Candidatures de deux infirmières pour le prix Nobel de la Paix

L'association des infirmières de Corée (Korean Nurses Association) diffuse une campagne visant à obtenir un million de signatures pour attribuer le Prix Nobel de la Paix à deux infirmières, qui se sont consacrées, pendant toute leur carrière, à la prise en charge des lépreux sur l'île de Sorokdo (Corée du Sud). 

Candidatures de deux infirmières pour le prix Nobel de la PaixLes deux infirmières autrichiennes, Marianne Stöger, née en 1934, et Margaritha Pissarek, née en 1935, ont passé leur vie à s'occuper de lépreux. Surnommées les "anges de Sorokdo", elles "ont fait preuve d'une humanité hors du commun" pendant 43 ans pour Marianne, et 39 ans pour Margaritha, décrit l'association des infirmières de Corée

"Lorsqu'elles ont débarqué à Sorokdo, les patients étaient d'abord surpris par leurs yeux bleus et leurs cheveux blonds mais notamment par leur façon de soigner la lèpre à mains nues. Car à cette époque, les médecins, bien qu'assis à distance des lépreux et s'étant prémunis de masques et d'une double paire de gants, n'osaient toucher les lépreux", raconte l'association. 

En cas de besoin de médicaments, les infirmières avaient recours au mouvement catholique autrichien. Elles ont construit des salles pour les patients souffrant de tuberculose et de maladies mentales. "Discrètement et avec assiduité, elles ont prodigué des soins pendant une quarantaine d'années. Ces efforts et sacrifices ont grandement porté leurs fruits et le nombre de malades a ainsi chuté de 6000 à 600 patients". 

Finalement, les infirmières quitteront Sorokdo en 2005, en raison d'une santé fragile. 

 "Les soins attentifs et sans hésitation de Marianne Stöger et Margaritha Pissarek ont contribué à briser les préjugés sur les lépreux. Aujourd'hui, dans l'hôpital de Sorokdo, les soins à mains nues sont devenus la norme. Leur abnégation ayant gagné en visibilité, des médecins et infirmiers volontaires venus du monde entier ont renforcé les rangs du personnel soignant, ce qui fait de cette île, le paradis du bénévolat", conclut l'Association des infirmières de Corée. 

Rédaction ActuSoins

 

Bien qu'aujourd'hui, la profession infirmière s'éloigne et revendique la sortie de ce modèle d'activité  - infirmières non rémunérées, dépendantes d'une organisation religieuse, dévouées intégralement à leur profession -, il est intéressant de re-contextualiser  l'exercice de ces infirmières (années 60 jusqu'à 2005, en Corée du Sud) et de saluer leur action. 

Pour apporter une signature de soutien à la campagne visant à attribuer le prix Nobel de la Paix à ces deux infirmières, c'est ICI

 

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