Vers une valorisation des actes de prévention des infirmières puéricultrices

Dans son rapport sur la PMI, la députée Michele Peyron, membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale, propose 12 mesures "pour sauver la PMI". 

Vers une valorisation des actes de prévention des infirmières puéricultrices

Le rapport a d'abord été présenté, le 12 juin dernier à l'occasion des 44e Journées nationales d'études des puéricultrices de l'ANPDE (Association nationale de puéricultrices.eurs diplômé.es et des étudiants). Puis, le lendemain, à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, ainsi qu'au secrétaire d'Etat chargé de la protection de l'enfance, Adrien Taquet. 

"Michèle Peyron a tenu à venir esquisser les contours de ses propositions auprès des professionnels présents aux journées de l'ANPDE et rappeler l'importance des IPDE dans son plan de sauvetage de la PMI. Si le constat émis par la Députée s'agissant des problématiques de la PMI est dénoncé par l'ANPDE depuis de nombreuses années, il révèle de manière fidèle le désengagement des politiques de prévention et soulève les pistes de travail à engager rapidement", explique l'ANPDE dans un communiqué. 

La députée sollicite la mise en place d'un bilan de santé systématique pour tous les enfants de moyenne section. Cette mesure a pour objectif d'instaurer une mission préventive universelle à destination des enfants de 3-4 ans. Cette activité, ainsi que l'ensemble des actes de prévention des puéricultrices de PMI, doivent selon Michèle Peyron, faire l'objet d'une cotation des actes de puéricultrices, accompagnée dans un premier temps par un fond national délégué aux Agences régionales de santé (ARS) qui pourront contractualiser les objectifs de santé publique avec les départements. Un enjeu majeur alors que les actes des puéricultrices représentent 50% de l'activité des PMI. 

"L'ANPDE soutient entièrement cette proposition portée de longue date et réaffirmée dans son Livre blanc", fait savoir l'association. 

Michèle Peyron préconise également une harmonisation du contenu du bilan de santé en école maternelle (référentiel national) avec un redéploiement de temps des infirmières puéricultrices pour garantir et assurer une couverture nationale d'au moins 80% des enfants d'ici 2022. 

"L'ANPDE préconisait également dans son livre blanc de mettre en oeuvre des indicateurs permettant de mieux identifier les besoins de terrains et accueille ainsi favorablement la proposition de création d'un baromètre national et local des PMI et du développement des évaluations de l'impact des PMI, auquel elle souhaite pouvoir apporter sa contribution pour identifier les indicateurs pertinents à prendre en compte et les méthodes d'évaluation appropriées". 

Protocole national de coopération

Adrien Taquet, Secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance, a affirmé dans son discours du 14 juin à la PMI d'Argenteuil qu'un protocole national de coopération médecin-infirmières puéricultrices sera porté et mis en œuvre dans le cadre de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale, fait savoir l'ANPDE.

"Il s'agit d'un premier pas important vers une réelle valorisation des compétences des professionnels de la spécialité, répondant aux enjeux et aux besoins du terrain", estime l'organisation qui soutient ces propositions. 

La visite à domicile (VAD) a été identifiée comme le moyen le plus pertinent pour accompagner l'enfant et sa famille dans leur environnement. Tout en gardant le caractère universel de la PMI, cet accompagnement individualisé devrait permettre de renforcer le soutien des familles révélant des vulnérabilités. C'est en s'appuyant sur "les bonnes pratiques" des puéricultrices que cet axe devra être développé.

Enfin, Adrien Taquet a également exprimé dans son discours le souhait d'une nouvelle dénomination de la PMI : un souhait exprimé dans le Livre blanc de l'ANPDE en 2018 et devenu aujourd'hui "porteur de sens".

L'ensemble des mesures préconisées correspondent, au final, à un investissement de 0,045€ par enfant. 

Rédaction ActuSoins

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