Démission : Mon directeur d’hôpital peut-il reporter ma date effective de départ ?

Dans son magazine trimestriel, ActuSoins répond aux questions juridiques des professionnels dans une rubrique consacrée au . Nous relayons aujourd'hui une de ces questions. 

Infirmière Démission : Mon directeur d'hôpital peut-il reporter ma date effective de départ ?« Je suis titulaire depuis cinq ans. J’ai adressé une lettre de au directeur de l’hôpital deux mois avant la date de départ demandée. Il accepte la mais reporte la date effective de cinq mois. En a-t-il le droit ? Quelles sont les conséquences si je pars fin juin comme je l’avais prévu ? »  

 Dans l’hypothèse où vous êtes dans la , l’article 87 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant statut de la prévoit : 

« La démission ne peut résulter que d'une demande écrite du marquant sa volonté non équivoque de cesser ses fonctions. Elle n'a d'effet qu'autant qu'elle est acceptée par l'autorité investie du pouvoir de nomination et prend effet à la date fixée par cette autorité.  

La décision de l'autorité compétente doit intervenir dans le délai d'un mois. L'acceptation de la démission rend celle-ci irrévocable.  

Cette acceptation ne fait pas obstacle, le cas échéant, à l'exercice de l'action disciplinaire en raison de faits qui seraient révélés postérieurement.  

Lorsque l'autorité compétente refuse d'accepter la démission, le fonctionnaire intéressé peut saisir la commission administrative paritaire du corps. Celle-ci émet un avis motivé qu'elle transmet à l'autorité compétente.  

Le fonctionnaire qui cesse ses fonctions avant la date fixée par l'autorité compétente pour accepter la démission peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire. Lorsqu'il a droit à pension, il peut supporter une retenue correspondant au plus à la rémunération des services non effectués. Cette retenue est répartie sur les premiers versements qui lui sont faits à ce titre, à concurrence du cinquième du montant de ces versements. » 

Il résulte de ces dispositions que votre démission doit nécessairement être acceptée par votre direction et c’est également cette dernière qui est sensée fixer votre date de départ.  

A défaut de respecter le préavis que fixera votre administration, vous encourez les sanctions énoncées. Il serait donc souhaitable que vous parvenez à trouver un compromis. 

Juriste Macsf

Actusoins magazine infirmierArticle paru dans le numéro 21 d'ActuSoins Magazine.

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Réactions

2 réponses pour “Démission : Mon directeur d’hôpital peut-il reporter ma date effective de départ ?”

  1. diegolerouge says:

    Je suis en désaccord
    Le delai maximum est de 3 mois pour une dispo notamment plutot que demissionner. 6 mois si un texte le prévoit. Il faut profiter de la dispo notamment si on a un engagement de servir qui sera alors suspendu.
    La loi Le Pors dispose en son article 14 :

    Hormis les cas où le détachement et la mise en disponibilité sont de droit, une administration ne peut s’opposer à la demande de l’un de ses fonctionnaires tendant, avec l’accord du service, de l’administration ou de l’organisme public ou privé d’accueil, à être placé dans l’une de ces positions statutaires ou à être intégré directement dans une autre administration qu’en raison des nécessités du service ou, le cas échéant, d’un avis rendu par la commission de déontologie mentionnée à l’article 25 octies. Elle peut exiger de lui qu’il respecte un délai maximal de préavis de trois mois. Son silence gardé pendant deux mois à compter de la réception de la demande du fonctionnaire vaut acceptation de cette demande.
    Ces dispositions sont également applicables en cas de mutation ou de changement d’établissement, sauf lorsque ces mouvements donnent lieu à l’établissement d’un tableau périodique de mutations.
    Les décrets portant statuts particuliers ou fixant des dispositions statutaires communes à plusieurs corps ou cadres d’emplois peuvent prévoir un délai de préavis plus long que celui prévu au premier alinéa, dans la limite de six mois, et imposer une durée minimale de services effectifs dans le corps ou cadre d’emplois ou auprès de l’administration où le fonctionnaire a été affecté pour la première fois après sa nomination dans le corps ou cadre d’emplois.

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