Triathlon des roses : du sport pour sensibiliser au cancer du sein

Pour la cinquième année consécutive, la Fondation ARC organise, à l’occasion d’Octobre Rose - mois consacré au dépistage du cancer du sein - le Triathlon des Roses. Le 22 septembre au cœur du domaine national de Saint-Cloud et le 23 septembre à Toulouse, cette course solidaire reverse sa collecte à la recherche sur le cancer du sein.

Triathlon des Roses fondation ARC

© Fondation ARC / C.Guiard

Avec 59 000 cas par an et 12 000 décès, le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme. Une femme sur deux seulement participe au programme de dépistage organisé. Pourtant, il peut être soigné dans neuf cas sur dix s’il est détecté à temps. « Nous organisons le Triathlon pour la cinquième année consécutive, explique Nathalie Courtial, chef de projet communication/évènementiel, à la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer. Tout d’abord, parce que le triathlon est une discipline complète et son organisation nous permet d’avoir un dialogue et un discours sur l’activité physique avant, pendant et après le cancer afin de lutter contre la maladie. Il s’agit aussi de l’occasion de passer des messages de prévention et d’information sur le dépistage du cancer, ce qui constitue le cœur de nos missions. »

Nouvelle organisation

Triathlon des Roses fondation ARC

© Fondation ARC / C.Guiard

Les deux premières années, le triathlon a été organisé à Paris avant de migrer vers Toulouse en 2016 et 2017. Cette année, il sera organisé dans les deux villes, avec l’édition parisienne le 22 septembre à la Faisanderie, au cœur du domaine national de Saint-Cloud, et à Toulouse le 23 septembre. « Nous avons revu notre stratégie pour la course parisienne », indique Nathalie Courtial. Si les dernières années, elle était uniquement ouverte aux femmes, en 2018, la participation en équipe sera ouverte aux hommes – ce qui n’est pas le cas de la course en solo.

Autre changement cette année également : « Nous faisons du triathlon un événement de collecte », rapporte la chef de projet. Et d’expliquer : « Les participants payent 15 euros l’inscription, reversés à l’organisation du triathlon. Et pour courir, ils doivent collecter 300 euros en solo, et 500 euros pour les équipes. »

Les sommes perçues par la collecte sont consacrées à 100 % à la recherche pour le cancer du sein. Les inscriptions, ouvertes jusqu’au 14 septembre, sont limitées à 250 dossards. Pour le moment, 162 ont été attribués, et 45044 euros sont déjà été récoltés. « Nous faisons un gros travail d’accompagnement car récolter des fonds, ce n’est pas toujours évident », reconnaît Nathalie Courtial.

A Toulouse, le fonctionnement diffère quelque peu car il repose sur le club de triathlon local. Pas de collecte de fonds, mais une inscription à 50 euros en solo et 80 euros pour une équipe. L’intégralité des sommes est également reversée à la recherche, et dans le Sud aussi, la participation est limitée à 250 personnes.

Une infirmière participante

Infirmière en réanimation néonatale à Paris, Mylène Pottier

© DR/ Mylène Pottier

Infirmière en réanimation néonatale à Paris, Mylène Pottier participe pour la première fois au triathlon des roses. « Au cours de mes études, et depuis que je travaille, je suis en contact avec des patients qui sont atteints d’un cancer, rapporte-t-elle. Ces personnes ont des parcours atypiques, avec de longues hospitalisations. Le cancer chamboule la personne et les dynamiques familiales. J’ai des amis qui ont perdu leur maman d’un cancer du sein, d’autres qui ont leur maman malade ou en rémission, c’est présent autour de nous, cela donne envie de se bouger. D’autant plus qu’en tant que soignant, nous les suivons sur le long terme et cela nous marque. J’ai alors cherché ce que je pouvais faire à mon échelle. 

Le triathlon des roses est une façon d’agir pour l’infirmière, sportive, qui a pris connaissance de son organisation par l’intermédiaire d’une amie. Après avoir hésité à s’inscrire en groupe, Mylène Pottier a décidé de parcourir les 10 kms à vélo, 5 kms de course à pied et les 200 mètres de natation en solo. « Je me suis inscrite en juillet et j’ai réussi à collecter les 300 euros en deux semaines auprès de ma famille et de mes amis », fait-elle savoir en précisant avoir aujourd’hui dépassé les 400 euros.

Elle a aussi demandé à son entourage de partager sa page Facebook pour faire parler de l’événement et de la cause. « Participer au triathlon est une manière de sensibiliser les gens au cancer du sein et de leur en parler de manière simple », soutient-elle.

Elle tient aussi à rappeler que le sport est un facteur protecteur contre le cancer du sein, « un moyen de réapprendre à voir son corps différemment et parfois à l'accepter de nouveau », conclut Mylène Pottier, qui prévoit déjà de participer de nouveau l’année prochaine et de motiver d’autres personnes à en faire autant.

Laure Martin

Pour plus d’informations : https://www.triathlondesroses.fr/wp/

 

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