Au pays du Dalaï Lama, une médecine alternative millénaire

Selon la médecine tibétaine, les maladies sont dues à un état d’esprit soumis aux perturbations mentales, une alimentation déséquilibrée, une qualité de vie défectueuse, des conditions climatiques défavorables, une série de karmas négatifs ou des influences planétaires néfastes. Pour en découvrir les grands principes et sa pratique, rendez-vous au Men-Tsee-Khang.

Dharamsala, Inde, 2012 - Docteur Dachoe osculte une none dans son cabinet.

Le premier Institut de médecine et d’astrologie tibétaine a été créé en 1916 à Lhassa, au Tibet, par le 13ème Dalaï Lama. Après l’insurrection du Tibet en 1959, qui a provoqué la fuite du 14ème Dalaï Lama en exil, puis son installation dans la petite ville de Dharamsala, dans le Nord de l’Inde, ce dernier, s’est attaché a recréer, à une échelle évidemment plus modeste, toutes les grandes institutions religieuses, culturelles et éducatives qui faisaient la grandeur et la spécificité du Pays des Neiges.

Au départ, le Men-Tsee-Khang ne comptait qu’un médecin, un astrologue et dix élèves. Aujourd’hui, cent seize médecins, dix-sept astrologues et 264 membres du personnel travaillent à l’Institut qui a ouvert 54 succursales et cliniques à travers le sous-continent indien.

Le siège central de Dharamsala possède plusieurs départements : la production pharmaceutique où sont préparés les médicaments à base de plantes médicinales et de minéraux, les cabinets médicaux, le département de la recherche et celui de l’astrologie ainsi que l’École de médecine. Les études qui y sont dispensées durent en moyenne cinq ans et sont suivies de deux années de stage pratique.

Soigner les déséquilibres

Les maladies, pour la médecine tibétaine, sont provoquées par un déséquilibre des trois Humeurs (Vent, Bile et Phlegme) qui sont la base du système médical. Le Vent qui fait le lien entre l’esprit et le corps est le véhicule de la conscience. Il communique son énergie aux deux autres Humeurs et son action a donc une répercussion plus importante sur l’organisme qu’un simple déséquilibre de la Bile ou du Phlegme. La Bile, constituée à partir de l’élément feu, est la base du feu organique qui convertit l’énergie solaire en énergie physique. Sa fonction, liée aux processus de la digestion et des transformations métaboliques, influence également certaines facultés mentales comme le courage et l’intelligence.

Le Phlegme, composé des éléments terre et eau, véhicule les éléments fluides de l’organisme et convertit l’énergie de la terre en matière. Le cerveau est le siège du Phlegme, de l’ignorance et de la torpeur mentale.

Les Humeurs agissent en synergie afin d’extraire des aliments, ce qui constitue leur pure essence nourricière.

Une bonne digestion, et donc une nutrition équilibrée, est alors la plus sûre garantie d’une bonne santé et dépend de l’équilibre des Humeurs. L’harmonie des Humeurs peut être compromise par ce que les bouddhistes appellent les « trois Poisons de l’esprit », la haine, l’attachement et l’ignorance.

Textes et photos : Jeanne Franck

Actusoins magazine pour infirmier infirmière hospitalière et libéraleCet article est initialement paru dans le n°23 (janvier 2017) d' ActuSoins Magazine.

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Réactions

3 réponses pour “Au pays du Dalaï Lama, une médecine alternative millénaire”

  1. Anonyme dit :

    Ça c’est sûr. Mais difficile de faire abstraction de notre environnement

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