponse n°26

Réponse postée par : SeB Lux

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hu-hu...je comprends ta question qui sera mal perçue par mes collègues libéraux citadins!
ta question est moins choquante pour les IDEL ruraux (comme moi)

je comprends la question que tu poses comme shurikenette...et je pense que cela "choquera"

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