Degel des crédits hospitaliers : une décision saluée par les fédérations hospitalières

Les quatre fédérations hospitalières (FEHAP, FHF, FHP, Unicancer) ont salué la décision de la ministre des solidarités et de la santé de restituer l'intégralité des crédits hospitaliers mis en réserve pour 2018, ont-elles déclaré dans un communiqué commun. Pour autant, elles estiment que cette décision "n'est qu'un juste retour aux établissements de santé de crédits relevant de leur enveloppe". 


Degel des crédits hospitaliers : une décision saluée par les fédérations hospitalièresLa ministre a annoncé lundi le dégel de 415 millions d'euros de crédits pour les établissements de santé, lors de la lecture définitive à l'Assemblée Nationale du PLFSS 2019 (Projet de loi de financement de la sécurité sociale). 

Les fédérations hospitalières saluent cette volonté "de respecter ainsi les engagements de rendre aux établissements de santé des crédits qui leur reviennent en raison de la sous-exécution de l'objectif national des dépenses de l'Assurance maladie (Ondam)". 

"Compte-tenu des graves difficultés économiques auxquelles sont confrontés les établissements de santé aussi bien publics que privés, la restitution de ces crédits était vitale", expliquent les fédérations. 

"Elle témoigne de la reconnaissance par Agnès Buzyn du travail accompli par les professionnels de santé dans un contexte économique et social tendu et de sa volonté de tenir les engagements gouvernementaux", estiment-elles. 

Si elles "apprécient cette démarche comme un signe de confiance envers les établissements de santé", elles attendent également "dans les mois à venir la restitution de la sous-exécution des Ondam hospitalier et médico-social". Le montant de la sous-exécution des dépenses des établissements de santé est estimé à 105 millions d'euros en 2018. 

Dans leur communiqué, les fédérations renouvellent leur demande d'une augmentation "a minima de 1% des tarifs hospitaliers, qui tienne ainsi compte de la hausse de l'inflation et des prévisions réalistes de leur activité". 

"Après six années de baisses ininterrompues, les tarifs sont devenus incompatibles avec les enjeux de santé chers aux Français. Les établissements ont plus que jamais besoin de retrouver des marges de manoeuvre pour remplir leurs missions au service des patients, pour investir dans l'avenir et pour mener de vraies politiques sociales", ajoutent-elles. 

Rédaction ActuSoins

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