“Il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital”, a déclaré Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a assuré qu'il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital durant le quinquennat, à l'occasion de son interview diffusée sur Mediapart et RMC-BFMTV dimanche soir. 

"Il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital", a déclaré Emmanuel MacronUrgences débordées, personnel épuisé, bâtiments dégradés... On le sait, l'hôpital est sous tension et les soignants, dans un état de malaise exponentiel.  

Dans l'interview diffusée dimanche soir, le chef de l'Etat a reconnu que l'hôpital était "étranglé par un système devenu comptable", et a confirmé  - cette mesure faisait partie de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron - qu'il comptait notamment réformer la tarification à l'activité. 

Réforme de la T2A

Si un plan plus précis sur la réforme du système de santé doit être annoncé fin mai-début juin (après les premières conclusions et orientations issues d'une mission confiée à Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees) , on peut déjà anticiper l'annonce d'une réforme de la T2A avec une tarification à l'acte réduite ainsi que des forfaits pour des parcours de soins pour certaines pathologies (tarification qui incluerait les consultations médicales et paramédicales, ainsi que les soins). Et, comme le préconise le rapport Véran de 2016, la mise en place d'un financement à la dotation, modulé selon l'activité pour certains services. 

L'idée est de ramener le mode de tarification à l'activité à 50% (il l'est actuellement à 80%) et de revenir en partie seulement, sur des dotations, pour les services qui ont des frais  fixes.  Il s'agit d'éviter la course aux actes - et donc des actes inutiles - et de sécuriser les budgets aussi. 

Réorganiser l'hôpital

Emmanuel Macron a assuré que "des réponses pour les services qui sont le plus sous la pression" seront apportées dès 2018 et a qualifié "d'insupportable" ce que vit le personnel soignant actuellement. 

"Il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat", a t-il souligné, en ajoutant qu'une "vraie réponse" ne sera possible qu'en "réorganisant" l'hôpital et en "enlevant de la bureaucratie à l'hôpital qu'on a laissé s'installer". Il faudra aussi, selon le chef de l'Etat, donner "plus de responsabilités au personnel soignant". 

Les urgences débordées

Emmanuel Macron a admis que 10 à 15%  des services des urgences, débordés par l'afflux de patients,  se situaient dans  une "réalité insoutenable". 

Selon lui, la réponse au problème d'engorgement des urgences doit passer par "la réorganisation des services" et "l'organisation entre la médecine de ville et les hôpitaux pour éviter que tout le monde aille aux urgences".

Au lendemain de l'entretien, l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) a réclamé un moratoire sur les fermetures de lits, estimant que 100 000 patients par an sont hospitalisés sur des brancards. La FHP, de son côté, a tenu a rappeler que le secteur privé pouvait jouer un rôle dans le désengorgement des urgences. 

M.S

"La saturation des urgences n'est pas due à la bobologie"

Dans un entretien accordé à l'agence de presse APMnews, Patrick Goldstein, chef de pôle et ancien président de la Société française de médecine d"urgence (SFMU) a estimé que, contrairement aux idées reçues, le violent épisode d'engorgement des urgences cet hiver à l'échelle nationale, n'est pas dû à des patients qui n'avaient rien à faire aux urgences, mais à des épidémies de grippe, de gastro-entérite et de bronchiolite concomitantes. Il évoque à Lille parfois plus de 70 patients accueillis par heure, pour plus de 120 à 130 patients présents en même temps aux urgences, attendant jusqu'à cinq heures avant d'être pris en charge. Cette situation nécessite selon lui une "analyse poussée" au niveau national, persuadé que ce genre d'épisode est amené à se reproduire, si l'on ne re-développe pas la médecine polyvalente, les lits en aval, et en particulier les places en soins de suite et de réadaptation (SSR), afin de réduire la pression sur les services gériatriques et de réanimation. 

(Source : APM)

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Réactions

34 réponses pour ““Il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital”, a déclaré Emmanuel Macron”

  1. Anonyme dit :

    Oui c est pas des économies c est un retour à l équilibre budgétaire! !!

  2. Anonyme dit :

    Pas d’économie ???? Ils grattent déjà de tous les côtés…

  3. Anonyme dit :

    Mais Bien sûr! C’est le contraire au quotidien

  4. Anonyme dit :

    Des salades! Ce guignol ment comme il respire!

  5. Anonyme dit :

    ah bon ??? j’ai pas tout compris alors !! c’est quoi et ça s’appelle comment toutes ces fermetures de services, réduction de personnel et j’en passe et des meilleures ??? j’suis vraimin con mi !!!

  6. Anonyme dit :

    Il nous prend pour qui Mr Macron. Les faits sont là !!! On voit que les présidents ont leur Hôpital attitré et ne vont jamais dans les autres !!! NUL !!!!

  7. Anonyme dit :

    Et pourtant… il y a suppression de postes à l’hôpital, donc il a déjà fait des économies sur le dos des soignants !

  8. Anonyme dit :

    Il nous prend vraiment pour des cons ” hey manu tu (re) descends ?”

  9. Anonyme dit :

    Je sais pas ce qui m’inquiète le plus dans l’annonce…. entre BFM et Macron associer à santé vérité j’ai du mal! Je dois avoir besoin d’une consult médical mais j’habite où pas de chance Macron a fais fermer des services d’urgences là où déjà BFM a déclaré ne pas y avoir de médecin faute de d’argent a cause des bouseux !
    PS je suis infirmière aux urgences en milieux rurale pas rentable…. entre l’Ardèche et les Cévennes rurale et juste touristique

  10. Anonyme dit :

    Alexandre Sgh Lucie D’amico Pauline Glk Quentin Delefosse
    Il peut tout dire celui là lol.

  11. Anonyme dit :

    Indice encore gelé, restriction sur le beurre le sel le sucre.. pas contre pour ce foutu SHA aucune restriction gaspillage pour être bien noté !!!

  12. Anonyme dit :

    Lol parce que franchement y a plus rien à économiser…

  13. Anonyme dit :

    il pourra se reconvertir avec un one man show comique a la fin de son quinquennat

  14. Anonyme dit :

    Il nous prend pour des jambons. Sale petit con prétentieux du haut de son trône il peut dire ce qu il veut. Nous on voit les effectifs fondre et l activité augmenter.

  15. Anonyme dit :

    Ah moins d économiser sur le PQ je ne sais pas sur quoi on pourra économiser en plus

  16. Anonyme dit :

    Cela ne suffit pas , il faut investir dans le personnel , donner des moyens humains et financiers. ‍♀️

  17. Anonyme dit :

    Pas d’économie mais pas d’investissement non plus.

  18. Anonyme dit :

    çà peut pas etre pire façon, il se casse pas trop la tete

  19. Anonyme dit :

    L art de la rhétorique ! Il est très fort ! C est comme demander à un pauvre de faire des économies, c est impossible.

  20. Anonyme dit :

    les urgences des HUS doivent bien rire en lisant ça

  21. Anonyme dit :

    Mais c’est déjà fait au point de limiter le nombre de compresses pour patients ayant une trache par exemple !!en dehors des restrictions de budget et personnel

  22. Anonyme dit :

    Pas sur le l’hôpital…..mais sur le personnel de l’hôpital !!!

  23. Anonyme dit :

    Si pas d’économie sur l’hôpital donc pas de suppressions de postes ni de fermeture de lits. A moins que cela ne soit pas des économies

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