ESI : Des étudiants pas encore comme les autres

Les étudiants en soins infirmiers n'ont pas accès aux services universitaires pour lesquels ils cotisent et leurs droits ne sont pas à la hauteur de ceux des autres étudiants universitaires, dénonce la Fnesi (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers) dans un communiqué. 


ESI étudiants en soins infirmiers : Des étudiants pas encore comme les autres"Depuis maintenant dix ans, l'intégration universitaire est promise aux étudiant.e.s en soins infirmiers. Pour autant, un long chemin reste à parcourir", regrette la Fnesi. Elément déclencheur de la grogne : hier, 4000 étudiants de la région Normandie ont été privés de leurs droits de vote alors que la candidature d'une ESI a été refusée pour les élections étudiantes en Communauté d'universités et établissements (ComUE), alors-même qu'elle y siège encore en tant que titulaire. C'est, selon la Fnesi, "un retour en arrière déplorable sur les droits obtenus en 2017"

"Les ESI sont encore une fois mis.e.s à distance de toute instance de gouvernance des établissements universitaires. Pourtant ce sont ces instances qui assurent la vie étudiante et la formation", déplore la Fnesi. Et de rappeler qu'en novembre dernier lors des élections CROUS, la fédération avait interpellé les différents acteurs alors que certains IFSI se sont heurtés au refus de droit de vote de ESI. "Cela n'a pas empêché un taux de participation record, montrant la volonté des étudiant.e.s en soins infirmiers à se mobiliser pour exprimer leur voix dans les urnes". 

Accès aux services universitaires limité

A l'échelle nationale, le constat serait tout aussi alarmant : "l'accès aux services universitaires pour lesquels ils/elles cotisent manque toujours à l'appel, tant sur les campus qu'au sein des sites délocalisés", explique la Fnesi. 

Par ailleurs, peu d'étudiants en soins infirmiers possèderaient une carte étudiante de l'université nécessaire à l'ensemble des droits qui leur sont dus. "Le manque de dialogue à ce sujet entre les acteurs locaux ; Universités, Régions et Instituts nuit considérablement au quotidien des ESI. Chaque jour retardant la mise en place de ces avancées est un jour prônant leur précarité et leur mal-être. Les étudiant.e.s en soins infirmiers ne supportent plus d'être marginalisé.e.s!". 

Les 94 000 étudiants en soins infirmiers de France n'ont également pas la possibilité de siéger dans les conseils. A l'aube des élections centrales des universités qui se dérouleront pour la majorité courant 2020, la Fnesi "ne permettra pas que la délivrance du diplôme, qui n'est à l'heure actuelle toujours pas faite par les Universités, ou encore que des soucis 'administratifs" agissent au détriment de la représentation des ESI", explique la fédération, qui "exige" qu'une convention cadre entre l'Association Régions de France et la Conférence des Présidents d'Université incluant toutes les spécificités du maillage de la formation menant au DE en soins infirmiers et propulsant l'intégration universitaire.

 La Fnesi réaffirme enfin sa volonté d'obtenir un Diplôme National de Licence délivré par l'Université et la création de département universitaire en sciences infirmières dans l'ensemble des composantes santé. 

Rédaction ActuSoins

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