La Seine-et-Marne en première ligne pour la consultation infirmière

Dans le 77, l’Afcopil, avec la Société de Cardiologie française, a mis en place une véritable consultation infirmière pour les patients insuffisants cardiaques ou souffrant de BPCO, une initiative rare et qui gagnerait à être développée.


Initié depuis 2010, le Prado, programme d'accompagnement de retour à domicile des patients hospitalisés a été initié par l'Assurance Maladie, afin d’anticiper les besoins du patient liés à son retour à domicile et fluidifier le parcours hôpital-ville. Dans le cadre du volet pathologies chroniques, la Seine-et-Marne encourage depuis peu une formation innovante pour les IDEL, initiée par l’Afcopil, obligatoire afin de leur permettre de réaliser des consultations auprès de patients insuffisants cardiaques ou souffrant de BPCO : pour moitié du e-learning, pour moitié en présentiel.

 « Une plateforme est encore en construction mais à terme ce système permettra de renseigner la qualité du maillage sur le bassin de vie et de faire ‘’matcher’’ les compétences des infirmières et les outils de la sécurité sociale, afin de pourvoir au mieux aux besoins des patients », explique Gilles Chollet, IDEL lui-même et membre de la Société française de cardiologie au niveau paramédical. A ses yeux, « cette formation développe et fait évoluer les compétences des infirmièr.e.s libérales en les projetant dans une activité clinique et de technicité. »

Jean-Paul Maubert, médecin et référent médical pour le dispositif Prado pour le 77 précise que le 9 octobre dernier, la commission paritaire et l’Assurance-Maladie du 77 ont permis de se « faire rencontrer les prescripteurs qui sont les hospitaliers avec les IDEL », ce qui a eu l’avantage de présenter au mieux « ce que le dispositif apporte en sortie d’hospitalisation ». Au niveau de la profession IDEL, « on sent un vrai intérêt pour l’acte, mais on manquerait presque encore de patients ! », précise-t-il. Il faut maintenant laisser au dispositif le temps de trouver sa place en complément des SSR ou des HAD, qui, souligne le Dr Maubert, ne « sont pas en concurrence. »

Le but du dispositif, inspiré du « disease management américain ou canadien » est de « réduire les ré-hospitalisations. Il faut maintenant que cela rentre dans les habitudes », estime le Dr Maubert.

Delphine Bauer

Lire aussi : 

Protocoles Prado : Les infirmières libérales dubitatives (Juin 2016)

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