La fièvre monte au CHU Sud de La Réunion

Mercredi 26 juin, les syndicalistes, épaulés par des politiques locaux, ont apporté leur soutien aux personnels des urgences du CHU de Saint-Pierre, toujours en grève. Après un rassemblement devant l’hôpital, ils se sont rendus ensuite à la sous-préfecture pour déposer une motion.

dégradées, manque de locaux adaptés, effectifs insuffisants face au flux des patients : l’heure n’est plus à la concorde qui avait marqué pourtant le difficile mois de décembre 2018, quand la forte mobilisation des gilets jaunes sur l’île avait provoqué d’importantes contraintes pour le CHU et notamment pour le service des urgences.

Depuis quelques semaines, comme en métropole, la crise menace pour ne pas dire explose, avec le soutien des syndicats (CFTC, CFDT, Force Ouvrière…), nombreux à être venus soutenir mercredi 26 juin les infirmiers, aides-soignants, brancardiers et médecins des urgences.

Une cinquantaine de manifestants était présente devant le CHU Sud, dont quelques politiques. « Combien de morts peut-on compter pour des interventions qui n’ont pas eu lieu à temps ? », s’est interrogé André Thien-Ah-Khoon, maire du Tampon, une commune proche de Saint-Pierre, soulignant que le désordre ambiant « met la vie des gens en danger » alors même que « le manque de finances pèse sur la qualité des soins », selon Willis Fleuris, président départemental de la CFTC. Même son de cloche du côté du député David Lorion, qui estime que « c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités, alors que l’hôpital devient une coquille vide ». Dans les rangs, une inquiétude audible : la crainte que le CHU Sud ne devienne qu’une annexe du CHU Nord. 

Les syndicalistes ont décidé de déposer un préavis de grève illimitée sur l’ensemble des urgences, annonçant clairement, par la voix de Expédit Lock-Fat, secrétaire général de la CFDT, leur intention de faire entendre leur voix lors du prochain conseil de surveillance, prévu le 2 juillet. « Pour éviter que les prochains patients des urgences ne soient les soignants du même service », a conclu Expédit Lock-Fat (CFDT).

 

Mireille Legait

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